La laine de «nos» moutons

Un article du Devoir sur l’industrie de la laine québécoise (un indice: elle n’est généralement pas entièrement québécoise, la laine. Un deuxième indice: il n’y a plus de filature…).

Alors qu’autrefois la laine des moutons pouvait rapporter autant à un éleveur que la viande d’agneau, la situation s’est aujourd’hui inversée. « Le prix de la toison oscille ces temps-ci entre 30 et 80 cents la livre et une brebis produit entre 5 et 10 livres de laine par année », rapporte David Mastine, président de la Coopérative canadienne des producteurs de laine.

Avec un prix de tonte fixé entre 3 et 5 $ par bête, la marge de profit est inexistante. « En gros, le prix que le producteur obtient pour la laine couvre le coût de la tonte et c’est tout », explique David Mastine.

Semences pour 2019

J’ai réussi à commander mes semences pendant les fêtes (techniquement: suffisait de prolonger mon congé pour que ça compte dans les fêtes, ok…) sur Fedco (le nom est laid, l’entreprise est belle et bonne). Bon, j’attends encore une confirmation, mais au moins mes choix sont faits. Et ce sera surtout des fleurs. Pour les légumes je vise un panier bio et l’utilisation des semences (nombreuses) que j’ai, c’est tout. On verra bien!

Rappel amical

Pour une fois je suis à mon affaire comme du monde, et je vous encourage à faire de même. C’est la fin de l’année… faites donc une petite copie de sauvegarde de vos fichiers importants. On ne sait jamais! (Au prix où sont maintenant les disques durs externes, il ne faut pas se passer de cette tranquillité d’esprit-là! Ah oui bien sûr y a le nuage, l’infonuagique, aussi. Comme vous voulez! Sauf que mon disque dur est mille milliards de fois plus rapide que ma connexion rurale (téléverser des gigaoctets de photos, oyoyoye, impensable!) et qu’il est vraiment à moi, contrairement à votre nuage (qui est pourtant sur un serveur physique que possède une entreprise, dans un espace qui appartient à quelqu’un). Et que, débranché, chez moi, il ne peut pas être hackéfaire l’objet d’une attaque informatique (une blogueuse échaudée, hein…). Ça en prendrait un autre que je garde ailleurs, d’ailleurs!) Pensez-y! Biiiiiiip!

Astérix au cœur de tout

Avant Noël ma fille a terminé son cahier de français. Celui qu’elle aurait dû, théoriquement, finir en juin… 2020. On a pris un peu d’avance sur les progressions scolaires typiques (c’est normal puisqu’on a un ratio parent-enfant de… 1:1; faut pas en tirer trop de fierté: plus tard on aura peut-être besoin de prendre du retard — tout cela est très relatif!) et là… on va s’amuser! Comment? Avec Astérix! Tout Astérix. Les albums, les films, les albums des films, et bien, bien plus. L’antiquité grecque et romaine, les Vikings, les (sic) Indiens, les pirates, le latin, la réalité, la fiction, la BD, la traduction… j’ai une pile de livres haute comme ça, plein d’activités et de documents glanés en ligne, plein d’idées… et même une nouvelle commande, qui comprend un livre sur les citations latines dans Astérix et un sur les banquets inspirés des histoires!

Ça, là, cette idée de ne plus séparer artificellement les matières, d’étudier à partir d’un thème et d’explorer de tous les côtés, de partir d’un intérêt et d’y plonger… c’est un des grands, grands bonheurs de l’apprentissage en famille. Nous avons pris de vraies vacances pour les fêtes, à la demande de ma Puce. Mais là? Nous sommes deux à avoir bien hâte de recommencer!

Fermeture de biscuiterie

J’ai fermé la biscuiterie annuelle ce matin, en décidant que les baklavas seront juste pour nous si je les fais (pendant les fêtes, pour nous, je vise ça et des cannoli). Les biscotti ont été fait hier (74). Et MAINTENANT, à cet instant, en regardant ma longue liste de biscuits et bouchées, alors que je m’apprêtais à dire que j’avais rempli dix boîtes métalliques, dont une avait déjà été livrée, je constate que… les carrés au dulce de leche… je les ai oubliés. Jamais coupés, ils attendent leur tour… Oups! Ce sera autre chose pour nous et nos visiteurs. Car il reste quand même deux énormes plats de biscuits et un troisième énorme plat de sucreries variées… sans compter mes carrés oubliés! Mais bon, est-ce vraiment un surplus quand c’est peu périssable? Appelons ça un congé – pour moi! Et je devrais profiter de ce congé pâtissier pour quelques semaines, certain!

