Piano numérique

Je vous ai dit que bébé_bandit était gâté déjà… Eh bien sa maman l’est aussi parfois, et de façon grandiose! J’en ai glissé un mot en parlant du Coco et de sa guitare… moi, c’est le piano qui me fait envie! Et l’Homme le sait depuis longtemps, bien sûr. Longtemps que je rêve d’un piano droit tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Même que dans mes souvenirs d’enfant, presque chaque maison de campagne avait le sien, alors pourquoi pas la nôtre? Je vais vous le dire, pourquoi! Non, c’est pas le prix (ça se trouve, un piano pas trop cher, pré-aimé, et même si le déménagement professionnel, lui, coûte une beurrée, c’est pas vraiment un problème: ça aurait été un aller simple…). C’est même pas le fait que je n’y connais rien et n’aurais pas été en mesure d’évaluer ledit piano pré-aimé (et qu’il aurait fallu trouver quelqu’un qui sache l’accorder). C’est qu’en faisant mes recherches… j’ai réalisé qu’aucun de nos murs ne conviendrait! Eh oui, c’est pas tout de trouver le piano: il faut le placer au bon endroit. Pas de soleil direct (ça tombe vraiment mal: on a plein de fenêtres partout!). Pas trop de changements d’humidité (pire encore: on a du chauffage au bois et au mazout, trois portes extérieures, les fenêtres encore…). Finalement le seul endroit qui restait c’était… dans la future chambre du rejeton! Bon. Tournons-nous vers le numérique. J’y connais rien de plus, mais je savais que je voulais des touches de piano, pas de synthétiseur. Et un clavier de piano: 88 touches, pas moins! J’ai cherché, recherché… et abandonné. J’ai fait un deuil. Oui vraiment, parce que si j’avais longtemps voulu un piano, c’est enceinte que j’y tenais absolument!

Eh bien récemment, l’Homme étant absent, j’ai pris pour lui un appel vachement intriguant. Son piano était arrivé. Son PIANO? Oui, le modèle xyz. XYZ? Euh… je suis bien chez Monsieur l’Homme? Oui, oui… OUI! Eh ben voilà, vous savez tout. Mon Homme m’a fait un cadeau digne d’une reine. Un cadeau d’anniversaire à l’avance, un cadeau de grossesse. Un piano pour future maman! Depuis mon piano (mon piano!) numérique a sa place dans la grande salle à manger que j’aime tant. Devant lui, de grandes fenêtres qui donnent l’impression que nous sommes au milieu du bois (même si au fond je regarde vers la route, suffit de pas y penser puisqu’on ne la voit pas!). Ah bien sûr, ce n’est pas un piano traditionnel: en cas de panne électrique, on l’oublie. Ah, mais au petit matin… j’enfile mes écouteurs et je ne réveille pas la maisonnée! Ha!

Je suis infiniment débutante. Des leçons de piano enfant? Vous voulez rire? Pas au fond d’un rang à cette époque-là, pas chez des parents pas musiciens pour trois sous! (Pire encore: c’est de violon que je rêvais alors! Tant qu’à rêver…!) Mais il y a près de vingt ans, j’ai eu accès à un autre clavier numérique aux touches de piano, et le peu que j’ai appris alors me revient. La posture, la position de la main, les exercices pour que les doigts répondent de façon autonome (oui, toi, l’annulaire: je te foudroie du regard, mon cher dépendant affectif digital!). De la portée au clavier, j’en suis encore à suivre du bout du doigt: c’est bien un fa? Ce fa-là? Ok, go! Et oubliez ma main gauche pour le moment, mais ça viendra, ça viendra! Des leçons? C’est pas complètement hors de question… plus tard. Surtout que bébé_bandit risque de vouloir profiter de mon instrument (mon premier instrument à moi, si je ne compte ni mes deux flutes à bec en plastique, ni la vieille harmonica de mon grand-père, ni mes claves [amusez-vous dans le dictionnaire avec ce mot-là…], ni le triangle que je ne trouve plus de toute façon mais que je dois encore avoir!)! (Vous avez de bons tuyaux pour des partitions pour débutante? Allez-y: les commentaires sont là pour ça!)

