Je me répète encore…

Le recul du français au Québec n’est pas le fait d’étrangers, d’allophones ni d’anglophones. Ce recul est causé par les francophones eux-mêmes. [Attention: je n’ai rien contre le joual ni la parlure colorée qu’on peut adopter à l’oral. Ni même contre les paroles de chansons: les artistes peuvent bien faire l’art qui leur plaît.] C’est à l’écrit, dans l’écrit professionnel de tous les jours, que ça ne va plus. Ouvrez un magazine grand public, pour le plaisir de la chose, et essayez de trouver du français entre les food trucks, les vegans, les pop-up shops, les control freaks, les foodies, les crunchy (oui j’ai lu ça: plus crunchy! Parce que croustillant, c’est pas un mot?) et autres fashionistas. Qu’on ne me lance pas non plus sur le programme d’éducation québécois au primaire, qui n’enseigne pas à calculer le volume d’une sphère, mais bien celui d’une… BOULE! Peut-être qu’on aurait du vocabulaire s’il nous était enseigné, si on s’en… servait? (En aparté j’ajoute: pis asti, souvent les francos qui empruntent copieusement ne savent même pas utiliser l’anglais comme du monde! Price is right? Ça veut dire, aussi bien que ça, Prix est bon. L’article n’était pas facultatif! Même chose dans une publicité locale pour des cours d’anglais, où on avait écrit Sky’s the limit. Ciel est la limite? Le The était re-quis! Qu’allez-vous apprendre aux élèves avec ça? Ça m’enrage!)

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