Bricolage thématique: toiles et araignées

J’ai probablement déjà parlé de Jean Van’t Hul et de son blogue, The Artful Parent. J’ai ici le livre portant le même tire et son autre, The Artful Year. Je les feuilletais pour des activités artistiques d’automne (elle est si inspirante!) et ma puce a vu une image… de toile d’araignée. Aussitôt dit, aussitôt… prévu pour la prochaine sieste de monsieur Marc-Henri.
Suffit d es’installer sur du papier ciré avec un bol de colle (4 parties colle, 1 partie eau) et des bouts coupés de laine (ou enfin, de fil acrylique – je ne sais plus qu’en faire et je suis bien contente de bricoler avec!). On trempe et pn place, d’avord en étoile multi-branche, puis tout autour: facile! (Et un peu dégueulasse, selon ma fille qui n’a pas aimé le côté gluant de la chose, ce qui m’a fait longtemps rigoler). Et on laisse sécher (48 heures, une éternité quand on a six ans).
Ça n’a pas suffi: Anne-Gaïa a voulu des araignées. Elle ne le savait pas, mais c’est pré-ci-sé-ment pour ça qu’elle a plein de pompons depuis des mois (pas folle, quand même, la mère! J’avais vu les araignées, je savais qu’elle les voudrait!). Quatre cure-pipes en moitiés pour 16 pattes, deux petits bouts pour lier les pattes par 8 au centre, un gros pompon et un petit, de la colle, et voilà le travail. Et elle a voulu ajouter les plus petits de ses yeux, ce qu’on a fait avec un gros motton de colle

L’année en courges

Les courgers sont ma réussite de l’année au potager. Faut dire que je leur ai consacré le potage 2 presque au complet, que l’année a été froide chez nous et que je leur ai donné beaucoup de compost au moment de les planter. Et que j’ai eu peu de temps à transformer en efforts, côté potager (non mais deux enfants d emoins de six ans, je ne sais pas comment ça aurait pu aller autrement, sans gardienne ni garderie d’aucune sorte – et ça, ce sans, ça nous convient parfaitement; après tout, les courges repousseront d’autres années, mais pas nos petits zozos!).
Il y a là des rouge vif d’Étampes, des citrouilles Aspen (comme Howden mais plus petites et exigeant moins de jours), des Blue Ballet, plein plein plein de Small Woder (des courges spaghettis en plus petit et donc plus réaliste pour un repas), des butternut miniatures, des courges poivrées, et pis, franchement, plein de trucs dont je ne me souviens plus. À ce point-ci, j’m’en fous.
On a commencé à en manger, évidemment! Et ça va s’accélérer bientôt, si, du moins, il se met à faire plus froid. Parce que l’envie des soupes et potages monte en moi!
Et aussi que l’Halloween approche, et que la fête consistera surtout pour nous en une visite à la bibliothèque et en un bon moment de décoration de nos citrouilles. Pour le plaisir… et pour les graines!
Là je suis dans ma période écoeurïte potagère annuelle, malgré les indésirables

Fin octobre dans ma tête

Le ménage. C’est toujours en automne que ça me tente, moi. Hum… je viens de constater que quand on repousse, repousse, repousse, finalement on obtient des résultats super satisfaisants! Comme pouvoir recycler une boîte énorme pleine de pleins de vieux papiers en moins de dix minutes. Suffit de laisser reposer vraiment longtemps, et la décision jette, jette pas se prend toute seule! Le ménage, ici, enfin, c’est aussi archiver plein de vieilles conversations pour ne plus les voir. Et me désabonner de plein de trucs inutiles. Vive la loi anti-pourriel, grâce à laquelle toutes les infolettres et autres gugusses sont faciles à annuler. Juste ça, ça m’enlève un poids, petit mais réel, qui contribuait à ma charge mentale. Attendez un peu que je me décide pour les vêtements, ha! C’est par sacs-poubelle immenses que ça va sortir. (Ce n’est qu’un début, continuons le combat!)

