Le retour de l’apprentissage en famille, côté cahier

Entre un rhume familial intense et les potagers/semis, l’école-maison avait été mise en pause, en quelque sorte (quoique faut s’entendre: personne ici ne cesse jamais d’apprendre ni de bouger!). Eh bien! Le résultat, c’était une demoiselle très excitée, trop énervée (à mon goût), très difficile à vivre et capricieuse (sans parler d’impolie). J’ai donc sorti… le cahier de français pour la deuxième année (en théorie elle irait en première année en septembre… je voulais donc attendre, mais elle réclamait le cahier!). En une heure nous avions fait quatre pages, de la caligraphie et de la lecture. Et pour le reste de l’après-midi j’ai eu une autre enfant: plus douce, plus calme, plus autonome. Je dirais Tiens tiens… mais ce n’est pas la première fois que je fais cette constatation: ma Puce carbure au travail intellectuel, même si, le moment venu, elle peut rechigner, chicaner, perdre toute concentration… Ce n’est que pour une raison: c’est qu’elle teste ma patience. Si je la perds, c’est fichu. Mais je suis motivée, moi aussi, et si je reste douce et drôle, oh qu’on avance! C’est entre autres pour ça qu’il vaut mieux parler d’apprentissage en famille: tout le monde apprend. Et ma fille apprend… que j’apprends, encore et toujours. C’est précieux, ça! (Et ce soir, j’aurais voulu la filmer à la bibliothèque, lisant sans hésitation à une amie presque un an de plus qui refusait, elle, de lire à voix haute! Youpi, l’école ne pourra pas lui donner cette gêne-là, qu’elle n’a pas!)

Confortable… ou à l’aise?

Êtes-vous confortable dans votre fauteuil confortable? En anglais, you may be comfortable in your comfortable chair, mais en français, non: vous y êtes à bien, à l’aise, et il n’y a que le fauteuil (l’objet) qui puisse être confortable (et jamais la personne… à moins que vous vous asseyiez dessus et que vous la trouviez telle!).

Quant à être confortable avec une idée, n’y pensez pas! Le Multidictionnaire nous le dit bien:

Calque de « to be comfortable about » pour être à l’aise au sujet de, n’éprouver aucun embarras à l’égard de, être d’accord au sujet de, ne pas voir de problème, d’inconvénient, ne pas s’inquiéter au sujet de.

Semis de melons, courges et concombres

Hier soir (en retard selon moi mai sje fais ce que je peux) j’ai semé:

Melons: Yellow baby, melon brodé Oka

Courges d’été (courgettes, donc, et non je n’en ai jamais trop, surtout que cette année je dois refaire ma relish de courgettes pour remplir les armoires presque vides, et que de toutes mes salsas en conserves, celle aux courgettes est ma préférée): Deema, Black Beauty, Yellow crookneck, Sunstripe, Cocozelle, Dunja, pâtissons jaunes

Courges d’hiver: courges Georgia candy roaster, citrouilles Lumina (blanche) et Aspen, courges butternut, courges rouge vif d’Étampes, courges blue ballet

Concombres (à moi la fattouch!): Slicemore, Mercury (petits), citron, Salt & Pepper, Staright Eight

Et aussi des trucs que j’aurais aussi pu semer directement au jardin d’ici une semaine, mais à cause de l’état non fini du désherbage, je craignais, si c’était le cas, de les arracher avec le reste dès leur apparition: épinards de Malabar rouges, cardons Porto spineless, salicorne, Porophyllum linaria (pipicha, qui va remplacer la coriandre par temps trop chaud), cresson de jardin Peppergrass.

Huile à chauffage et mazout

À force de traduction et de vie bilingue, je deviens parfois embrouillée. Notre chauffage principal, ici, est au mazout. Or quand je demande à mon fournisseur, en remplissant son formulaire en ligne, qu’on vienne remplir mon réservoir, je dois cocher «huile à chauffage» (pour remplir la chaudière [appareil qui fournit de l’énergie thermique], et non la fournaise [grand four où brûle un feu ardent]). Un jour, le doute s’est emparé de moi. Huile à chauffage? Mazout? Mon instinct de langagière me disait bien que l’un des deux était erroné. Lequel était l’anglicisme? Huile à chauffage, pour heating oil, ou mazout pour… et là j’ai ri. Parce que mazout ne peut certainement pas venir du mot qui m’est venu en tête, le très rigolo et inexistant mazoot!

 

 

Notes du samedi

Les mouches commencent à sortir (un peu)… et je suis malade. J’étais en déni depuis 4-5 jours mais quand je dois me lever la nuit plusieurs fois pour tousser, c’est plus difficile de nier. Maudite cochonnerie. Comme dit mon fils: Mamou Maman Gaïa Papou MALADES. Ouin. Malgré tout la vigne vierge est plantée (merci à l’Homme) et le désherbage avance un peu, mais j’ai très peu d’énergie, c’est décourageant (je suis là assise par terre à désherber un bout de potager infesté, à me dire que je suis en train de cuire et de déshydrater, mais l’idée de me lever et de me rendre juuuusque dans la maison me décourage… ouf, c’est pas trop mon moi habituel, ça!)! N’empêche qu’à la chaleur de ce matin, et sachant ce qui nous attend, mouchement parlant, j’avais envie de steak et de frites, et steak frites il y aura.

