Notre ami le kangourou

Récemment, après la lecture d’un livre sur l’Australie, j’ai trouvé le premier épisode (en français) de Skippy le kangourou (1966!) pour mes enfants (et ensuite la version originale d’un remake plus récent de Skippy the Bush Kangaroo). Pour la énième fois depuis 25 ans, j’ai entendu Guy A. Lepage dans ma tête…

[Contexte: à l’époque où André Robitaille animait l’émission du samedi matin de Radio-Canada qui présentait plein d’émissions animées, de l’hymne national canadien (avec enfant baveux et saut à la perche) aux Héros du samedi (ou à ce qui a suivi cette épique émission), un bon samedi que je le regardais (même si j’étais plus âgée que le public cible: André Robitaille est irrésistible!) il a eu comme invité Guy A. Lepage. En plein milieu d’un de leurs sketches, après une réplique d’André Robitaille, Guy A. Lepage, pince-sans-rire, s’est tourné vers la caméra et a dit (oui je m’en souviens comme si c’était hier matin):]

Je n’ai pas vu une telle performance d’acteur depuis celle du garde-chasse dans Skippy.

HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA!
Il suffit de revoir ledit garde-chasse pour que la blague soit aussi drôle que la première fois à nouveau!

Ça s’appelait prématernelle

J’ai été à la (pré)maternelle à 4 ans, moi, sans qu’on me demande mon avis. À l’époque, c’était une demi-journée, ce qui correspond aux capacités d’enfants aussi jeunes. Ce qui signifiait que je passais 90 minutes dans un autobus scolaire 5 fois par semaine (ce serait exactement la même durée de transport/perte de temps pour mes enfants). Je m’endormais systématiquement dans le bus le matin. Je m’emmerdais systématiquement quand on voulait forcer une sieste en mi-matinée. Je me souviens de plein d’activités, de la cuisinette en plastique que j’adorais, de comptines sur Jésus et des petits chats.

Mais je me souviens aussi que ce que j’aurais voulu, c’était rester chez moi et profiter encore de ma liberté. (Oui je pensais comme ça à 4 ans, parce que j’avais toujours été très libre – je pense souvent aux tortues qui grossissent selon la taille de leur aquarium; mon espace était gigantesque.)

Il y a des avantages aux maternelles 4 ans. Pour le ministre (parce que lui, il a toujours raison, et il ne fléchit jamais, puisqu’il a raison, peu importe qu’il ne consulte personne, il a raison). Pour les parents (moins cher qu’un CPE, et même endroit que la fratrie, facile). Mais pas nécessairement pour (tous) les enfants.

Un détail

Dans ce texte d’Yves Boisvert, qui parle de la crue et des innondations actuelles, un détail vraiment important, qui échappe souvent aux citadins: les conseils municipaux et les maires et mairesses des petites municipalités… ne travaillent pas à ce titre à temps plein. Généralement, sans situation d’urgence, je veux dire. Ils gagnent bien souvent, tout bien compté (réunions, comités, préparation, etc.), bien moins que le salaire minimum, comme maire ou conseillère. On les voit se dévouer dans leurs municipalités respectives; c’est fantastique. C’est aussi du bénévolat (avec perte de revenus d’emploi, en plus) dans bien des cas…

Voyons donc!

Heille c’est quoi ce crachat de Marie-Claude Lortie dans un article ne parlant pas de la réalité rurale du tout, qui se termine avec un « Est-ce que le boycottage [de Facebook] est l’unique solution? Déménager à la campagne et tourner le dos à tout ce qui est réseau?» La ville qui crache sur la région par mépris ordinaire, je dirai, pour citer l’autrice que… «ça fera», oui.

Oui, «On a tous besoin d’avoir ensemble, comme internautes, comme citoyens et consommateurs, une sérieuse discussion sur des solutions réalistes»; c’est quoi alors, l’idée d’exclure d’emblée les Québécois qui ne vivent pas en ville? Du petit mépris ordinaire. Ça part ben mal une discussion.

Je ne suis pas la seule à dire qu’il ment (c’est flagrant)

Tout ce qu’écrit Julie Roux dans le billet dont voici un extrait est VRAI, et prouvé.

