Sittelle à poitrine rousse

Un beau matin est apparue à nos mangeoires une petite demoiselle qui ressemble beaucoup aux mésanges à tête noire, mais en est suffisamment différente pour qu’on se pose des questions. L’Homme l’a dénichée, dans les pages de nos bouquins, tout près de la mésange: c’est une sittelle à poitrine rousse (Sitta canasensis, red-breasted nuthatch). Elle se nourrit de graines de conifères: on remarque son nom anglais, nuthatch! Toute petite, la demoiselle: elle ne pèse que dix grammes! Ce qu’elle a d’étrange et de particulier (mais commun aux autres sittelles), je vous le montre ci-dessous: elle descend le long des troncs d’arbres (ici, un mélèze)… la tête en bas! (C’est pas une mésange, ça!)

Elle se distingue des autres sittelles par une longue raie sourcilière blanche, qui tranche sur le noir du dessus de la tête et de la partie postérieure du cou, et aussi par une autre rayure noire qui va de part et d’autre des yeux. Le sommet de la tête (calotte) est noir chez le mâle et bleu grisâtre foncé chez la femelle, tandis que le dos, les ailes et la queue sont d’un bleu grisâtre chez les deux. La poitrine rousse (d’où l’oiseau tient son nom) est plus pâle chez la femelle que chez le mâle. Une fois repliées, les ailes longues et pointues atteignent presque l’extrémité de la courte queue. La longueur totale de l’oiseau est d’environ 11 cm. (Source)

Désolée pour ceux qui l’attendent, mais une sittelle ne fait pas le printemps: la jolie a passé l’hiver ici. Pour entendre son cri, on se rend par ici. En 2007, la Monnaie royale (sic) canadienne a produit des pièces de vingt-cinq cents portant une sittelle à poitrine rousse; avouez que le côté sittelle (œuvre d’Arnold Nogy, de Coldwater, Ontario) est plus joli que l’autre!

Pour marque-pages : Permaliens.