La routine. J’ai compris récemment que je ne suis pas une personne de routine. J’en mets en oeuvre quand il le faut, mais c’est un effort pour moi et encore, un effort conscient. Oh, il y a des exceptions: le soir, je lis! Cette routine-là répond à un besoin puissant. Mais à part ça? Bof. Je sais que ma puce a besoin de carburant vers 16h, mais j’ai mis des années à le comprendre, et je dois me le rappeler chaque jour à moi-même, quand je vois son comportement commencer à déraper. Je ne pourrais pas, pour donner un exemple, avoir un plan de repas

Défi d’octobre: Haricots en sauce tomate

Pour octobre, le défi concernait la déshydratation et/ou la mise en conserve à l’autoclave. Je pense que j’ai assez parlé de déshydratation pour ne pas passer pour une néophyte! Avec l’autoclave non plus je ne suis plus débutante. Cependant, j’ai trouvé quelque chose de nouveau pour moi pour relever ce défi, car je n’avais jamais mis en conserve de légumineuses. Je n’avais jamais trouvé que ça valait la peine, non plus, puisque je les cuis toujours à la mijoteuse ou à la marmite à pression, et que c’est tout simple. Cependant…! Il m’arrive de ne plus savoir quoi faire pour souper alors que l’heure approche (rien à voir avec les soirs de semaine ou pas: j’ai récemment, en pleine semaine, fait une lasagne au poulet, épinards, feta et tomates séchées en sauce blanche, ha!). Et les haricots en sauce tomate que voici, dont j’avais vu la recette passer, me sont tombés dans l’oeil.
On part avec 227 g de haricots blancs dans chaque pot de un litre (ça donne une tasse, 227 g, et ça ne fait que le quart du pot, alors j’avais de gros doutes, moilàlà, du haut de mon néophytisme!) et, parce que je trouvais ça très drôle, une boîte de conserve gé-an-te de jus de tomate.
Ingrédients:

– 1,6 kg de haricots blancs
– 30 ml d’huile
– 1 gros oignon, haché finement
– 4 gousses d’ail, émincé
– 2,8 litres de jus de tomate
– 2 litres d’eau
– 2

Le jour des coccinelles

Chaque année (moins en 2016), il y a un jour J. Ou plutôt un jour C: C pour coccinelles! C’est l’invasion: elles sont partout. Fenêtres, murs extérieurs, moustiquaires, elles sont innombrables. On ne voit qu’elles qui sillonnent l’air du terrain. Enfin, je dis un jour, mais c’est plus d’un. Les jours les plus chauds de l’automne: mardi passé, mercredi de cette semaine. Quand je dis invasion, c’est que si nos fenêtres sont ouvertes, nos murs et plafonds peuvent vite ressembler aux murs extérieurs. Et les murs extérieurs ont l’air de ça…
Elles sont partout. Ce sont des coccinelles asiatiques, introduites ici pour lutter contre les insectes nuisibles aux cultures, les pucerons en premier lieu. Jusque-là ça va, mais elles sont vecteur de parasites et sont si efficaces qu’elles tassent les coccinelles locales, autochtones. Excusez ma misanthropie galopante, mais c’est encore un cas d’humains qui se pensent plus fins que la nature et finissent par cause du gâchis. Malgré la belle intention de départ.
Cette année, mon Homme les attrape et les relâche dehors. Encore et encore. Ça vaut mieux que de les trouver dans tous nos verres d’eau pendant des mois. (Oui, je sais, il y a l’option aspirateur. Elle ne m’enchante pas, mais on y aura peut-être néanmoins recours.)
Vu de proche (du moins en photo!), c’est quand même fascinant, comme insecte.
Poutine de blogue: nouveauté à droite! Vous pouvez inscrire votre adresse courriel (jamais distribuée ailleurs, évidemment) pour recevoir un petit courriel chaque fois qu’un billet est

#MoiAussi

Je vais vous envoyer (re)lire ce billet. Sur lequel pesonne n’a voulu commenter. En mettant volontairement une photo d’une… belle ‘tite poule.