Biscuiterie du mardi (même si ça me tente paaaaas)

Petites meringues (4 blancs d’œuf – et j’ai bien réussi, cette fois, elles sont blanches-blanches; et j’ai appris que nos petites meringues sont, pour les anglophones, des meringue cookies! Je présume que pour eux, meringue, c’est la meringue qu’on trouve sur une tarte au citron), biscuits chocolat amer et caramel à la fleur de sel inspirés de cette recette (68), carrés de Rice Krispies des fêtes (deux fois un moule 9″x13″), carrés au dulce de leche (un moule carré – je pense en faire un second) – ah non, j’étais certaine d’avoir déjà écrit la recette ici quelque part, mais je ne la trouve pas! Arg! (Comme dit souvent mon fils, d’ailleurs.) Avec un peu de chance et d’effort, les biscottis seront aussi fait aujourd’hui.

Biscuiterie – la suite

La biscuiterie de Noël se poursuit; même qu’il ne reste qu’un biscuit à faire, qui attend (en rouleaux de pâte) au frigo, et que je suis rendue dans les autres bouchées sucrées qui vont remplir les trous des boîtes bien remplies de biscuits. Alors?

Biscuits aux brisures blanches, brisures bicolores et brisures de biscuits (93), biscuits aux graines de chanvre, de sésame et de chia, aux canneberges (100), fudge (64 petits carrés), carrés à la confiture tarte aux pommes (pas encore coupés), boules au rhum (84).

Les 5 projets restants (total de 19, donc) attendent parce qu’il me manque un ingrédient par recette, qu’il faudra se procurer.

Biscuiterie annuelle

J’ai rouvert la biscuiterie de Nowel hier avec 81 biscuits à l’orange et au zeste de citron, 75 biscuits double chocolat pour que mes enfants me laissent procéder au reste de mes projets biscuités, et 93 biscuits mystère, dont je vous réserve la surprise pour bientôt et qui vont, tout simplement, me faire gagner Nowel 2018 (comment ça, c’est pas un concours? Mauvais perdants, va!).

Du gros fun

Savez ce qui est suuuper agréable un dimanche soir par moins quinze? C’est quand la poignée de la porte d’entrée décide de… ne plus ouvrir de l’extérieur. (De l’intérieur, elle ouvre si on tourne d’un côté, pas de l’autre.) Le jeune homme revenu tard a dû faire le tour de la maison pour trouver âme qui… puisse lui ouvrir. Ce matin, revenant du poulailler avec une grosse cloche d’eau gelée, j’ai été plutôt étonnée de… m’être embarrée dehors! Alors aujourd’hui, vous pensez que c’est l’arbre de Nowel, la priorité? Ouan.

T’es où?

Vu l’année de ma naissance, je suis d’une génération (ça voulait dire 33 ans avant, mais maintenant, quoi, 3?) qui n’a pas entièrement fait le saut vers la vie en ligne, qui s’est développée en douce tandis que nous devenions adultes. J’ai eu la chance d’avoir accès à Internet dès mes années de cégep, vers 1993 (quand on trouvait beaucoup de listes de livres de bibliothèques universitaires et que les moteurs de recherche s’appelaient tous crawler ou quelque chose d’arachnidique!). Alors tous ceux que j’ai connus quand j’étais jeune ne sont pas en ligne (d’autres sans doute ont préféré m’oublier, ha). Ou du moins pas super ouvertement. Alors R., tu as célébré un an de plus hier, et je ne sais pas où tu es, vivante ou morte, en Amérique ou au Moyen-Orient ou ailleurs (je ne me permets pas de limiter tes possibles, qui sont infinis). Mais je pense à toi, et pas juste le 24 novembre. Par curiosité bienveillante: j’espère que tu vas bien, que tu es comblée.

