Mystères de campagne

Le premier mystère est résolu. C’est que tout l’été je me suis demandé où se trouvait le nid de guêpes. Ça fait présomptueux, dire LE nid de guêpes, hein? Eh bien pourtant chaque année chez nous, c’est comme ça. Il y a eu le nid trouvé abandonné à notre arrivée, il y a eu celui de l’année dernière au potager, il y en a un que j’oublie et on en a eu un il y a trois ans sous l’escalier de la terrasse, qu’on a laissé tranquille et qui nous l’a bien rendu (on a fait une grande fête cet été-là, et on a placé pour l’occasion quelques panneaux «attention, butineuses au travail» pour que les guêpes soient laissées tranquilles). Il y a aussi l’année où le nid était commencé sous une chaise de jardin quand l’Homme s’y est assis… pour en rebondir comme un ressort (j’ai tellement ri!), piqué… non, vraiment piqué!
151023 005Évidemment, il y a d’autres sortes de guêpes, comme l’a découvert le Coco une année en marchant sur un nid avec le taille-bordure. Mais quand même, chaque année, un nid comme fait de papier, celui des polistes (Polistes gallicus, paper wasp). Et pas plus: elles sont territoriales, et donc on ne trouve sur notre petit terrain qu’un nid annuel unique. Mais cet été… rien. Des guêpes au potager, qui butinent et se nourrissent, oui (nous piquent, non). Mais pas de nid.
151023 013Jusqu’à ce que l’automne me le révèle, bien haut perché dans un érable derrière les sumacs vinaigriers et déjà plutôt amoché. Un mystère résolu, un!
151023 063Le deuxième mystère demeure entier. Autour de la maison et des bâtiments, mon Homme a trouvé des queues (ça arrive, freakez pas…). Plus étrange? Des parties antérieures de polatouche. Un écureuil mort en état de décomposition. Ma fille et moi avons trouvé un cadavre de grenouille (c’est rien de rare: ça peut souvent être un oiseau qui l’a échappée, rien de plus intrigant…). Ça commence déjà à être mystérieux… mais là, le plus étrange, c’est qu’aux mangeoires, on ne voit plus le moindre écureuil. Et chez nous, des écureuils, on en voit généralement PLEIN. Gris, roux, noirs, à demi-queue, enjoué, rageur, peu importe: on en voit beaucoup, et chaque jour, depuis six ans. Ce qu’on voit beaucoup moins souvent, ce sont des tamias.
151017 014Oh, ils sont là. Mais ils sont rapides, timides, cachotiers. Ils restent sous les mangeoires, sous les feuilles et même sous la neige. Ils grignotent, c’est certain, mais sans se faire remarquer trop. Or depuis quelques semaines – depuis la disparition des écureuils, oui! – on a un tamia aux mangeoires. Un tamia pas timide du tout.
151017 018Là si vous connaissez Monty Python and the Holy Grail, j’ai bien envie de vous faire rire en vous disant que c’est lui le coupable, with his big nasty teeth. Mais c’est peu probable, avouons-le. Donc d’un côté plusieurs rongeurs diurnes morts et de l’autre un tamia qui se sent en confiance (il paie pour sa protection ou quoi?). Mon Homme pensait que c’était peut-être un grand duc qui tuait nos écureuils… mais c’est nocturne, un grand duc.
151017 009Quelqu’un d’autre m’a dit que ce pouvait être une belette, que ça exsanguine et repart… ça expliquerait l’écureuil décomposé, mais pas le demi-polatouche (qu’un autre animal aurait ensuite à demi-dévoré?) ni les queues.
151017 024Et toujours ce tamia, mignon mais peut-être sournois? Je ne sais toujours pas! Il y a un prédateur dans les parages, mais il demeure non identifié. Et de nouveaux écureuils viendront sans doute prendre la place des anciens. N’empêche que c’est étrange!
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