Mot de puce

Ma fille de 7 ans, sentant quelque chose, s’exclame que ça sent étrange, «comme un grill-cheese, mais frais» (!) et demande si son père fait… du popcorn. Devant la négative, elle offre une deuxième explication possible, et pour la troisième, devine correctement que oui, «papa fait des grill-cheese pour ses enfants». Elle s’exclame encore, pendant que petit frère saute à pieds joints en criant «grill-cheese! grill-cheese!»:

On adore ça, nous! Quand on y pense, on a la bouche à l’eau!

C’est le temps des feuilles

Armez-vous d’un balai à feuilles, c’est le temps de ramasser plllllllein de feuilles! Pour faire le ménage du terrain? Jamais de la vie! Pour faire plaisir à vos poules! J’vous dis qu’ici, les gros tas que j’amasse ne durent pas longtemps dans la volière! Faut dire aussi qu’à pareille date l’an passé, j’amusais deux poulettes et un coq et qu’à présent j’ai 24 oiseaux…! (Si tout va bien, nos trois coquelets presque pubères [lire: cocoriquant et revendiquant un meilleur statut] ont trouvé leurs futurs foyers.)

Eh toi, le jeune…

Si je me fie aux communications que je reçois ces derniers temps, on a décidé que les Milléniaux ne s’offusquent pas d’être tutoyés (et que le reste de la population doit s’adapter à ce genre de familiarité). (Je dois dire que dans ma région, le tutoiement est généralisé, et après presque dix ans, ça me dérange encore — moins qu’au début, mais quand même…! J’ai aussi remarqué que le parcours scolaire du Jeune Homme ici n’a pas mis l’accent sur la deuxième personne du pluriel, et qu’il ne manie pas agilement le vouvoiement, ce que je trouve plutôt désespérant.)

Eh toi, viens suivre un cours à notre super université. Tu cherches un emploi? Tu auras les responsabilités suivantes… Tu as besoin d’assurances? Place ton argent chez nous!

Je constate. Et je peux VOUS affirmer qu’une entreprise qui me parle comme ça ne recevra pas plus de repect qu’elle m’en témoigne.

Ah ben clisse

17 octobre 2018*, 19h10 – Je vais fermer la trappe qui permet aux poules, poulettes, poussins, coq et coquelets de sortir dans la volière de jour. La lune est belle.

19h15 – Je rapporte sept œufs. Plus de lune, mais des nuages et de fines gouttes de pluie.

19h25 – Y neige. Mes enfants sortent sur le perron pieds nus pour faireune gigue de joie en pyjama sous les flocons.

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*Jour de la légalisation du cannabis au Canada. Cette lettre ouverte offre un aperçu fantastique de ce que j’en pense (merci à son auteur, qui a bien exprimé ce paradoxe d’une légalisation qui amplifie une répression qui était déjà sans fondement valable), quoique j’aie espoir qu’on puisse progresser vers autre chose, socialement.

Pic pic pic, fait le pic

J’ai lu récemment qu’un corbeau gardé comme animal de compagnie ne tarde pas à… dresser son humain. Eh bien! Quand le suif vient à manquer chez nous, ces temps-ci… un pic chevelu se met à cogner sur la maison! Toctoctoc allo madame? C’est pour le suif… (Pire encore: cet été il en est venu un [le même?] dans ma fenêtre de bureau, où je travaillais, sur le côté de la maison!)

2/3 de mon ail

Enfin planté: 1 lb de mon ail, 3,5 lb de Rocambole, 2 lb de Marbled Purple Stripe et 2 lb de Purple Stripe. Reste 3,5 lb de Porcelain mais ça va attendre un peu, parce que là j’avais déjà les genoux pas heureux de courir ce matin et maintenant les bras, les épaules et le dos menacent de faire la grève… Merci aux enfants, qui m’ont laissée travailler en ne mettant à l’envers que… ma chambre. Il ne restera pas grand espace au potager numéro 2 l’an prochain… mais j’ai trouvé un maraîcher qui fait des paniers vraiment très près d’ici, alors je crois que ce sera ma solution 2019. J’ai toujours voulu essayer ça, alors pourquoi pas. Je sens, de toute façon, que je vais quand même faire plein de semis — y compris des tomates pour autrui, et sûrement beaucoup de fleurs pour ici.

La vie sans plastique

Mes amis(-pas-vus-depuis-mille-ans) Chantal Plamondon et Jay Sinha ont écrit et publié un livre qui a l’air fantastique: LIFE WITHOUT PLASTIC: The Practical Step-by-Step Guide to Avoiding Plastic to Keep Your Family and the Planet Healthy! (Ce lien-là vous mène à leur site Web qui vaut le… détour!) Et moi qui ai fui les médias sociaux, eh bien j’ai appris la parution du livre de façon anachronique, ce qui est totalement approprié: par l’entremise d’un agrégateur de fils RSS, sur le fil RSS du site Treehugger.

