Cotton ouaté-gate

Ai-je vraiment besoin de dire qu’en 2019 les codes vestimentaires sont une plaie archaïque qui servent les fins discriminatoires de certains? La compétence compte plus que le respect de règles superficielles qui ne visent que la conformité aveugle. Ne pas respecter ces règles, ce n’est pas manquer de respect à des personnes, mais faire un peu de lumière sur ces hypocrisies institutionnalisées. Un complet, un tailleur, qu’est-ce au juste à part un costume de mauvais théâtre? Respectez-moi, je porte un suit? Qu’est-ce que ça prouve au juste? Que vous êtes membres de l’élite, ou du moins prêt à vous plier à des exigences classistes qui vous donnent l’air légitime? Ouvrons les yeux: les parlementaires qui prétendent être indignés sont surtout, exactement comme des enfants de cinq ans, en train de dire «Mais Madaaaaaaame, Catherine suit pas les règles!» et devraient être traités comme des petits tyrans hypocrites, comme il se doit. Les uniformes de toutes les sortes me donnent envie de cracher par terre. Je les refuse. (Élisez-moi aux prochaines élections, et on va avoir du gros fun nouère! Moi mes talons restent à terre. Mon linge est mou. C’est mon esprit qui ne l’est pas. Ha.)

Ciao, Windows

Dès janvier 2020, Microsoft va cesser ses mises à jour de Windows 7. Or j’ai deux ordis, mon ordi de travail et le portable pour médias jumelé à une télé, qui sont sur Windows 7. Plus que deux mois pour me décider. Et je me suis décidée. Ce sera Linux. Oui, même pour le travail. Parce qu’en 2019, y a plus grand chose qui résiste à ce non-envahisseur gratuit! (L’autre option: payer pour Windows 10, qui ne m’attire pas mais qui attire, comme toutes les versions de Windows, les virus et pirates!)

Je ne m’y connais pas assez pour vous guider, mais assez, oui, pour vous encourager à aller dans le même sens. D’ici Noël, les cinq PC de la maisonnée devraient rouler sous Lubuntu, Ubuntu (hmmm en fait le portable déjà sur Ubuntu, je devrais le faire passer à Lubuntu…) ou Mint (qui vient avec Wine, l’émulateur de Windows qui va pouvoir se charger de mes loginosaures pas encore remplacés pour une solution Linux). Pour le chromebook, ça reste à voir… y a Damn Small Linux qui me semble intéressant.

(Je picosse, là, laissez-moi picosser un peu)

On dira ce qu’on voudra contre l’apprentissage en famille (et le ministre de l’Éducation ne se gêne pas pour nous faire passer collectivement pour des incompétents négligeants qu’il faut contrôler), mais moi (monsieur le ministre), j’ai fait tester mon eau récemment, et elle n’a pas de problème de plomb. (Je n’ai même pas eu à supprimer les boissons sucrées pour que mes enfants en boivent: elle est parfaitement pure, mon eau!) Et chez nous, personne ne souffre de pénurie d’enseignantes.

Cette main haute

J’ai de la chance: j’ai réussi à éviter d’entendre la chanson en traduit du parti libéral fédéral. André Racicot en a tiré un billet qui souligne avec justesse qu’il vaut mieux laisser la traduction à… ceux qui connaissent la musique!

Cet incident met en évidence le statut précaire de la traduction au Canada. Il constitue une démonstration éclatante du danger à s’en remettre à des amateurs qui s’improvisent traducteurs.

André Racicot : Au coeur du français

Et vous, parlez-vous traduit?

Le ministre a tort

En continuant d’insister pour que le projet d’apprentissage des matières obligatoires que suivent nos enfants soit calqué sur ce qui se fait à l’école et en imposant les méthodes d’évaluation propres au milieu scolaire traditionnel, nous croyons fermement que le règlement publié ce matin par le ministre contredit la lettre et l’esprit de la loi 144.