Ni l’Homme ni moi ne venons de familles très musicales. Et pourtant, comme on en rêve pour la nôtre! Le soir où j’ai reçu le magnifique piano-cadeau, Coco jouait de la guitare en bas et moi du piano en haut. Mon Homme a fait le tour de la maison par dehors et il fallait voir son sourire quand il est entré! (Vous ne le voyez pas venir, mais moi oui. Ce qu’il voudra pour lui c’est… une batterie! Ayayayaye!)

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20 réponses à Piano numérique

  1. RP D'Aoust dit :

    Un trio ; bientôt un quatuor 😉

  2. La Marmotte dit :

    Mais il est adorable, cet Homme!

  3. Louise dit :

    On peut dire cadeau inattendu dans ton cas aussi, tu sais!

    Quel beau cadeau. Ici, ni moi ni mon mari, ne jouons d’aucun instrument mais nous sommes des mélomanes. Notre plus jeune, Gabriel 10 ans, a une oreille et une débrouillardise à toutes épreuves. Il joue de la guitare acoustique et électrique presque comme un pro et il a appris sur le web par lui-même. Il peut jouer pratiquement tout ce qu’il veut. Du rock, du folk, nommez-le!

    Notre aîné, a acheté il y a quelques années, un orgue électrique, le genre qu’on voyait quand j’étais jeune. Tu sais avec du tissu en avant pis une porte accordéon pour les touches. Il en joue quand il vient faire un tour et évidemment, son jeune frère aussi.

    Alors tu vois, pas besoin d’être musicien pour en engendrer un !

    • vieux bandit dit :

      🙂

      Ici la musique vient de très loin: j’avais un grand-papa et deux arrières grand-papas qui étaient violoneux (vive le Web: j’y ai trouvé une photo d’un des grand-pères de ma mère, dont elle ne savait pas qu’il jouait!). Depuis… personne!

      Ton Gabriel m’impressionne! Apprendre seul, ça prend de la détermination! (Évidemment que moi je regarde plutôt du côté bouquin que Web… on se change pas…)
      (Ah mais tiens… je me suis bien appris l’anglais, moi! Y a pas à dire, je sous-estime les enfants/jeunes…)

      • Louise dit :

        Aujourd’hui, il ne faut surtout pas les sous-estimer. En tout cas, ici, le Web est un outil incroyable pour eux!

        Gabriel a appris à faire de l’électronique, du skate, de la bicyclette (car il ne voulait pas qu’on l’aide, du tout! ) un blogue en anglais, des petits films avec ses légos et de la guitare, tout ça grâce au Web!

        Sans compter toutes les fois où il veut vérifier une information, Wikipédia et compagnie sont là pour lui.

        C’est une enfant très déterminé, tu as mis le doigt dessus, comme on dit. Tellement, qu’il est venu au monde malgré une vasectomie de son père… c’est tout dire!

        • vieux bandit dit :

          HAHAHAHAHAHA! On n’a pas fini d’en entendre parler, si je comprends bien! 🙂

          Ah, seigneur-jésus-marie (!), Wikipédia. Me fais pas pomper avec ça! Une prof du Coco avait dit aux élèves de vérifier leurs infos là-dessus. Ben oui, c’est tellement fiable. J’pense que la jeune enseignante n’avait même pas conscience du fait que ce n’est pas une bible et qu’il faut pas mal qualifier ce qu’on appelle « source » avant de dire « Wikipédia » à toutes les sauces. Enfin, cas unique peut-être, mais j’ai constaté des trous épouvantables dans ce que l’école apprend aux enfants sur les sources (et rien sur la propriété intellectuelle: toutte est dans toutte… et à toulemonde! Ben quin!). M’enfin, je me doute bien que chez toi l’information a été transmise correctement!

          Mais je ne rejette pas en bloc, hein, bien sûr. Juste que les écrans… ça va faire, je trouve. (Dépend de chaque cas, bien sûr. J’ai quand même l’impression que nos jeunes cocos s’organisent pour avoir besoins de pouces artificiels d’ici leurs 30 ans… Et qu’en cas de catastrophe avec les satellites, ils mourront de faim (et d’ennui, et de froid) faute de savoir se débrouiller sans! (ou, l’horreur, sans contact constant avec les zamis! LOL))

          • Louise dit :

            Et bien, si il avait fallu que je me fie à ses professeurs de classe double pendant 2 ans c’est à dire la 3e et 4e année, soit des classes de 55 enfants environ, ça n’aurait pas été mieux que Wikipédia.

