Semences pour 2017

Les saisons dans ma tête sont nombreuses, changeantes et parfois déphasées. Il m’a fallu jusqu’à la fin janvier pour me mettre à vouloir jardiner l’été prochain… ou même à feuilleter les catalogues accumulés depuis décembre. Pour dresser mon inventaire de ce que j’ai, déjà, il a fallu des semaines. J’imagine que ça compense pour mes journées turbo qui passent dans le tordeur, ces moments lents, qui sentent le découragement. Quoiqu’il en soit, il a fallu mettre à jour la liste de l’an passé (et découvrir que l’an passé je ne l’ai pas mise à jour après mes achats, misère…) et ses quantités pour voir ce qui manquait.
Premier constat, j’ai certaines semences qui sont vieilles, là. Je devrai les donner ou les semer cet été: à quoi bon les entreposer pour toujours? Pour les vivaces (absinthe, estragon de Russie) et celles qui se ressèment (bourrache), je pense que je vais dégager un espace quelque part et me faire des buissons pour ne pas perdre mes semences. (Oui on dit que l’absinthe est envahissante, mais je n’ai pas encore eu de problème ici; on verra plus tard…)
Deuxième constat, pas d’achat de semence de tomates cette année. D’ailleurs pour les tomates, le moment est venu de développer mes propres variétés, et ce que je veux dire tout d’abord par là c’est que je dois semer les semences que j’ai moi-même résoltées l’an dernier et l’autre avant, et encore renouveler mon stock de leurs semences. Comme ça, avec les ans et les générations, j’aurai des tomates qui sont de mieux en mieux adaptées à mon terroir et à mon climat. En 2016 j’ai gardé beaucoup de semences de plusieurs plantes; j’aurai besoin, à la fin de cet été, de me patenter un séchoir qui a de l’allure, parce que mon idée en pots Mason a mené à des pertes pour cause de pourriture. Or l’achat de semences, je m’en rends compte, devrait se limiter à ce que je ne peux pas produire et à ce qui se croise trop facilement pour que je tente l’aventure. Au fait, cette année, même choix de semenciers principaux que l’an passé: William Dam et Richters. Tous deux sont, hasard, en Ontario. Ce qui veut dire que les prix sont en argent canadien, sans être aussi élevés que ceux de Perron (que j’ai un peu pris en grippe l’an passé quand aucune de mes graines de caféier bichonnées n’a même germé).
D’autres constats en vrac… Les courgettes, j’aime en avoir de toutes les couleurs: jaune, jaune rayé, vert foncé, vert pâle, vert rayé…! Les piments et poivrons, j’en veux moins au potager cette année. Les piments, je n’en utilise pas autant que j’en fais pousser (chose à corriger) et les poivrons, j’ai rarement une récolte qui vaut la peine — je ferais mieux d’attendre d’avoir une serre. Les oignons, je veux me concentrer sur autre chose que des jaunes, qui ne coûtent jamais cher à l’épicerie. Les pommes de terre, j’ai l’intention d’en choisir à ma guise si ma jardinerie refait son bar à patates. Où les mettre, c’est une bonne question. Les cerises de terre vont repousser en folles parce qu’avant le premier gel je n’avais pas récolté les milliers de baies tombées… donc ça sert vraiment à rien d’en semer (les plants qui se re-sèment rejoignent les semis d’intérieur en format au milieu de l’été, étonnant mais constaté plusieurs fois). Les courges et citrouilles, j’ai enfin appris à faire mes choix selon les durées en jours (sert à rien d’attendre mes Luffa qui exigent 115 jours quand je ne peux pas leur garantir un tel été). Les gogosses qu’on n’a jamais mangées (allo l’okra), je n’en ferai pas pousser cette année (y vaudra mieux mettre l’accent sur les lits de culture qu’on doit réparer!). Les haricots grimpants, je me cherche des variétés pour leur saveur avant leur productivité. Le maïs sucré, j’ai choisi une seule variété, mais j’entends la semer en quatre semaines, pour la récolter en quatre fois aussi. Les fleurs en semis intérieurs, c’est bien, mais si elles sont vivaces, c’est bien mieux, alors c’est ce que j’ai choisi (digitale, pied d’alouette, rose trémière).

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