Variété d’août

On a maintenant trois nouveaux poussins de Colombine, et Mabel Bleue aura les siens dans une semaine. Les poussins, chez nous, c’est un soap opera avec des plumes. Il s’est mis à faire plus frais? J’ai fait rôtir des légumes. Le déshydrateur roule à mi-régime – j’ai commencé les fines herbes et les tomates séchées, et je réduis en cubes séchés les bouts de fruits que mon fils laisse sans les finir. Mon fils, cet être extraordinaire qui me montre la lettre C en aimant quand j’épelle un mot avec un C pour sa soeur, qui comprend vraiment trop tout et qui est absolument libéré des couches depuis qu’il a 24 mois. Mon fils qui me raconte qu’il a vu une biche tantôt hier et qui m’énumère ce qu’il a vu au zoo, qui décide qu’on devrait promener Roxy (et qui nous mène sur le sentier), qui réussit à se laisser raisonner quand il se fâche. Ah, mon fils! Et ma fille? Avec ma fille, on a recommencé l’apprentissage en famille, et elle prend goût aux choix que j’ai faits. Mieux encore, elle sait faire des liens entre un livre d’Histoire du monde que je lui lis et ses connaissances existantes, tirées de livres et de films. Ma fille qui prend goût, aussi, aux documentaires sur les animaux, et en redemande. Ma fille qui rêve d’une belle fête pour son anniversaire cet automne. Et moi? Je pense aux conserves. Ce sera simple: potage Crécy pour ma miss, tomates, betteraves s’il le faut (je dois vérifier les stocks!) et relish de courgettes. J’ai mille choses à faire, évidemment, mais mon anniversaire approche aussi, et donc j’ai la tête à l’oubli, à la réflexion. Éparpilli, éparpillons…

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4 réponses à Variété d’août

  1. Lyne Lavoie dit :

    Zut j’ai oublié la date de ta fête! Trop tôt,trop tard?J’prends pas de chance et t’en souhaite une belle, entourée de tous ceux qui t’aiment! Ici,on s’apprête à souligner les 5 ans du décès de notre beau Phil. C’est moins rigolot! Au programme,les mets qu’il préférait,un pélerinage au-dessus du viaduc funeste pour y jeter quelques glaïeuls(5 en fait) et l’envol de quelques lanternes si le temps et le vent le permettent. On guérit difficilement d’une telle perte!

    • Campagnarde dit :

      Hahaha, pas avant septembre: t’es la première! Merci! 😉

      Cinq ans! Déjà! Et pourtant comme ces années ont dû te sembler immobiles par moments. Récemment, un bon ami du jeune homme ici a suivi la même trajectoire que ton Phil. Je pense encore beaucoup à ses parents. À lui, aussi, qu’on aimait tant. C’est fou, l’impuissance, la colère, la douleur avec lesquels ils nous laissent, nous tous. Quand il a commis son geste final, il ne pouvait pas imaginer 300 personnes ensemble, réunies pour célébrer sa vie. Et pourtant combien d’autres étaient là en pensée, en plus? Et il se croyait seul…

      J’aimerais te serrer bien fort dans mes bras, Lyne. Personne ne devrait vivre que tu vous avez vécu depuis cinq ans. Jamais, personne. ((((((((((((((((((((Lyne))))))))))))))))))))

  2. Lyne Lavoie dit :

    Parfois c’est comme si ça venait d’arriver tellement ça fait mal. Imaginer sa solitude,sa douleur dans ses derniers moments c’est très souffrant. Et puis voir son fils qui lui ressemble tellement que s’en est confondant parfois qui se demande pourquoi ses amis ont un papa et pas lui ça fait mal à notre cœur de grands-parents. Et puis,notre François qui ne parle pas de sa douleur,de son ennui de son p’tit frère. Qui n’a pas encore osé passer par le viaduc fatal et ne le fera pas avec nous vendredi.Il travaille mais je le soupçonne de ne pas avoir demandé de congé pour le faire…..Ah ce n’est vraiment pas facile. Merci pour tes bons mots mon Amie.xxxx

    • Campagnarde dit :

      Je pense déjà ce que tu n’oses pas dire, que parfois c’est comme s’il était nouveau-né dans tes bras. C’est pas un lien qui peut se défaire, ça, même si les enfants grandis n’en ont pas conscience tout le temps.

      Votre François doit sans doute vivre son deuil à sa manière, comme votre petit amour… mais… il est crucial qu’ils le fassent. Qu’ils crèvent cet abcès, qu’ils acceptent LEUR vie, avec sa différence, son trou béant, à combler autrement. Qu’ils en parlent, aussi: ça pourra un jour éviter des trous comme ça dans la vie des autres. Faut pas que ce drame serve à rien. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

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