            Wikipédia n’était qu’un exemple. Je sais très bien qu’il y a souvent des lacunes.

            Mais imagine 2 enseignantes qui, en pleine heure de cours, se lancent la balle entre elles à savoir, si on écrit tel mot avec ou sans « e » ou sans « s » etc… Devant les élèves là! Est-ce qu’on s’entend pour dire que c’est pas fort…

            Une maudite chance que mon fils qui lit comme un bon et qui a un don pour les mots et les langues s’en sorte très, très bien. Pauvres autres enfants qui doivent être tellement mélangés.

            Gabriel les reprenait souvent sur l’orthographe des mots. Elles lui demandaient alors de vérifier dans le dictionnaire et il avait raison à chaque fois.

            Je trouve que c’est inconcevable que nos enseignants au primaire ne savent pas écrire. Comment peuvent-ils apprendre aux enfants quand ils ne savent pas eux-mêmes???

            J’arrête ici, sinon je vais m’emporter et crois-moi, il a fallu qu’on soit très diplomates envers elles et je crois qu’elles le savent. N’oublions pas que mon mari est non seulement traducteur mais aussi un fichu d’bon rédacteur, alors…

            • vieux bandit dit :

              J’ai vécu des trucs similaires! Le Coco qui arrive avec un devoir:

              Souligne les mot au pluriel.

              Que de pédagogie.

              Le pauvre chou retournait à l’école avec des devoirs corrigés au stylo. Je me retenais pour les notes des profs dans l’agenda. Je sais bien que ça prend plein de qualités et de compétences que je n’ai pas pour « gérer une classe », mais… me semble qu’ils devraient EH OUI savoir écrire EN PLUS. (On parle seulement d’un vocabulaire de primaire, merde!)

              (Dans notre coin les profs avaient à régler bien d’autres problèmes, je sais bien, mais…! Le problème/la question c’est que vaut leur diplôme et pourquoi l’avaient-elles/ils obtenu!? Et ensuite… qu’est-ce que ça montre aux enfants, quand ils peuvent constamment reprendre la personne qui leur enseigne… dans ce qui devrait être sa spécialité?!)

            • vieux bandit dit :

              Ici je vais répéter, pour ceux que ça inquiéterait, que je ne juge PAS vos billets de blogues et commentaires sur leur qualité linguistique (sauf extrêmes, comme tout le monde!)! C’est ceux dont l’expertise DOIT comprendre la langue écrite que je juge (qui me font m’arracher les cheveux), et c’est parfois une question professionnelle (je relis et révise, après tout!).

  4. WOW! Un trio!
    C’est tellement agréable de jouer « en famille ». J’adore.

  5. Coco va t’aider 😉
    Et dès maintenant… avec un doigt, tu peux jouer des mélodies à bébé-bandito. Elles le sécuriseront et le calmeront une fois atterri dans notre monde.

    • vieux bandit dit :

      Coco improvise au piano, mais ohlala, comme si c’était un synthétiseur, aucun doigté, rien. Mais évidemment que c’est lui qui s’est le plus amusé avec les sons « autres ». Il nous a sorti le thème de Jaws (à peu près) en version « chorale », et on dirait un bonhomme qui DIT « tuh-duh, tuh-duh, tuh-duh », c’est hilarant!

      Et oui je joue, presque chaque jour, des trucs tout simples, mais qui font déjà travailler le lien entre mes doigts, mes yeux et la portée devant moi. Je ne ressens pas d’urgence: c’est un plaisir qui mettra des années à se développer! Peu importe: j’ai un pianoàmoi! 🙂

    • vieux bandit dit :

      Oui… sauf que là… hahahaha: y semble que je devrai me défendre un peu contre l’envahissement de ma salle à manger par toutes les chaises hautes qu’on me propose cette semaine! 🙂
      (C’est pas vraiment une priorité avec un bébé naissant, pourtant… mais ça a l’air qu’une fois le besoin passé, s’en débarrasser devient intéressant!)

  6. Élise dit :

    Ma fille aînée a utilisé le livre Cours de Base Alfred pour le piano, Livre de Leçons A (Willard A. Palmer, Morton Manus, Amanda Vick Lethco). La méthode Alfred est très connue. Note, que c’est pour débutant… débutant ! Elle a éventuellement utilisé le livre: Théorie noire sur blanche, volume 1, Productions d’Oz. C’est un cahier de théorie + questions.

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