Vendredi sans achat+

Hier, c’était le jour sans achat, n’est-ce pas? (Vendredi noir? connais pas!) Eh bien j’y ai trouvé un autre super avantage: tous les sites, fabricants, distributeurs, détaillants, alouette qui m’ont envoyé des courriels de promotion (et qui ont suscité ma pitié, tellement ils ont eu l’air d’avoir besoin de clients)… ont été visités. Oui: pour supprimer mon nom de leurs listes d’abonnement. Ouf, ça fait déjà du bien!

On continue

Aujourd’hui, soupe aux pois aux légumes rôtis et à la citrouille. Avec mon beau bouillon d’hier, dégraissé? Non! Avec un jarret de porc! Et aussi, baguettes (la machine me prépare le mélange, moi je ferai lever et cuire). Je pense que le souper ne sera pas plus compliqué que ça. De toute façon les zozos carburent aux biscuits à la citrouille (j’en suis la première étonnée). Ah merde là j’oublie les meringues à faire: mes blancs d’oeufs re-température-de-la-piècent depuis tantôt. Ouille, congestion dans le four!

Productivité

Journée productive ici, comme j’en ai parfois. Une citrouille gigantesque, cuite au four en tiers (pas plus de place que ça dans mon grand four!), ses graines (presque deux tasses!) rôties et salées avec du cari. Une fois cuite et pelée, la citrouille m’a donné plus de 40 tasses de purée (dont 32 tasses au congélateur pour plus tard)! Un bouillon porc-poulet (tous les os que j’accumulais), filtré, qui refroidit. Un jambon haché pour des boulettes ce soir. Des pommes de terre en purée pour la même raison… et pour un autre soir aussi, et tant qu’à y être… des bonbons aux patates. Une miche de chala. Et toute la vaisselle pour tout ça, faite. Et il n’est pas encore 15h!

Plus tard:

Finalement j’ai fait 68 biscuits à la citrouille, mes boulettes de jambon — frites dans la pâte tempura, miam, et une purée de citrouille aux amandes (et re-la vaisselle). Et ma fille… aime les bonbons aux patates!

Un artiste à découvrir: Jay Dart

Envie de découvrir un artiste qui crée tout un monde empreint de fantaisie et de douce folie? Explorez l’univers de Jay Dart! Jay produit plus que des oeuvres à regarder: son alter ego se promène dans un univers onirique et tisse des récits éthérés au fil des découvertes-créations-réflexions qui ponctuent son cheminement. Magique!

(Pour tout révéler: j’ai connu les oeuvres de Jay Dart parce que je traduis parfois ses textes pour la Galerie Youn. C’est toujours un grand plaisir de jongler avec les mots pour trouver avec cet artiste bilingue le mot juste pour traduire ses envolées lyriques.)

Pipis en tournée

Un nudiste à la bibliothèque municipale, ça vous ferait réagir? J’espère que vous n’appelleriez pas la police… si le nudiste en question avait moins de trois ans. Que voulez-vous, mon fiston traverse une autre de ces phases dont j’avais volontairement-mais-inconsciemment oublié le passage: celle de la régression côté propreté… jumelée (causée par?) à une poussée de molaires et (donc?) à des crises d’hystérie masculine pas trop rationnelles merci. (Heureusement pour tous, il entre-coupe les éclats de cette phase-là avec des bouffées d’affection dignes de mention.) Bref quand le maman moi besoin de faire pipi dans la toilette a été dit, trop tard il était. Et évidemment (non mais ma vie est de même, je vous jure) j’avais LA VEILLE enlevé à peu près 12 vêtements pour tigars de ma minivan. Ils y traînaient depuis des mois, c’est donc hier que ma coupe a débordé, ben sûr. Une chance: l’Homme était au bout du fil. Sinon… on revenait avec un nudiste enroulé dans une couverture et ficelé dans son siège je ne sais pas trop comment! 🙂

11 novembre en raquettes

C’est pas tous les ans que ça arrive, mais j’ai sorti mes raquettes ce 11 novembre. Parce que j’en avais BESOIN. Et c’est pas tous les ans que le déneigeur passe travailler un 11 novembre non plus!On avait eu de la neige 3-4 matins déjà, mais celle qui est tombée hier et avant-hier est là pour vrai. Un bon 20-25 cm. Avec une croûte dessus. Bien des branches ont cassé.

