Deux facettes de l’école-maison chez nous

L’apprentissage en famille (école-maison, si vous voulez) prend le visage de la famille qui le fait. Ça peut être un peu de tout et ça peut sûrement aussi parfois être n’importe quoi (mais… l’école aussi, non? Ne dites pas non: nous en avons été témoin avec notre grand-maintenant-adulte!), et tout de même arriver à des apprentissages extraordinaires… et ordinaires (lire: suivant le programme officiel) aussi: tout compris! Ici, comme le projet nous ressemble forcément, il passe énormément par la lecture. En 2018 nous avons déjà lu plus de 400 livres à notre fille de six ans et demi, et la plupart des soirs, elle lit aussi seule avant de s’endormir (pas mal, pour une fillette qui serait en maternelle si on l’avait inscrite dans le système d’éducation!). Je fais un usage quasi abusif des prêts entre les bibliothèques du Réseau-biblio local… ce qui vient améliorer nos ressources personnelles.
Ça n’empêche pas que nous sautons sur toutes les occasions de nous procurer des livres. L’école secondaire locale nous en offre une belle chaque année, avec ses livres pré-aimés (comme je les appelle) pour 0,25$ (livres pour enfants) à 1$ (encyclopédies comprises). Je suis revenue avec cinq lourdes caisses cette année, pour moins de 100$. Et il y a là-dedans des trésors: des romans de Tibo et de François Gravel, des livres de Claude Lafortune, des documentaires sur l’Égypte qui passionne ma fille, des BD, plein de belles choses qui ont rempli deux rayons complets de nos étagères.
Plein de belles découvertes à faire au fil des mois et des ans (plein de choses aussi qu’on ne trouvera plus dans les bibliothèques publiques, qui s’en défont! Comme mon Homme rapaillé de Gaston Miron, acheté pour une bouchée!) dans le cadre de notre projet éducatif. Toutes les familles qui font l’école à la maison ne feront pas ce choix, mais pour nous, la lecture prime sur bien des choses, puisqu’elle ouvre l’esprit et permet de le faire voyager vers n’importe quelle destination.
Il y a aussi, dans ce que nous trouvons essentiel… la liberté. Ma jeune fille des bois a enfin senti le soleil réchauffer sa peau, et elle a voulu sortir chevalet et pinceaux. J’étais exténuée (on ne rapporte pas des caisses de livres sans passer des heures à les remplir, ces caisses! Mais vous auriez dû me voir le sourire quand on a rempli le coffre de la fourgonnette!), mais mon Homme a contenté sa fille, l’aidant à sortir tout le nécessaire. (En passant, la photo ci-dessous a été prise samedi… et montre l’endroit de notre terrain le *moins* enneigé…)
Elle qui jusqu’à récemment ne voulait pas mélanger ses couleurs pour en faire de nouvelles, elle qui pouvait rager pendant des heures sur un échec artistique qu’elle seule percevait ainsi… s’est mise à peindre ce qu’elle avait devant elle! Son frère aîné dans l’atelier, qui réparait sa voiture…
… et notre maison, vue d’un certain angle — plus précisément de là où le soleil, baissant dans le ciel, était rendu:
(Nous n’avions plus de cartons entoilés; qu’à cela ne tienne! L’Homme a recouvert du carton de papier!)

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2 réponses à Deux facettes de l’école-maison chez nous

  1. Clément Laberge dit :

    Très beau tout ça — sur le fond autant que sur la forme!

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