Vous savez M. Roberge, il est bien plus facile pour un parent d’aller porter le matin son enfant à l’école et d’aller le rechercher le soir que de veiller au grain toute la journée, de mettre de côté sa carrière, de piger dans ses économies, de faire face aux préjugés (que vous contribuez d’ailleurs à alimenter), de planifier, de défrayer tous les coûts relatifs au matériel, aux abonnements, aux sorties.  Sans oublier tout l’aspect bureaucratique auquel nous sommes déjà soumis depuis juillet 2018.  C’est d’ailleurs ici au Québec qu’on retrouve les mesures les plus restrictives en matière d’éducation à domicile.  Nous devons déjà soumettre un avis, un projet d’apprentissage, un bilan de mi-parcours, un état de situation, un bilan final, nous prêter à une rencontre avec le ministère et à une évaluation de la progression de l’enfant dans les 7 matières suivantes: français, mathématique, langue seconde, science et technologie, arts, développement de la personne et univers social. Je vous le répète pour être certaine que vous le compreniez enfin.  Si dans un tel contexte, avec toutes les mesures déjà en place, il subsiste quelconque négligence, et bien c’est du ressort du Directeur de la protection de la jeunesse (dpj), pas des examens ministériels ni du programme imposé.

Julie Roux, M. Roberge, le temps est venu de dire la vérité, Mamanszen.com

Mesurer le temps qui passe

Ça fait quand même longtemps que je suis belle-mère; le petit Coco que j’ai rencontré quand il avait quatre ans… est devenu un jeune homme qui nous appelle du travail pour nous dire que les conditions routières sont atroces et que si on n’a pas à sortir, on devrait rester à la maison. Attends, c’était pas mon rôle ça, y a pas longtemps? 😉

Elles ont réagi

Je vous invite à lire cette lettre de quatre autrices, quatre mères qui ont choisi avec et pour leurs enfants l’apprentissage en famille, et qui croient comme moi (comme tous les parents dans cette situation!) que le projet de loi déposé est une atteinte à nos droits fondamentaux et à ceux de nos enfants.

(Et justement l’autrice du texte qui présente la lettre parle de quitter le Québec au besoin. Je ne sais juste pas où aller pour être à l’abri de ce populisme paternaliste et condescendant qui fait passer la peur pour la raison.)

Ça brûle… (PAS – fiou!)

Mon Homme étant pompier, je sais qu’il y a un incendie en cours… à 2 km d’ici. Que cinq camions y sont déjà (ils n’avaient pas le choix de passer devant chez nous). Et que c’est… sur le terrain où j’ai grandi. Le garage, j’espère, et non la maison que mes parents ont bâtis… 🙁

[Finalement, rien, ouf! De la fumée vue avant son feu!]

Ça doit être dimanche

J’entends les enfants qui s’inventent des scénarios de la Pat’Patrouille (ma fille doit être de bonne humeur pour avoir accepté le choix de jeu de son frère). Il fait encore sous zéro et il a neigé à plusieurs reprises hier mais quand même, sous l’énorme couvert de neige on commence à deviner mes lits de culture (ou plutôt, les allées). Et je viens de commander d’autres semences (surtout des fines herbes qui manquaient dans mes sachets réunis) question de le démarrer, ce printemps! (Non mais j’ai des bébés impatientes et des bébés coléus qui poussent sous fluorescents, déjà, à côté de cosmos plus grands déjà. Ça commence à me tenter… solide!)

Mary Poppins

J’exprimais à un ami qu’étrangement, Mary Poppins (en version livre-cassette) n’a pas fait sur moi une impression bien profonde. En le lui écrivant j’ai fait une petite recherche et appris que Mary Poppins est l’œuvre de Pamela Lyndon Travers, qu’il y a non pas un, mais huit livres (mes questions me coûtent souvent cher… en livres!) et que Travers détestait l’adaptation de Disney.

Chauffer…

Je pense que je devrais améliorer mes connaissances techniques, côté énergie. La bonne nouvelle c’est que je suis totalement ignorante, donc je ne peux que m’améliorer. La motivation vient d’articles comme celui-ci qui explique comment utiliser une petite éolienne domestique pour chauffer une maison, sans convertir la chaleur produite en électricité, mais en s’en servant directement. Fascinant. Mais ça me passe en partie au-dessus de la tête.

Dévitalisation…isme

Pour la postérité… c’est aujourd’hui, 22 février 2019, que la fédération des caisses dont je ne veux pas dire le nom enlève le guichet automatique de notre village, désormais considéré comme inutile (le guichet, mais le village aussi, on dirait) par elle. Ah, elle fait un don à la municipalité. La belle affaire. Anachronique, un guichet aujourd’hui? Dites-le à mes clients qui me paient par chèques. L’institution bancaire s’en fiche, mais la survie des régions passe par les travailleurs autonomes qui y font venir une certaine richesse.