[…]

Les changements que le ministère apporte avec l’adoption de ce nouveau règlement sont pour la plupart inapplicables et réduisent la capacité des parents d’offrir à leurs enfants une éducation à la maison de qualité, conforme à leurs valeurs et qui respecte les capacités de chacun des enfants inscrits dans ce programme.

Regroupement des associations de parents impliqués dans l’enseignement à la maison, Le ministre de l’Éducation ignore les recommandations du Protecteur du citoyen et des parents dans le dossier de l’enseignement à la maison

Je pardonne l’erreur, même répétée. Je pardonne l’ignorance. Je ne pardonne pas le paternalisme sourd et aveugle qui s’obstine parce qu’il sait qu’il a raison en l’absence de toute donnée probante (c’est pire, en fait: il refuse de consulter les preuves ET les experts!). Je ne pardonne pas le mépris (soyons bien clairs: mépris des femmes et mères qui portent le projet d’école-maison la plupart du temps, donc misogynie et sexisme) et je ne pardonne pas le mensonge (appelez ça de la désinformation et une grande lacune journalistique, mais à la base, cet homme-là ment).

Amenez-en!

Samedi matin? Un souci médical qui se révèle n’être rien d’inquiétant, un médecin convaincu par mes soins de changer ses plans de vacances et de partir plutôt pour la Côte-Nord (il va aimer ça, je le voyais déjà!), une collecte de panier de légumes bio (toujours un plaisir) et un jeans dans lequel je suis soudainement très confortable à nouveau – mon jean préféré de fin d’université (petit calcul, ça fait 22 ans…)! Wouhou!

Courgettes et leçon

D’ici 2-3 jours, je vais commencer à récolter ici quelques courgettes toutes différentes (verte rayée, jaune, verte, plus ovale et vert pâle…)! La leçon: le mois de retard était dans ma tête. Mes semis étaient plus petits que d’habitude quand je les ai plantés (plus tard que d’habitude aussi), mais je leur ai donné un lit sans indésirables, plein de compost et du paillis par dessus… et voilà le retard soudainement rattrapé (et le lit si foisonnant que je vais avoir besoin de manches longues pour la récolte – sinon bonjour les dermatites!)! (Comme quoi aussi quelques jours de chaleur tropicale suffisent parfois…)

Panier de bonheur

Faudra que je vous reparle de mon abonnement aux paniers bios et locaux – j’adore! Le bouquet garni de mon premier panier est en train de devenir soupe. Parce qu’évidemment, une petite journée de semaine, je ressens le besoin d’un velouté poireau-asperge au bouillon de poulet et morille (oh que je vais y lancer mes fanes de radis aussi!)! 😉

Histoire, histoire…

C’est drôle hein. En lisant « Des anglophones ont demandé des modifications à un programme d’histoire – Ils reprochaient au programme de 3e et 4e secondaire d’être trop “centré” sur les “Canadiens français au Québec”.», j’allais dire que j’étais d’accord. Sauf que finalement ils ont demandé qu’on parle mieux et plus du Canada, et que Mordecai Richler soit ajouté aux artistes francophones (!!!). Là, pas d’accord! Mais je trouve quand même que le programme québécois d’histoire est trop axé sur le Québec. Pour placer le Québec dans le monde, il faudrait le connaître un peu, ce monde, et ce n’est pas le cas. (Je me souviens, moi, dans une version antérieure du programme, d’avoir étudié le système féodal deux fois. Mais octobre 1970, ça, c’était dans le coups optionnel seulement. Évidemment.)

(Oui c’est pour ça qu’avec ma fille j’ai commencé l’histoire en première année, qu’on a vu l’antiquité et la préhistoire et qu’on se dirige tranquillement vers le moyen âge. Ben franchement, à la fin je ne veux pas nécessairement que ma fille soit capable de tisser une ceinture fléchée, mais je veux qu’elle puisse, en parlant de ceinture fléchée, faire des liens avec les tartans écossais et expliquer comment les humains tissaient, dès la préhistoire.)