Loi et législation

Saviez-vous que la législation est l’ensemble des lois d’un territoire? En anglais on parle parfois de piece of legislation, ce qui devient mesures législatives, et non loi. Attention, donc, car si le législateur adopte souvent de nouvelles lois, on ne remplace pas l’ensemble des lois tout à la fois. Pas de nouvelle législation, donc.

Savon pour les mains qui passent du temps au jardin

J’ai refait aujourd’hui mon savon décrottant pour les jardiniers, et je ne m’en passerais plus. Même avec des gants, je finis par avoir du terreau incrusté partout, et ce mélange-là sent le bonheur pendant que je frotte doucement. Dur de trouver meilleur usage pour du sucre! Il vient à bout de tout (jumelé à une brosse à ongles, du moins), et me sers de massage hydratant en même temps. J’y reviens plusieurs fois par jour ces temps-ci.

16 mai au jardin

Bon ben j’ai un nouveau lit (environ 44 pieds carrés, sur le coin de la maison), qui accueillera les morelles Sunberry le temps venu. D’ici là dans un coin plus à l’ombre j’ai ai semé du chou frisé et de la bette à carde, et devant, des radis (et j’ai oublié que je voulais aussi y semer de la laitue! Demain! Et je me suis laissée de la place pour les semis de radis de la semaine prochaine aussi). Ah et j’y ai transplanté mes oignons égyptiens (47), ce qui libère un lit au potager pour les piments le mois prochain. Le nouveau lit est paillé. Les semis intérieurs sont arrosés. Pas eu le temps de faire beaucoup plus aujourd’hui, et pourtant ça presse (à cause des mouches qui sont à nos portes). Mon grand lit carré sera fini de désherber et paillé demain. Y faut! Vu aujourd’hui: un colibri dans mon premier cosmos ouvert! (en jardinière sur la terrasse: plus le choix de sortir des trucs tellement je déborde dans la maison!)

Un conseil (plus) inclusif pour vos formulaires

Vous concevez un formulaire que des gens du Québec devront remplir (et non compléter, car votre formulaire sera complet!) et qui comprendra leur adresse? Au lieu d’opter pour le mot «ville», pourquoi ne pas choisir d’utiliser plutôt «municipalité»? Ce dernier terme a l’avantage de concerner (presque) tout le monde, et pas seulement les citadins. On compte 1131 municipalités locales au Québec, dont seulement 230 sont régies par la Loi sur les cités et villes (on trouve au Québec, techniquement, 649 municipalités, 227 villes, 145 paroisses, 43 villages, 42 cantons, 2 cantons unis). Le problème avec mon conseil ici? On continue d’exclure des gens (14 villages nordiques, des villages cris, le village naskapi…) :

[…] certaines entités, comme les réserves indiennes, les établissements indiens, les territoires cris, le territoire naskapi et les terres réservées inuites, ne possèdent pas le statut de municipalité. De plus, toute partie du territoire du Québec qui n’est pas celui d’une municipalité locale est un territoire non organisé (TNO). (Source : L’organisation municipale au Québec en 2018)
Qui dit mieux que municipalité (qui est mieux que ville malgré tout), alors?

14-15 mai au jardin

Hier fille et moi avons semé la moitié de nos graines neuves de tournesol. La moitié… au cas où y serait trop tôt ou que quelque chose irait mal. Qui vivra verra! Le ruisseau d’ail est tout désherbé, engraissé et paillé (j’en reviens pas). Je vois quelques bouts de cotylédons de chou frisé et de radis, et plein pour la roquette: je jubile! Je passe chaque jour arracher le chiendent qui repousse par brins dans ce que j’ai déjà désherbé/semé ou désherbé/paillé (je réussis presque). Plan du jour: finir de désherber le lit des oignons égyptiens (fait!), que je vais déplacer ensuite dès que le lit sur le bord de la maison sera prêt et rempli de terreau. L’Homme devrait planter la vigne vierge, aussi. Et je dois pailler l’ail de l’année (fait!), tout bien sorti de terre, et ensuite on verra ce que j’ai le temps de faire (désherber/pailler un tiers du lit des canneberges, désherber/pailler une partie du deuxième potager – au secours de ce côté). Mon premier cosmos a ouvert hier dans une jardinière que j’ai sortie — pas le choix, car je manque de place sous les néons, et je suis en retard pour mes semis de melon et je dois faire mes semis de courges et courgettes et concombres aussi. La plupart des tomates sont dans leur dernier pot avant leur plantation (comment les tuteurer, voilà la question) et vont super bien, et les piments vont au bord des fenêtres en attendant leur tour, mais je manque de gros pots pour eux. Advienne que pourra!

