Teva

Je passe l’année pieds nus. Oui, même en hiver, du moins à l’intérieur. Non, je n’ai pas froid. Ce qui me donne froid, c’est porter des chaussettes et des souliers, car les chaussettes deviennent humides et alors je gèle! Pour me réchauffer, suffit généralement… de me déchausser! Le seul problème, en été, c’est que je ne contrôle pas toujours le terrain sur lequel je marche (chez nous il y a encore des débris, j’avoue, mais je sais où!). Ah oui: y a aussi que je suis madame accident. Celle qui se coupe, celle qui se brûle, cherchez pas, c’est moi! (Ça semble s’améliorer avec le temps, heureusement!) À Éclipse l’été passé, j’ai fini par passer quatre jours avec un pied fermement bandé… de duct tape. Bravo. Mais mon bandage adhésif valait mieux que marcher sur une plaie vive, réalisée avant le début du festival (faut le faire…) en marchant sur un piquet de kiosque (le… nôtre; j’ai un don, j’vous dis!).

La solution, donc, pour passer un été (et un printemps et un automne) les pieds heureux mais pas saignants? Des sandales. Mais pas n’importe lesquelles, non: mes Teva d’amour! Ce sont mes sandales préférées, et de trrrrès loin. Elles sont légères, toutes simples, résistent aux passages dans les rivières, les lacs et les ruisseaux, et j’arrive presque à oublier que je les ai aux pieds. Seule chose à laquelle elles ne peuvent pas résister: un jeune chien qui gruge pour canaliser son anxiété. Sans cette leçon que m’a donnée Roxy, j’aurais encore mes premières Teva, achetées il y a pourtant au moins huit ans, et toujours aussi bonnes! (C’est d’ailleurs la seule chose que Roxy a détruit ici, et ça fait bien longtemps: elle ne grignote plus que sa bouffe chez nous, car elle a compris qu’ici on répondait à ses besoins chaque jour; la belle n’a plus à s’inquiéter de dépenser toute son énergie: elle sait maintenant que ça sera permis et que l’occasion lui en sera fournie! Si votre chien gruge des trucs et que vous m’en parlez, attendez-vous à vous faire demander combien de fois par jour il est promené et pour combien de temps.)

D’habitude, sortir mes Teva annonce le printemps chez nous (et le printemps est hâtif côté sandales pour moi! Peu importe la pluie et le frette dehors!). Cette année… ça a plutôt été de les commander! Et si d’habitude je fais attention de ne pas nommer les choses par leur marque (sauf le Bodum!), là… c’est différent. Des sandales, j’en ai d’autres aussi (qui font plus propre, quoi que vous ne leur trouverez pas le moindre talon ni rien). Mes Teva (le modèle Pretty Rugged, que je trouve particulièrement idéal) sont… autre chose. Ce sont mes Teva.

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6 réponses à Teva

  1. Je partage cette habitude du nu-pied.
    Et j’ai mes inséparables « gougounes » (paraît qu’on doit dire « tong » maintenant) qui sont ma marque de commerce!
    Ah.. le bonheur de tout sentir avec nos pieds!

    • vieux bandit dit :

      Les gougounes, ça n’entre pas chez moi! Invention du yabe! 😉
      (Chacun ses trucs: moi j’aime les Crocs et plein de gens les trouve affreux! (je m’en fiche!))

      Pas capable d’avoir une gogosse entre les orteils! (Par contre ça s’enlève vite!)

  2. manon dit :

    vive les pieds nus!!! C’est tellement rare que j’ai des souliers dans les pieds… Il m’arrive même d’aller chercher mon courrier pied nu jusqu’au chemin. heu, j’ai pas d’asphalte hein, vous l’aurez devinez 😉

    Je me rappelle, enfant je courais nu pied dans la gravelle et ça traumatisais certain.

    Spécialiste t’es chanceuse de supporter la gogosse entre les orteils pour les gougounes, moi chu pas capable. Mais j’ai une espèce de paire de sandale qui s’enfile ou s’enlève « one easy quick step » comme une gougoune, mais sans la gogosse entre les orteils 🙂 Toujours sur le bord d’une des portes de la maison dès le printemps. L’autre porte, ya ma paire de fausse crocs laide mais fort utile 🙂

    • vieux bandit dit :

      La route ici est asphaltée et je dois la traverser pour le courrier (après le terrain qui ne l’est pas) et j’y vais souvent pieds nus! Oui bon je regarde mais c’est pas une ruelle de ville, ici, y a pas de seringues ni rien, haha!

      Ah oui moi aussi je courais pieds nus sur l’entrée en gravier! Au printemps ouille ouille, mais au milieu de l’été, pfff, pas de problème!

      Mais la gogosse entre les orteils, ça, j’ai jamais pu. Jamais aimé non plus les sandales en cuir. Je me souviens, toute petite (peut-être 4 ans mais plus probablement 3 s’approchant de 4) avoir piqué des crises à ma mère à cause de mes sandales. J’essayais de lui expliquer: y a des mouches mortes dedans, maman! Et (évidemment!) elle ne comprenait pas. C’était la sueur qui faisait que ça collait/glissait et je détestais ça. Encore maintenant je trouve que le « feeling mouche morte/écrasée » décrit bien la sensation!
      😀

  3. La Marmotte dit :

    Je suis continuellement pied nus.
    Même pas de bas dans mes bottes (lire souliers) l’hiver!

    Ma maman est un peu comme toi: s’il y a une possibilité, même infime, que quelqu’un, quelque part, se rentre quelque chose dans le pied, ça va tomber sur elle!

    • vieux bandit dit :

      Et on lui diagnostiquera une ITS du tonnerre en prime! 😉

      En hiver j’ai deux types de bottes: celles pour me promener longtemps, des bottines avec chaussettes, et celles pour aller dehors sans marcher longtemps — et celles-là ont des doublures en feutre et j’y suis bien mieux pieds nus!

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