Le retour de l’apprentissage en famille, côté cahier

Entre un rhume familial intense et les potagers/semis, l’école-maison avait été mise en pause, en quelque sorte (quoique faut s’entendre: personne ici ne cesse jamais d’apprendre ni de bouger!). Eh bien! Le résultat, c’était une demoiselle très excitée, trop énervée (à mon goût), très difficile à vivre et capricieuse (sans parler d’impolie). J’ai donc sorti… le cahier de français pour la deuxième année (en théorie elle irait en première année en septembre… je voulais donc attendre, mais elle réclamait le cahier!). En une heure nous avions fait quatre pages, de la caligraphie et de la lecture. Et pour le reste de l’après-midi j’ai eu une autre enfant: plus douce, plus calme, plus autonome. Je dirais Tiens tiens… mais ce n’est pas la première fois que je fais cette constatation: ma Puce carbure au travail intellectuel, même si, le moment venu, elle peut rechigner, chicaner, perdre toute concentration… Ce n’est que pour une raison: c’est qu’elle teste ma patience. Si je la perds, c’est fichu. Mais je suis motivée, moi aussi, et si je reste douce et drôle, oh qu’on avance! C’est entre autres pour ça qu’il vaut mieux parler d’apprentissage en famille: tout le monde apprend. Et ma fille apprend… que j’apprends, encore et toujours. C’est précieux, ça! (Et ce soir, j’aurais voulu la filmer à la bibliothèque, lisant sans hésitation à une amie presque un an de plus qui refusait, elle, de lire à voix haute! Youpi, l’école ne pourra pas lui donner cette gêne-là, qu’elle n’a pas!)