Pommiers

Voici l’automne, le vrai, chez moi. Le vrai: avec des gels au sol qui ne font pas de blague, laissant plutôt une couche de glace de 2 mm sur l’eau de la brouette présentement sans boue. Une chance: j’avais vu la météo qui m’annonçait une nuit à un degré le jour même du premier gel, et j’ai récolté les tomates, les concombres, les courgettes. Car oui, bizarrement, fin septembre j’avais encore de nombreux concombres, de nombreuses courgettes. Ça a été un drôle d’été, tard commencé, puis pluvieux et frais avant un septembre sec-sec-sec et chaud. Un été qui a pourtant vite passé pour moi. Si vite que je trouve ce matin mon brouillon de billet sur nos nouveaux pommiers du printemps… Un brouillon en photos.
Évidemment, les pommiers en sont maintenant à perdre leurs feuilles. Ce sont deux pommiers greffés de quatre variétés, une gâterie qu’on s’est offert au printemps. L’un abrite le corps de Moocah, l’autre un placenta. Je nous souhaite qu’ils vivent et prospèrent, qu’on croule sous les pommes dans quelques années. Ce serait… génial. J’ai bel espoir, mais de toute façon, juste voir des pommiers en fleurs, c’est enthousiasmant. J’en profite pour me régaler les yeux ici un peu, avant le vrai froid.
J’aimerais bien que tout le monde s’arrête un peu, comme ça. Oh, pas longtemps, mais assez pour respirer un peu. Peut-être le temps de s’oxygéner assez la tête pour cesser de réagir par la peur devant… tout? Je suis loin, je suis