Oeufs commerciaux, oeufs domestiques

J’adore manger des oeufs. Et depuis qu’ils viennent de nos poules, j’en mange… beaucoup! Heureusement qu’on s’est défait des mythes et faussetés véhiculés il y a quelques décennies à leur sujet, car les oeufs sont pleins de bonnes choses. Les oeufs du commerce vont au réfrigérateur, mais pas les nôtres, le saviez-vous? Pas à moins de vouloir les conserver plusieurs semaines, voire des mois. C’est que les oeufs du commerce ont été lavés, ce qui supprime la protection naturelle qu’offre la coquille (si vous trouvez ça ridicule, lisez La Ferme impossible, vous n’en reviendrez pas…) — or à moins de saleté terrible, nous ne lavons jamais nos oeufs. Comme ça ils restent beaux et bons en plus d’à portée de la cuisinière! Il est aussi bien possible que les oeufs de nos poules, en plus d’être plus frais (aller chercher un oeuf encore chaud, c’est toute une expérience!), soient aussi plus nutritifs. De ce côté, on pourra améliorer au printemps à la fois la vie (l’accès extérieur) de nos poulettes et la qualité de nos oeufs avec une volière, en attendant de leur offrir plus grand encore (question de sécurité: le bois et ses prédateurs ne sont pas bien loin…).Et ils ont bien plus de couleurs que le simple choix blanc ou brun avec lequel j’ai grandi. Ah, un jour j’aimerais bien avoir plus de poulettes, et oui, vous le devinez: je choisirais (dans monde idéal) leurs races pour avoir des oeufs bleutés, olivâtres et blancs, aussi! En attendant, j’ai appris cet hiver que nos marans (bleue et noire cuivrée) donnent des oeufs encore plus foncés l’hiver, quand il fait bien frais. Nos oeufs beiges sont ceux de nos poulettes Wyandotte (argentées à liséré noir).
Dans les cartons, les oeufs sont triés selon leur poids (et dans une recette, un oeuf, c’est 50 g, m’a ppris Chantal). Voici les formats des oeufs au Canada: très petit = moins de 42 g; petit = au moins 42 g; moyen = au moins 49 g; gros = au moins 56 g; très gros = au moins 63 g; jumbo = 70 g ou plus. Chez nous, l’oeuf moyen fait 56 g. Et l’oeuf de marans bleue ci-dessous en faisait… 76!
Même si ça m’étonne parfois, c’est rendu que chez nous, la mère, c’est moi. Et ça veut entre autres dire que si on veut colorer et décorer des oeufs pour le plaisir de la saison, eh bien! Quelqu’un — moi! — devra les vider. Ah oui bien sûr vous pouvez colorer des oeufs durs (ça a l’avantage de vous débarasser de la chose rapidement…), mais ce n’est ni ce que j’aime ni ce que je faisais enfant. Et selon la méthode décorative, ça peut être une bien mauvaise idée, et par là je veux dire que ça peut rendre non comestible un bon oeuf, et ça je ne peux pas. Alors cette année, je souffle nos oeufs pour en avoir à décorer et avec des oeufs de chez nous, c’est extraordinairement facile. Avec les oeufs du commerce… j’en ai réussi un, que vous voyez, mais pas sans sacrer ni sans penser que j’allais y laisser mes poumons. Les autres que j’ai tentés de souffler ont éclaté: les coquilles des oeufs de nos poules sont autrement résistantes!

Un oeuf tiré d’un carton d’épicerie, c’est nécessairement ovale, ovoïde et symmétrique. Mais ceux qui sortent non pas d’un carton, mais d’une poule en plumes et en os… pas toujours!

Taggé , , .Mettre en favori le Permaliens.

6 réponses à Oeufs commerciaux, oeufs domestiques