Ça commence à la naissance, l’intégrité physique, je le répète. Tout comme les comportements complèment déplacés sont parfois subis et vus dès un très jeune âge. Je n’ai pas envie de parler de #moi(aussi), mais de ce billet, oui. Qu’on touche à mes/des enfants contre leur gré est inacceptable. Point! Qu’on touche à qui que ce soit contre son gré, et qu’on l’attaque verbalement pour ce refus reste et sera toujours inacceptable. Qu’on taise cela l’est tout autant. Qu’on refuse de le voir aussi.(J’invite celles et ceux qui lisent l’anglais à lire la toujours éloquente Renegade Mama ici.)

Et Esteban, maintenant

Esteban est mort dans la nuit de lundi à mardi. Je suis comme en surdose de tristesse, je ne sais plus quoi dire. Perdre deux membres de notre famille en une semaine, c’est trop, juste… trop. Pourtant mon chat, le chat orange (crème, en fait) dont j’avais toujours rêvé, mérite un hommage. Il laisse avec nous son frère Tao, qu’on voit ici faire la toilette d’Esteban il y a plus de douze ans. Douze années bien trop vite passées. Tao nous suit partout en ronronnant depuis mardi matin et se colle à moi toute la nuit. Il n’a jamais connu de vie sans son frère.
Ces derniers mois, Esteban n’était que douceur. Hier encore mon fils se couchait, collé avec lui, pour le flatter.
Esteban, mon matou qui avait eu Katcher pour héros et modèle. Mon beau tabby chéri. Mon grand sensible, aussi.
Ma peine est profonde. Voilà un bel euphémisme. Comme il nous a quittés. Et pourtant, pourtant… Esteban, Esteban, je t’aime tant.
Esteban aussi repose maintenant en terre. Et il aura aussi son arbre. De quelle essence (fruitière sans doute), je ne sais pas encore. On verra au printemps ce qui deviendra une évidence pour moi. En attendant, je réalise que je n’ai pas eu deux chattes et un chat depuis plus de vingt ans, quand j’avais chez moi Milady, Rimbaud et Tasha. Avec l’Homme, c’est une première. Et nos minettes aussi, comme Tao, sont en quête d’affection et cherchent leur nouvelle place en ce monde. Notre

Cypripède acaule

Les grands esprits se rencontrent peut-être, mais moi mon esprit s’égare… pour se rejoindre plus loin. Ainsi quand je plonge un peu dans mes brouillons de billets jeunes et vieux, je constate souvent qu’un brouillon a été oublié… même si plus tard j’ai publié un billet sur précisément le même sujet. N’empêche, les photos sont là et différentes, et en ce jour gris (mais doux) d’automne, j’ai des envies de printemps (parce que je cherche à créer du temps pour tout faire, voilà…)! Revoici donc le cypripède acaule, ou sabot de la vierge (Cypripedium acaule, Pink Lady’s-slipper).
160604 385En juin dernier (suivez le lien plus haut) je vous avais dit qu’il faisait un fruit, mais j’ai regardé tout l’été sans en voir. Peut-être que les miens n’en ont pas fait cette année, peut-être que je l’ai manqué… rendez-vous l’an prochain, pour la suite des aventures du cypripède, donc.
160604 387Ces photos-ci sont celles de 2016. Ça ne change strictement rien, mais j’ai une âme d’archiviste, alors j’aime ces détails.
160604 390Tiens, belle symétrie: dans le billet sur le sabot de juin passé je me plaignais de douleurs aux jambes dues à des varicosités (à de l’insuffisance veineuse, techniquement). Maintenant j’ai mal… mais ce sont des douleurs de convalescence, qui m’énervent mais qui sont plus tolérables parce que j’ai espoir qu’elles disparaissent.
160604 394De fleurs sur le terrain de l’automne il ne reste que quelques trèfles, quelques violas. Ce matin l’air était doux, mais hier tout était croustillant de givre. Ainsi vont les

