Attention, le GDT et l’OQLF ne protègent plus le français…

Il se passe des choses graves. Graves au point que comme traductrice, je ne peux plus vraiment, bien souvent, utiliser le Grand dictionnaire terminologique. J’étais au courant, car je lis Linguistiquement correct, de Jacques Maurais, qui est bien plus instruit, savant et au courant que moi et dont le blogue est fort éclairant pour qui est langagier sans être linguiste ni terminologue. Pour comprendre ce qui se passe, lisez-le et lisez aussi la lettre de Jean-Claude Corbeil et Marie-Éva de Villers. L’OQLF nous lâche tous, et laisse tomber les langagiers qui en ont besoin pour vous livrer un français québécois de la plus haute qualité. Je cite la lettre: le mandat qui est confié à l’OQLF par la Charte de la langue française est de guider l’usage du français parlé et écrit au Québec. Et l’OQLF a, en catimini, changé de politique d’une manière complètement surréaliste. Je re-cite: l’OQLF juge acceptable le calque de l’anglais « pâte à dents » sous prétexte qu’il s’agit d’un calque non récent, généralisé, implanté, légitimé, et qu’il est intégrable au système linguistique du français. Entendez-vous Julien Poulin alias Elvis Gratton, comme moi? Pasta dental, Linda, sacrament, c’est d’la pâte à dents! (citation de mémoire, probablement pas parfaite) Voilà le niveau de langue que m’offre le GDT maintenant quand (si!) je le consulte. C’est du sabotage. Du Sabotage avec un s majuscule. Je n’ai pas vraiment besoin, je crois, d’élaborer sur ce que je pense de ça, ou du gouvernement qui laisse ça arriver!

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