Une déviation qui vaut le détour

Imaginez le panneau orange qui vous indique que pour atteindre votre destination en voiture, il vous faudra faire… un détour? C’est bien ce qu’on lit au Québec: détour. Or il faudrait plutôt parler de déviation.

Je cite le blogue Linguistiquement correct, qui cite M. Robert Auclair, qui cite Robert Dubuc:

Qu’est-ce qu’un détour en français? D’après les dictionnaires, c’est un parcours qui s’écarte du chemin direct pour diverses raisons. On fait un détour pour visiter des parents ou pour apprécier les beautés d’un site ou d’un paysage. Le mot détour désigne encore les sinuosités naturelles d’un cours d’eau ou d’une route. Ex. : La rivière fait de nombreux détours.

Potage Crécy à l’autoclave

Je sais qu’il faudrait faire du potage Crécy à l’autoclave cet été, pour ma fille qui en raffole. Mais mon Homme a acheté 50 livres de carottes. Pour 18 pots de 500 ml, il faut… 8 livres de carottes. J’ai donc 18 pots qui refroidissent maintenant, et l’équivalent en 9 pots de 1 litre qui refroidissent avant d’être, eux, congelés. J’en aurais presque assez pour passer l’année. Mais le sac que mon Homme a acheté? Des carottes dites à chevreuil, donc inégales, déclassées, et… moisissantes à vue d’oeil! Quatre jours après l’achat, la transformation presse. Alors la troisième recette est en cours de transformation… et il y en aura probablement une quatrième.

Clément et le Québec, 1989-2019

L’ami Clément a fait un beau plongeon dans le temps, malgré le vertige, pour réfléchir… aux trente dernières années, oui, mais à l’avenir, surtout. Un exercice fascinant, sous la plume d’un homme de cœur, et une lecture qui fait revivre des événements et resurgir des souvenirs. Qui pousse le lecteur à réfléchir, lui aussi. Je vous en recommande la lecture!

Variété d’août

On a maintenant trois nouveaux poussins de Colombine, et Mabel Bleue aura les siens dans une semaine. Les poussins, chez nous, c’est un soap opera avec des plumes. Il s’est mis à faire plus frais? J’ai fait rôtir des légumes. Le déshydrateur roule à mi-régime – j’ai commencé les fines herbes et les tomates séchées, et je réduis en cubes séchés les bouts de fruits que mon fils laisse sans les finir. Mon fils, cet être extraordinaire qui me montre la lettre C en aimant quand j’épelle un mot avec un C pour sa soeur, qui comprend vraiment trop tout et qui est absolument libéré des couches depuis qu’il a 24 mois. Mon fils qui me raconte qu’il a vu une biche tantôt hier et qui m’énumère ce qu’il a vu au zoo, qui décide qu’on devrait promener Roxy (et qui nous mène sur le sentier), qui réussit à se laisser raisonner quand il se fâche. Ah, mon fils! Et ma fille? Avec ma fille, on a recommencé l’apprentissage en famille, et elle prend goût aux choix que j’ai faits. Mieux encore, elle sait faire des liens entre un livre d’Histoire du monde que je lui lis et ses connaissances existantes, tirées de livres et de films. Ma fille qui prend goût, aussi, aux documentaires sur les animaux, et en redemande. Ma fille qui rêve d’une belle fête pour son anniversaire cet automne. Et moi? Je pense aux conserves. Ce sera simple: potage Crécy pour ma miss, tomates, betteraves s’il le faut (je dois vérifier les stocks!) et relish de courgettes. J’ai mille choses à faire, évidemment, mais mon anniversaire approche aussi, et donc j’ai la tête à l’oubli, à la réflexion. Éparpilli, éparpillons…

Merlitons

Ce matin, les enfants et moi avons assisté au tout premier envol du troisième bébé merle de la deuxième couvée. Moment magique! Et trois instants plus tard je démarrais un lavage en espérant utilise rma corde à linge une fois cet été, heille! (Avant qu’ils re-pondent une troisième couvée!) Mais c’est vraiment dans l’air cet été: à deux nids de ma Colombine qui couve ses deuxièmes poussins de l’été j’ai… Mabel Bleue, la marans bleue, qui couve elle aussi! Ayayayaye!

Des vacances? Drôle. Très drôle.