Tango et la paix

Notre Tango, notre tout doux labradoux, repose maintenant sous terre. J’ai souvent parlé de lui ici. C’est qu’il est devenu campagnard un jour après nous, ce chien parti de la banlieue, qui a fait un séjour en ville puis un autre séjour en banlieue avant d’arriver à destination, pour devenir toutou en chef dans notre maison. Ce n’est pas non plus un hasard si deux des photos ici le montrent accompagné de Marc-Henri: nous avons eu la très grande chance d’avoir un chien qui vieillit en douceur, qui jamais n’a montré la moindre impatience envers les enfants, même quand ils lui grimpaient dessus, même quand ils exploraient ses pattes et ses oreilles.
Les derniers mois, son corps s’était mis à le lâcher, petit à petit. Dans les tableaux qui donnent l’âge des chiens en années d’humains, ne cherchez pas les grands chiens de plus de 14 ans: ils seraient plus que centenaires. Il ne voyait plus bien, n’entendait plus bien (mais se servait à merveille de son odorat pour compenser). Il devenait confus, il craignait de tomber (pour être tombé trop souvent). Articulations, organes, tout se déglinguait petit à petit. À la fin il nous réveillait la nuit pour sortir ou pour avoir de l’attention, pour qu’on replace ses pattes mieux sur son coussin. Pourtant il a fait ses deux promenades quotidiennes (raccourcies, pas le choix, et plus lentes) jusqu’à son dernier matin.
J’ai dû prendre la décision pour lui (c’est ce qui est dur: ce choix… pour autrui).

Début d’automne

Je me sens misanthrope ces jours-ci. Heureusement, y a pas que les gens. Et je peux tout éteindre, sans que l’actualité me suive sur le terrain. Je sais que je suis férocement d’une autre époque, mais… je ne m’en excuse pas. J’ai découvert hier que pour la recherche « living without a mobile device » («vivre sans appareil mobile»), Google ne trouve que trois résultats, trois. Tant pis. Je retourne sur mon terrain et je constate que les gels au sol ne tuent pas toutes les fleurs. Celles de mes hostas à floraison tardive n’ont même pas bronché.

Mais ce sont surtout les cosmos qui m’ont soulagée: j’ai cru que j’allais perdre des tonnes de semences (que je ramasse maladivement), car avec l’été qu’on a eu mes milliers de semis n’ont fleuri que depuis un mois, et si ces fleurs avaient disparu, un peu de ma joie se serait endormie avec elles. Maintenant j’ai espoir de ramasser assez de leurs semences pour en avoir au moins autant l’été prochain.
Ci-dessus, elles ont souffert un brin, oui: elles sont dans une vieille baignoire où il a dû faire frisquet. Elles protégeaient deux sortes de concombres cette année et y attiraient les pollinisatrices. Et elles ont bien joué leur rôle. Ci-dessous, en bouquet à l’extrémité de mon deuxième potager, pas le moindre dommage: ouf!
Et en haie, entre les orpins, elles sont encore belles sous ce soleil qui est sans contredit automnal.
C’est une chance, car bourdons et abeilles sont encore bien

Pommiers

Voici l’automne, le vrai, chez moi. Le vrai: avec des gels au sol qui ne font pas de blague, laissant plutôt une couche de glace de 2 mm sur l’eau de la brouette présentement sans boue. Une chance: j’avais vu la météo qui m’annonçait une nuit à un degré le jour même du premier gel, et j’ai récolté les tomates, les concombres, les courgettes. Car oui, bizarrement, fin septembre j’avais encore de nombreux concombres, de nombreuses courgettes. Ça a été un drôle d’été, tard commencé, puis pluvieux et frais avant un septembre sec-sec-sec et chaud. Un été qui a pourtant vite passé pour moi. Si vite que je trouve ce matin mon brouillon de billet sur nos nouveaux pommiers du printemps… Un brouillon en photos.
Évidemment, les pommiers en sont maintenant à perdre leurs feuilles. Ce sont deux pommiers greffés de quatre variétés, une gâterie qu’on s’est offert au printemps. L’un abrite le corps de Moocah, l’autre un placenta. Je nous souhaite qu’ils vivent et prospèrent, qu’on croule sous les pommes dans quelques années. Ce serait… génial. J’ai bel espoir, mais de toute façon, juste voir des pommiers en fleurs, c’est enthousiasmant. J’en profite pour me régaler les yeux ici un peu, avant le vrai froid.
J’aimerais bien que tout le monde s’arrête un peu, comme ça. Oh, pas longtemps, mais assez pour respirer un peu. Peut-être le temps de s’oxygéner assez la tête pour cesser de réagir par la peur devant… tout? Je suis loin, je suis