C’est pas parce que je ris que c’est drôle

Bon. Cet après-midi je lisais un article de Radio-Canada. Tout allait bien jusqu’à ce que j’apprenne qu’«On ne peut plus vivre sans téléphone cellulaire» [affirme Diane Pacom, professeure émérite à l’École d’études sociologiques de l’Université d’Ottawa.] C’est comme ça que j’ai appris que j’étais… une zombie. (Ou, du moins… pas en vie!)

L’âge des BD

Bon ben je suis officiellement assez vieille pour que les albums d’Astérix que j’ai achetés adolescente commencent à tomber en morceaux. J’ai dû racheter Astérix gladiateur et Astérix chez les Goths! (Longue vie au site fantastique Les libraires! Grâce à lui j’achète dans les librairies indépendantes de partout au Québec, et mes commandes arrivent vite et avec courtoisie!) Je savais déjà que les plombages du dentiste sont à refaire deux ou trois fois dans une vie (asti), mais les rachats de BD, ça, je savais pas!

ABBA

Mon hiver est disco. Oui oui oui! Ça faisait quatre ou cinq ans que je cherchais en vain mon CD ABBA Gold et que j’accusais mon DJ de chum de l’avoir égaré. Même qu’après Noël je lui ai dit carrément (en riant, là!) que j’étais un peu déçue de ne pas avoir déballé d’ABBA. Eh bien il m’a joué un tour, et m’a offert ABBA Gold et More ABBA Gold (sur lequel, surprise, je ne connais qu’UNE chanson). Et depuis, je m’imagine avec des patins à roulettes aux pieds (des vrais, pas à roues alignés! Comme dans la vidéo de Dire Straits!) – mais juste en imagination, parce que mon poignet n’est pas rétabli! – et je chante (faux et fort). Avec mes enfants qui dansent. Vive ABBA!

Polatouche et surdité ministérielle

Vous serez comme moi contents d’apprendre qu’on trouve en Mauricie des petits polatouches. Ça a l’air que le technicien du ministère était étonné d’apprendre ça. C’est drôle, ça.. parce que sous l’article (là et publié ailleurs), les Mauriciens disent être nombreux à en voir régulièrement. J’en ai ici, je vous l’ai montré, et depuis 2013 au moins, oui. Même que je l’avais indiqué au ministère… sur son propre formulaire! C’est donc étonnant que le ministère ne sache pas… ce qu’il sait déjà.

Le formulaire envoie-t-il les données dans les limbes? Sur une tablette poussiéreuse? Nulle part? (D’après moi c’est ça: nulle part…) Puis-je suggérer que les envoyer directement à ses techniciens et aux autres qui en ont besoin pourrait être, comment dire… plus judicieux? Plus sérieux? Plus intelligent et respectueux? Plus logique? C’est parce que je ne veux pas faire peur à personne, mais avoir de l’information valide et à jour sur la faune et la flore, en cette ère de changements climatiques, ça pourrait comme être légèrement CRUCIAL, vous ne pensez pas? M’enfin, qu’en sais-je, hein. Je suis juste une citoyenne ordinaire… mieux informée que le ministère!

Lire autrement

La liste des livres que je lis en même temps (euh, enfin, durant la même période!) s’est allongée en 2019 (elle est en bas de la colonne de droite, mais ne vous en faites pas, il n’y aura pas d’examen là-dessus demain matin!). De deux livres, un roman et un livre documentaire (celui-là laissé à la salle à manger), parfois trois (ajoutons un recueil de poésie, une lecture à petites doses bien savourées), je suis passée à… plusieurs. Dans la salle à manger, je laisse maintenant au moins trois livres en cours de lecture et, surtout, je m’efforce de lire au moins deux pages de chacun chaque matin. Je me suis dit que comme ça, j’avancerais continuellement, même lentement. Eh bien ça fonctionne! Les objectifs de deux pages à la fois sont presque réalistes avec mes enfants le matin (lui se lève tôt en m’entraînant avec lui, mange, joue, remange, veut une histoire, rejoue, etc; elle se lève plus tard et nous fait un air de beu le temps de lire tranquille un bon moment, puis elle est affamée; entre leurs multiples déjeuners, j’ai un peu de temps, même s’il n’est pas exactement silencieux), alors je me procure des micro-succès personnels en même temps que le café: génial!