Sacs magiques

Ma fille a pu commencer cette année à faire elle-même certains des cadeaux que nous avons offerts. J’ai l’air super organisée en disant ça comme ça, mais si on retourne en arrière, surprise: ce projet a commencé dans la panique automnale la plus totale. En plein ménage de sa chambre, le grand frère a, voyez-vous, trouvé tout un beau paquet de marqueurs permanents (oui des Sharpies) et dans un élan de foliegentillesse, il les a donnés à sa soeur. Un tas de beaux marqueurs tout ce qu’il y a de plus permanent… entre les mains d’une fillette fort créative (et très habituée aux marqueurs la-va-bles) de cinq ans. Dans MON bureau. Euh… disons (pour pas avoir l’air trop méchante) que j’ai subtilement convaincu ma fille qu’on ferait mieux de les réserver, ceux-là, pour quelque chose de… spécial. Et là j’ai pédalé.  Spécial, spécial… euh… victoire, j’ai trouvé! J’ai trouvé sur ce blogue, d’une mère bien plus artistique, patiente et imaginative que moi, qui vaut le détour. Les marqueurs allaient nous servir à faire des sacs magiques uniques, version simili tye-dye!
Ça prenait du tissu blanc… alors nous avons utilisé une taie d’oreiller en lin blanc. Une table bien protégée, une taie d’oreiller et des marqueurs Sharpies, pour commencer c’est tout ce dont nous avons eu besoin. Nous avons dessiné, crayonné et gribouillé en choeur, sans savoir où ça nous mènerait exactement, des deux côtés de la taie.
Ensuite vient le plaisir: avec un compte-gouttes (on travaille la motricité, yé!), on fait tomber de l’alcool à friction sur nos dessins, et leurs traits éclatent (plus ou moins selon la couleur et l’épaisseur du trait, l’opacité, etc.). Prévoyez… beaucoup d’alcool à friction. Je pense qu’on a dû en utiliser (tout ce qu’y restait ici) les deux tiers d’une bouteille de 500 ml pour les deux côtés de la taie (vu que ça passe à travers du tissu, j’étais contente qu’ont ait coloré les deux côtés!). Ensuite? On laisse sécher. J’ai accroché la taie pour qu’elle soit à l’abri des chats et qu’on la voie.
Ensuite on peut bien faire la forme qu’on veut pour un sac magique (si c’était ça le but, hein, parce que l’idée Sharpie-alcool peut être un but en soi): à vos ciseaux. Avec une taie, j’ai fait 6 sacs moyens. Puis à vos machines à coudre. Et là, comme on veut remplir le sac de riz, faut quand même faire attention aux réglages: des points très serrés, ça compte! Et faut pas oublier de coudre le sac à l’envers en laissant une ouverture pour le retourner ensuite, le remplir, et coudre pour fermer le tout.
Pour la quantité de riz (j’ai pris le moins cher de l’épicerie), c’est au goût. J’y ai été à la texture, à l’oeil (ma fille le versait dans un gros entonnoir improvisé). On aurait pu parfumer le riz aux huiles essentielles, mais j’ai sauté cette étape-là volontairement.
Et puis c’est tout, hein, c’est fini. Simple et facile, même si on a étalé le projet sur plusieurs semaines. Il nous reste quelques sacs à donner, mais déjà grand-maman et grand-papa ont eu leur sac magique personnalisé par leur Puce adorée. Et ça vaut de l’or, ça!
Si on refaisait la chose, je pense que je voudrais faire des tests avant. Pour trouver le meilleur tissu, les meilleures couleurs et les meilleurs motifs, ceux qui éclatent le plus. Mais ça c’est une réflexion d’adulte qui voudrait avoir le temps de peaufiner, de raffiner. Ma fille, elle, a été entièrement satisfaite du résultat.
Petit clin d’oeil en guise de conclusion: voici le point de vue de mon petit bonhomme quand il se met à quatre pattes! Ah mais la phase du quatre pattes tire à sa fin, déjà…

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2 réponses à Sacs magiques

  1. Mais c’est magnifique!!

    • Campagnarde dit :

      Je pensais que tu rirais de moi au max! Moi pis… ma bonne vieille bouillotte! 🙂 C’était satisfaisant à réaliser, comme projet, mais dans un an ou deux, je mets ma fille sur la machine à coudre (voyons je parle ben mal! hihihi) et on refait, riches de notre expérience. Y a matière à exploration, en tout cas: différents tissus, des tissus de couleur ou des choix de couleurs pour les marqueurs, le format des sacs (ou pas de sac pantoute, juste un tissu coloré à utiliser autrement), etc. Je ne sais pas à quel point la couleur tient, non plus, mais comme on ne mettra pas un sac magique dans le lavage… ce n’était pas important. En tout cas, ça a satisfait notre amour familial des couleurs vives et saturées!

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