(Je vais faire une vieille de la vielle de moi, mais le 1er novembre 1993, à Montréal, il y avait eu deux pieds de niege comme ça: POW! En toute naïveté j’ai attendu le bus et je me suis rendue de peine et de misère au cégep… pour apprendre que tous les cours étaient annulés, car le contrat de déneigement n’avait pas encore commencé! Et retour… ça m’a pris 3 heures, cet aller-retour, et j’y ai perdu de la naïveté! Ha!)

Automatisation

Un excellent texte sur l’automatisation et son mirage. Traduction libre d’un tout petit extrait :

Dire : « les robots volent nos emplois », c’est prêter à la technologie un pouvoir qu’elle n’a pas (encore ?). Dire : « les capitalistes réalisent des investissements ciblés en automatisation de manière à affaiblir et remplacer les travailleurs humains afin de s’enrichir encore davantage » est moins accrocheur, mais plus exact.

Le capitalisme a besoin que les travailleurs se sentent vulnérables et le soient. Et comme l’automatisation a une fonction idéologique en plus d’une dimension technologique, les gens de la gauche doivent continuer de prendre part aux conversations sur les changements technologiques et sur la façon d’y réagir.

Annuler l’Halloween

Je suis peut-être une marâtre, finalement… je viens d’annuler l’Halloween. Ou du moins, puisqu’on a pu profiter, samedi, de la Tournée des becs sucrés de Louiseville (pour accumuler plein de bonbons que mes enfants goûtent pour les rejeter avec dégoût dans 95% des cas…), je viens d’annuler la partie de la journée qui prévoyait de passer de maison en maison au village. Déjà, je ne crois pas que beaucoup de maisons ouvrent leurs portes (et je ne sais pas à quelle heure, non plus!), et j’ai un petit-de-pas-encore-trois-ans à embarquer dans cette épopée, mais surtout? Y MOUILLE. Il fait un seul minuscule degré-virgule-un, on a eu de la neige une bonne partie de la journée, et il faut, pour tout dire, dégueu. Juste aller voir les poulettes mécontentes-pour-cause-de-météo et revenir, j’étais trempée et transie.

Alors quelle solution? Le remplacement de plaisir, un concept auquel ma fille adhère autant que moi. Pas de tournée de bonbons en costume? On remplace. Pas pas une autre occasion de finir trempée et gelée, mais par… la première idée que j’ai eue: on soupe en bas, devant la télé de la salle familiale. En costume si on veut. Du jamais fait! Eh voilà ma fille ravie. (Ouf, merci la vie et merci ma fille! Je veux bien faire plus de ménage ce soir si j’évite trois humains transformés en chats-mouillés-costumés-glacés!)

Samedi, en récoltant des bonbons, justement, j’ai entendu quelqu’un proposer de déplacer l’Halloween un mois plus tôt (le 31 septembre, vous connaissez? Journée mythique! Mais disons le 30…). Je pense que le monsieur avait peut-être fichtrement raison…

Comme l’hiver

Je trouve l’idée des mini-maisons vraiment fascinante, avec plein de beau avantages. Mais: l’hiver. Ce matin, un peu de glace et quelques centimètres de neige mouillée, et même quelques gros flocons. Deuz zozos qui sautent de joie et veulent seulement sortir jouer là-dedans. Eh bien c’est là que j’apprécie a) mes amis et nos familles de qui nous avons hérité BEAUCOUP de vêtements de neige et b) ma grande maison (pour aujourd’hui on oublie ses nombreux désavantages, ok?). Fouiller dans nos affaires d’hiver c’est mieux qu’aller à la friperie (plus efficace en tout cas). Ce matin je ne savais pas de quoi avait l’air le deuxième habit de neige de mon fils pour l’année, mais… je l’ai quand même trouvé! (Deux, c’est le minimum; ici, les habits n’ont pas le temps de sécher entre deux récréations, non: on rentre boire un chocolat chaud et on repart, bien souvent, en laissant derrière (et à sa mère…) une flaque et un habit trempé!) Et je sais même de quoi mon gars aura l’air… pour le prochain hiver (3 habits complets l’attendent, hourra!). Alors même si je suis contente chaque fois qu’une caisse ou trois de linge part ailleurs, je sais quand même apprécier les réserves ici accumulées. (Si on voulait une mini-maison, il faudrait l’installer… au milieu de notre entrepôt privé! Je pense pas que ça respecte trop le concept!)