Tamia rayé

Il me semble que ça fait longtemps que je n’ai pas parlé de la faune qui nous entoure. Ah, mais après presque huit ans de vie à la campagne, on commence à voir moins de nouveauté, c’est vrai… du moins, de nouveauté que je peux facilement photographier. Chez nous, on voit plus souvent les écureuils roux (parfois, surtout en hiver comme maintenant, quand il y a beaucoup de neige, gris ou noirs) que les tamias rayés (Eastern chipmunk, tamias striatus). Beaucoup plus souvent! Nos tamias, contrairement à ceux dont je me rappelle des bois où j’allais camper avec les camps de vacances (et du terrain du cégep urbain où je les nourrissais!), sont très timides. Ils sont là, mais ils passent sous le feuillage et dans leurs tunnels. Sous les mangeoires en été, mais dissimulés, à prendre ce qui est tombé sans l’effronterie des écureuils. J’aurais donc des tamias… qui ignorent que les tamias sont généralement hardis. Je leur laisserai traîner un petit guide faunique l’été prochain, question qu’ils le lisent et se mettent au pas.

L’exception qui a permis cette photo s’est produite pendant une période sans écureuil. Une période mystérieuse qui a pris fin depuis, mais qui avait duré plusieurs mois, pendant lesquels on n’avait trouvé des écureuils que… des queues. Un grand duc ou un autre rapace prisant particulièrement le rongeur roux et vivant dans les parages? Peut-être. Ou une belette? Le mystère reste entier, mais les écureuils sont revenus, et les tamias sont à nouveau cachés. Pourtant pendant ce bout de temps, on en voyait… ce qui laisse supposer une possible rivalité écureuils-tamias chez nous, les tamias se terrant pour éviter l’affrontement.
Je cite ce document (moins les références) pour noter quelques trucs intéressants; suivez le lien pour en savoir plus long!

Le Tamia rayé mesure entre 220 et 270 mm (ce qui inclut une queue de 72 à 101 mm) et pèse de 80 à 110 g. Son pelage est roussâtre dans l’ensemble, mais son ventre est blanc et son dos est caractérisé par une bande médiane noire et une bande blanche latérale bordée de deux noires, qui s’achèvent par une tache rouille sur la croupe. Deux lignes blanches bordent l’œil. La queue mesure environ le tiers de la longueur totale de l’animal. Le Tamia rayé se trouve dans la moitié sud du Québec, jusqu’à la baie James, mais il est absent de la Basse-Côte-Nord et de l’île d’Anticosti. Il habite les forêts feuillues, les terrains broussailleux et les jardins. Durant l’hiver, il hiberne généralement. Ses activités sont diurnes. Le tamia consomme des graines de conifères, des glands et des noisettes, mais aussi des fruits, des bourgeons et, à l’occasion, des œufs et des insectes.

Le Tamia rayé est un hibernant, bien qu’il ne montre pas un état d’hibernation aussi profond que la marmotte. De la fin de l’automne au début du printemps, la plupart des tamias sont sous terre, dans divers degrés de torpeur. Ils peuvent toutefois apparaître à la surface du sol durant les conditions météorologiques favorables. De façon générale, le tamia n’utilise pas son terrier comme refuge, à moins qu’une poursuite qui le menace ne soit amorcée à moins de deux mètres et demi de celui-ci. Il se réfugie plutôt dans un trou lorsqu’il est pourchassé dans son domaine vital ou s’aventure dans la canopée s’il se trouve en dehors de son domaine vital.

Le domaine vital du Tamia rayé, relativement petit et généralement circulaire, contient une zone d’utilisation intensive, centrale et située dans un rayon d’une vingtaine de mètres autour du terrier, puis une zone moins utilisée située en périphérie. Une partie de la première zone, soit une dizaine de mètres de rayon autour du terrier, correspond au territoire que le tamia défend activement. La taille du domaine vital ne varie pas significativement
entre le mâle et le femelle. Toutefois, la taille varie en fonction de l’abondance des ressources alors que les changements dans la densité ont peu ou pas d’effet sur sa taille.

Le Tamia rayé est territorial. Chaque individu vit en solitaire et défend activement une zone d’une dizaine de mètres de rayon. Les voisins évitent habituellement de se rencontrer. Les seuls groupes qui peuvent être aperçus, à l’exception des mâles à la poursuite d’une femelle en œstrus, sont les jeunes avec leur mère. Ces groupes restent unis très peu de temps après l’émergence des jeunes du terrier

Le Tamia rayé vit relativement longtemps pour un mammifère de cette taille, soit en moyenne de deux à trois ans. Il demeure néanmoins menacé par un grand nombre de prédateurs, notamment les rapaces, la Belette à longue queue (Mustela frenata), le Renard roux (Vulpes vulpes), le Chat domestique (Felis catus) et le Lynx (Lynx rufus). De plus, la mortalité hivernale serait élevée chez le tamia.

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2 réponses à Tamia rayé

  1. Lyne Lavoie dit :

    On a un petit ami Tamia qui est installé sous le plancher de notre balançoire depuis quelle est installée.Je lui met des graines mélangées qu,il partage avec les oiseaux.On le voit plusieurs fois dans une journée.Il y en a un autre qui vient chercher des graines en avant et celui-là semble installé sous le bois cordé près de la rue.Parfois,un écureuil est dans la mangeoire et il ne s’en occupe pas.

    • Campagnarde dit :

      Tant que les bestioles ne sont pas dans les murs de la maison, je les aime, et ça ne m’embête pas qu’elles chipent des graines de tournesol. Et les tamias… c’est tout mignon!

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