Fossé et fausset

C’est probablement une particularité régionale de mon coin, mais on entend souvent parler de ces fosses, le long des routes de notre belle campagne… comme étant des faussets (ou enfin, comme je le vois en esprit quand j’entends ça, fossès). C’est au point que j’ai dû vérifier ma perception dans le Multidictionnaire (pour confirmer que j’avais raison de parler plutôt de fossés, oui).

Fossé : Fosse creusée en longueur pour faire écouler les eaux*. Ne roule pas si près du fossé, tu vas y tomber**

Fausset : Voix de fausset. Voix nasillarde. Cet humoriste à la voix de fausset a eu du succès. => Le mot ne s’emploie que dans cette locution.

Dans mon coin, il y a aussi les fosses septiques et les fausses fosses septiques au sujet desquelles il vaut mieux rester sceptique, mais ça, c’est une autre histoire.

 

*Ou pas : quand ils sont bien bloqués, ils servent surtout à l’élevage massif de moustiques. C’est du moins mon observation pittoresque.

**Tiens, on dirait que les auteurs du Multidicitonnaire avaient un micro dans ma voiture l’hiver où le jeune homme de la famille a appris à conduire! Ha!

Pruniers de Damas

Sept petits pruniers de Damas provenant de Rivière-Ouelle ont survécu à l’hiver en pot au potager et sont maintenant plantés en pleine terre chez nous. Ils rejoignent un prunier Petite soeur de Montréal et un prunier d enom inconnu mais arrivé de chez ma mère… justement à Montréal! Le désherbage/paillage se poursuit sous le soleil en prévision de l’arrivée massive des mouches dans une semaine…

Semis du jour (7 mai)

Semé aujourd’hui: Bette à carde Fordhook Giant, chou-rave White Vienna et Purple Vienna, chou frisé Lacinato et Black Magic, panais, salsifis, persil-racine, pimprenelle et laitue beurre. Repiqué quelques persils au jardin. Et décidé qu’un coin au bord de la maison, là où le chèvrefeuille et la vigne à raisins verts ont été enlevés, accueillera maintenant des légumes et fines herbes. Reste qu’à le remplir de bonne terre et à semer/planter.

(Ah et hier en intérieur et un peu tard: coréopsis Sunkiss et amaranthe Love lies bleeding.)

Semis extérieurs

Semis du jour: oignons à botteler Ramrod, navets Hakurei, carottes Sprint et Yellowstone, laitue romaine, mesclun, pois sucrés, pois des neiges, betteraves 3-root grex, radis Easter egg, roquette. Repiqué mes oignons, et désherbé/paillé au 2e potager (une petite partie, mais demain on remplit la minivan de sac de paillis… et on continue). J’ai mal partout, c’est bon signe (après avoir écrit ça j’ai désherbé deux autres lits 4 x 6, ouch ouille ayoye…). Au 2e potager, donné du compost et du paillis à l’ail laissé l’an passé, revu poireaux, origan, ciboulette (partie de semences en 2016 et 2017), monarde, ciboule, thym citron, sarriette d’hiver.

Topinambours

C’est la troisième fois que je sème des topinambours… et je n’en ai jamais récolté! J’ai eu tellement peur quand on m’a dit qu’ils étaient envahissants que je les ai mis, les deux premières fois, dans un sol si dur qu’ils n’ont… jamais poussé! Alors cette année, j’ai osé: je leur ai donné des lits hauts, aux parois métalliques. S’ils poussent comme je le pense, j’aurai comme deux fusées vertes à l’entrée du premier potager! J’ai planté 500 g de Skorospelka (variété soviétique à peau rose-mauve et à chair blanche, aux gros tubercules et prolifique) et autant de Stampede (prolifique aussi, à chair blanche et peau jaune et à saveur de noisette). Faudra qu’on en reparle plus tard en saison!

Un chat qui ronronne? Non, un site qui ronronne!

Vous m’excuserez, mais ce lien-là, qui a l’air bien frivole, pourrait régler bien des problèmes d’insomnie, selon moi. Certains s’en servent comme d’un bruit blanc pour couvrir le bruit ambiant, aussi. C’est tout simplement un ronronnement de chat, que l’on peut modifier selon plusieurs paramètres. Ça a l’air nono, je vous l’accorde, mais… j’en vois l’utilité et les bienfaits. Prrrrrrrr!

Ayoye! (Virevoltants)

Larry Hodgson parle aujourd’hui des virevoltants (ce que, malgré ma profession, j’appelle toujours des… tumbleweeds, parce que bien avant d’être traductrice, j’étais fan de Peanuts, et que dès que je pense à un désert, je vois Spike, le frère de Snoopy, qui habitait à Needles, dans le désert de l’Arizona, où immanquablement roulait des virevoltants) et c’est fascinant! FASCINANT! (Épeurant aussi, notez bien!)