Oeillet à delta

Voici un petit oeillet rose fluorescent, l’oeillet à delta (œillet couché ou œillet glauque, Dianthus deltoïdes, Maiden pink) que j’admire depuis des années quand je le vois sur mon terrain, sans pour autant (que je me souvienne…) l’avoir identifié avant. Cette année, ça a changé: ma fille l’a vu et a voulu non seulement me le montrer, mais aussi l’identifier, et non, pas sur l’ordinateur maman, mais dans nos livres! Mon coeur a fondu et mes fesses se sont assises dans un fauteuil avec des livres. Oui bon pas avant d’avoir cherché sur l’ordi en vain. Pour une recherche de fleur, ici, petite difficulté: chez nous tout se mélange, fleurs sauvages et vivaces soit-disant cultivées, et les orpins côtoient les marguerites, les épervières poussent dans le lit des asperges, et il y a un lupin dans un de mes origans. Bon. Finalement c’est une fleur introduite en Amérique du Nord et qui semble s’y plaire, alors voilà.

Armées d’une fleur coupée, nous avons fouillé dans plusieurs bouquins. Et c’est moi qui ai trouvé, dans un tôme des Vivaces de Larry Hodgson! Dès que j’ai tourné la page des oeillets, je me serais tapée le front avec la main: c’est évident quand on y pense! Mais quand même, je voulais trouver le bon. Et le voici.
Le delta de son nom vient du triangle à la base de ses pétales. J’apprends qu’elle produit des semences (oh! et elle se re-sème, hourra!) et qu’on peut aussi la diviser aux deux ou trois ans. Moi qui en ai à quelques endroits, je suis tentée (on verra à l’automne si j’y repense! Sinon… au printemps).

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