Deux nouvelles de saison

  1. Après quelques jours, je suis officiellement à nouveau vraiment pas pire en attrapa-écrasage de maringouins en vol. Ah, les expertises saisonnières de l’habitant du Québec profond! 😉
  2. Sous Colombine il y avait six œufs depuis 21 jours, et sous Colombine il y a maintenant au moins deux poussins. Les autres, elle ne m’a pas encore laissé les voir et/ou ils sont en train de briser leur coquille, mais d’ici demain, on devrait bien avoir six poussins (s’il n’y a pas eu de pépin).

Ben ouais

« il faudra bientôt cesser de prétendre que Desjardins est autre chose qu’une banque. En fait, sa mission est peu à peu passée de caisse d’épargne destinée à améliorer la situation financière de la population à une institution qui cherche à maximiser ses rendements, au détriment des services aux membres »

Desjardins devient une banque, critique l’IRIS

C’est évident depuis longtemps. Et l’an passé, l’abeille a disparu du logo en alvéole. Elle représentait qui, vous pensez, l’abeille? Ben voilà.

Bravo à la protectrice du citoyen

Quand même, le Protecteur du citoyen a reçu plus d’une centaine de lettres (y compris la mienne!) au sujet de ce règlement. Un parmi d’autres que le ministre de l’Éducation veut faire adopter unilatéralement parce qu’il a raison malgré ce que tous les gens concernés en pensent.

Dans une lettre adressée au ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Jean-François Roberge, la protectrice du citoyen, Mme Marie Rinfret, commente le projet de Règlement modifiant le Règlement sur l’enseignement à la maison. Elle se dit préoccupée par certains enjeux soulevés par les modifications proposées.

(…)

Selon la protectrice du citoyen, les impacts du Règlement actuel sur l’apprentissage des enfants scolarisés à la maison ont été peu ou pas documentés. Elle estime que, tant que ces impacts ne seront pas suffisamment connus, modifier le Règlement serait prématuré. De plus, elle considère primordiales les étapes de discussion et de consultation, notamment des parents. Il en va de l’adhésion de toutes les parties impliquées.

Projet de Règlement modifiant le Règlement sur l’enseignement à la maison, 13 mai 2019

Notre ami le kangourou

Récemment, après la lecture d’un livre sur l’Australie, j’ai trouvé le premier épisode (en français) de Skippy le kangourou (1966!) pour mes enfants (et ensuite la version originale d’un remake plus récent de Skippy the Bush Kangaroo). Pour la énième fois depuis 25 ans, j’ai entendu Guy A. Lepage dans ma tête…

[Contexte: à l’époque où André Robitaille animait l’émission du samedi matin de Radio-Canada qui présentait plein d’émissions animées, de l’hymne national canadien (avec enfant baveux et saut à la perche) aux Héros du samedi (ou à ce qui a suivi cette épique émission), un bon samedi que je le regardais (même si j’étais plus âgée que le public cible: André Robitaille est irrésistible!) il a eu comme invité Guy A. Lepage. En plein milieu d’un de leurs sketches, après une réplique d’André Robitaille, Guy A. Lepage, pince-sans-rire, s’est tourné vers la caméra et a dit (oui je m’en souviens comme si c’était hier matin):]

Je n’ai pas vu une telle performance d’acteur depuis celle du garde-chasse dans Skippy.

HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA!
Il suffit de revoir ledit garde-chasse pour que la blague soit aussi drôle que la première fois à nouveau!

Ça s’appelait prématernelle

J’ai été à la (pré)maternelle à 4 ans, moi, sans qu’on me demande mon avis. À l’époque, c’était une demi-journée, ce qui correspond aux capacités d’enfants aussi jeunes. Ce qui signifiait que je passais 90 minutes dans un autobus scolaire 5 fois par semaine (ce serait exactement la même durée de transport/perte de temps pour mes enfants). Je m’endormais systématiquement dans le bus le matin. Je m’emmerdais systématiquement quand on voulait forcer une sieste en mi-matinée. Je me souviens de plein d’activités, de la cuisinette en plastique que j’adorais, de comptines sur Jésus et des petits chats.