Juillet file (j’capote)! Les tomates sont vertes sauf une belle et rouge qui fait envie aux enfants, on mange nos courgettes, la confiture de fraises annuelle est faite. Mais je déborde de partout! On se baigne dans un lac, on va au zoo, on achète des véhicules (ok un, faut pas capoter), les poussins sont rendus énormes (on dirait 3 poules et 4 coqs ou l’inverse mais je sais pas encore), on a recommencé l’école avec les maths et l’histoire, le dessins, la peinture… tout ça entrecoupé de boulot! Et mon petit monsieur est sans couche depuis plusieurs jours! Tout était en train de cramer au potager à force de manquer de pluie mais les aubergines fructifient, les courgettes sont folles, les concombres promettent. L’ail est pour bientôt, mais les artichauts, faut pas avoir trop d’espoir. À part ça j’ai une rangée de mesclun foisonnante et je cherche à qui donner des oeufs! Éparpillée, la vie/ma vie? Un brin, un brin…

Caniculite

Excusez mon silence, mais je caniculise sans fondre (malheureusement) mais en chiâlant quand j’en toruve la force. Les pois sucrés et mange-tout commencent à se faire dévorer (dans un bol sur le comptoir), tout le jardin a soif et chaud, les pieds d’alouette et les roses trémières sont en fleur, comme les hémérocalles. Et mes courgettes aussi sont en fleur ce matin!

C’est fini pour la haie de pivoines et les lupins, mais les prés fleuris sont magnifiques.

On a une petite amie ici pour la semaine et moi je rêve de lac (il manque seulement un flotteur pour fiston et on y sera, au lac!). En attendant, le laissez-passer pour le zoo a été acheté, et les animaux aussi ont bien trop chaud (et les touristes sont… ailleurs). Pas grave: une pataugeoire et des jeux d’eau, c’est le bonheur avec de jeunes enfants. Manquerait juste un bar extérieur à côté et un service de style Nez Rouge, hahahahaha! (Non mais un pichet de mojitos, me semble que…)

Canicule

J’ai commencé à récolter ma fleur d’ail hier. Et heureusement que j’ai des poules, qui m’encouragent à désherber les potagers (parce qu’elles aiment manger du vert), car sinon, avec la canicule, je ne mettrais pas le nez dehors. (Oui, la chienne aide aussi. Et les enfants. Mais les poules aident le potager, aussi!)

Ça continue au potager

J’ai récemment planté mes melons: 4 Yellow Baby et 4 melons brodés Oka. Ce matin, j’ai commencé à tuteurer les tomates, planté 10 cardons et 2 bacs pleins de cresson de jardin. J’ai aussi planté une tomate mystère, qui a poussé dans la jardinière où le sésame, lui, n’a pas germé. Une graine tombée, sans doute, mais de quelle variété, ça, mystère! Un de mes piments Jwala est mort scié; je tombe donc à 98 piments. Mais j’augmente les tomates à 124, alors… 😉 J’ai récolté des radis, aussi.

La saponaire revient doucement. La pimprenelle, non, et les menthes ont de la misère. La menthe poivrée est morte, la menthe argenté peine. À force de ne pas les désherber, elles semblent avoir étouffé. C’est vraiment pas grave: j’en ai sur deux côté de la maison de toute façon, et j’ai envie de reprendre ces lits-là. Je désherbe allègrement, sans espoir de prendre le dessus pour longtemps, mais ça va: les poules adorent recevoir mes résidus. Mon origan se répand de bac en bac, ça me va. Un reget horticole: avoir semé de la valériane! J’en arrache depuis. C’est très envahissant, mais pire de pire: la floraison pue, et même les poules n’aiment pas la plante. Ma haie de pivoine a commencé à fleurir.

Changement de saison

On vient – aujourd’hui, ici – d’arriver à une nouvelle saison annuelle: celle où je ne mangerais plus que cerises et radis (oui oui oui!), et celle où j’accepte de dormir avec un ventilateur. Même si je déteste le bruit pendant la nuit, j’aime mieux un vrombissement régulier qu’un bzz bzz bzz en attendant de me faire piquer (au mieux) pour pouvoir écraser le moustique et en capotant qu’il pourrait plutôt piquer mon Mamou-de-bébé-chéri (au pire).

17 juin au potager

Je crois que mes beaux gros basilics (2 gros pots d’environ 10 tiges chacun) et mes échinacées Cheyenne Spirit (j’aime avoir des fleurs sur les bords du potager, pour leur beauté et aussi pour la pollinisation; mes monardes de ce potager se sont re-semées en dehors et sont super vigoureuses, d’ailleurs) ont fini de remplir le potager numéro 2.

J’ai rentré mes pots et plateaux (résolution de 2018, ça, de ne plus oublier des trucs au soleil puis sous la neige, ce qui est un gaspillage stupide, mea culpa) et sorti pour les acclimater les plants qui restaient sous les tubes fluorescents. Coréopsis, amaranthes, alouette. Ce seront les prochaines plantations.

Carnet santé Québec

J’avais manqué la nouvelle, et je mets le lien ici au cas où vous aussi l’aviez manquée: on peut maintenant accéder à notre Carnet santé Québec en ligne en s’inscrivant. Selon ce que je lis dans Le devoir ce matin, les dossiers sont souvent incomplets et l’interface n’est pas trop conviviale, mais bon, hein, c’est un début, espérons… (parce que moi, payer un prix de fou pour que quelqu’un qui a autre chose à faire me fasse des copies papier… voilà.)