Mais je me souviens aussi que ce que j’aurais voulu, c’était rester chez moi et profiter encore de ma liberté. (Oui je pensais comme ça à 4 ans, parce que j’avais toujours été très libre – je pense souvent aux tortues qui grossissent selon la taille de leur aquarium; mon espace était gigantesque.)

Il y a des avantages aux maternelles 4 ans. Pour le ministre (parce que lui, il a toujours raison, et il ne fléchit jamais, puisqu’il a raison, peu importe qu’il ne consulte personne, il a raison). Pour les parents (moins cher qu’un CPE, et même endroit que la fratrie, facile). Mais pas nécessairement pour (tous) les enfants.

Un détail

Dans ce texte d’Yves Boisvert, qui parle de la crue et des innondations actuelles, un détail vraiment important, qui échappe souvent aux citadins: les conseils municipaux et les maires et mairesses des petites municipalités… ne travaillent pas à ce titre à temps plein. Généralement, sans situation d’urgence, je veux dire. Ils gagnent bien souvent, tout bien compté (réunions, comités, préparation, etc.), bien moins que le salaire minimum, comme maire ou conseillère. On les voit se dévouer dans leurs municipalités respectives; c’est fantastique. C’est aussi du bénévolat (avec perte de revenus d’emploi, en plus) dans bien des cas…

Voyons donc!

Heille c’est quoi ce crachat de Marie-Claude Lortie dans un article ne parlant pas de la réalité rurale du tout, qui se termine avec un « Est-ce que le boycottage [de Facebook] est l’unique solution? Déménager à la campagne et tourner le dos à tout ce qui est réseau?» La ville qui crache sur la région par mépris ordinaire, je dirai, pour citer l’autrice que… «ça fera», oui.

Oui, «On a tous besoin d’avoir ensemble, comme internautes, comme citoyens et consommateurs, une sérieuse discussion sur des solutions réalistes»; c’est quoi alors, l’idée d’exclure d’emblée les Québécois qui ne vivent pas en ville? Du petit mépris ordinaire. Ça part ben mal une discussion.

Je ne suis pas la seule à dire qu’il ment (c’est flagrant)

Tout ce qu’écrit Julie Roux dans le billet dont voici un extrait est VRAI, et prouvé.

Vous savez M. Roberge, il est bien plus facile pour un parent d’aller porter le matin son enfant à l’école et d’aller le rechercher le soir que de veiller au grain toute la journée, de mettre de côté sa carrière, de piger dans ses économies, de faire face aux préjugés (que vous contribuez d’ailleurs à alimenter), de planifier, de défrayer tous les coûts relatifs au matériel, aux abonnements, aux sorties.  Sans oublier tout l’aspect bureaucratique auquel nous sommes déjà soumis depuis juillet 2018.  C’est d’ailleurs ici au Québec qu’on retrouve les mesures les plus restrictives en matière d’éducation à domicile.  Nous devons déjà soumettre un avis, un projet d’apprentissage, un bilan de mi-parcours, un état de situation, un bilan final, nous prêter à une rencontre avec le ministère et à une évaluation de la progression de l’enfant dans les 7 matières suivantes: français, mathématique, langue seconde, science et technologie, arts, développement de la personne et univers social. Je vous le répète pour être certaine que vous le compreniez enfin.  Si dans un tel contexte, avec toutes les mesures déjà en place, il subsiste quelconque négligence, et bien c’est du ressort du Directeur de la protection de la jeunesse (dpj), pas des examens ministériels ni du programme imposé.

Julie Roux, M. Roberge, le temps est venu de dire la vérité, Mamanszen.com

Mesurer le temps qui passe

Ça fait quand même longtemps que je suis belle-mère; le petit Coco que j’ai rencontré quand il avait quatre ans… est devenu un jeune homme qui nous appelle du travail pour nous dire que les conditions routières sont atroces et que si on n’a pas à sortir, on devrait rester à la maison. Attends, c’était pas mon rôle ça, y a pas longtemps? 😉