Contenu et gratuité

Je suis allergique (très) à la publicité. Je la bloque autant que possible. Par contre quand je vois apparaître un message me disant que j’utilise beaucoup un site tout en bloquant son revenu (sa pub), j’y suis sensible. Ainsi je me suis abonnée (abonnement payant, s’entend) à un journal et un magazine. Et j’ai versé quelques dollars pour des plugins ici-même et pour des sites dont j’utilise beaucoup les forums comme référence. J’ose espérer (ben quoi, des fois y faut…) que vous faites comme moi…(mieux: mieux!) parce que pour un contenu… faut un(e) auteur(e) aussi, et ceux-ci ont bien le droit de beurrer leur pain un brin…

Ton anniversaire

Je suis en ligne depuis si longtemps, et je suis si facile à trouver, si facilement accessible au bout d’une petite recherche (que personne de mon passé ne fait? eh ben!), que j’ai bien de la misère à comprendre où tu as pu passer pour ne pas que je trouve trace de toi. Tu as 43 ans aujourd’hui, si la vie ne t’a pas fauchée. Et je pense à toi souvent, même si — qu0i? — vingt-cinq ans nous ont séparées. Je me demande ce que tu deviens, ce que tu as vu et traversé depuis. De quelles manières tu as pu changer, qui a pu te transformer avec ton gré, et si je retrouverais, enfoui ou à la surface, un peu du toi qui t’as faite ma meilleure pendant des années. Joyeux anniversaire, R.H.!

Eh voilà!

«La lecture devrait constituer une priorité prioritaire. Que ce ne soit pas encore une évidence révèle toute l’ampleur du problème.»

Un éditorial sur la lecture: j’aime!

19 novembre

Je sais pas chez vous, mais chez nous tout est tombé en neige depuis tard hier soir, et c’est magnifique! Ça a été un peu la panique pour trouver et essayer toutes les salopettes et les mitaines (j’avais pas finiiiii!) et maintenant plusieurs ensembles (certains trop petits, d’autres un peu grands…) sont trempés, mais je vois quatre jeunes joues bien rouges et deux grands sourires derrière le chocolat chaud et les biscuits au chocolat!

Premier cours d’économie (dont on a supposément tant besoin)

Le bonhomme pense qu’en étant multimillionnaire il ne fait pas partie du 1% mais est un gars ben ordinaire comme vous pis moi. Représente-t-il vraiment vos intérêts, ou est-il un bas opportuniste menteur au fond de teint qui craque depuis 10 ans? Poser la question c’est y répondre. On ne vote pas avec sa peur, le monde! On vainc sa peur pis on passe à autre chose! (Au menu du premier cours, écoute obligatoire de Le confort et l’indifférence. Comment ça on m’a rien demandé? Ouan, pis?)

Je vais le dire comme ça

Les allégations d’un quotidien ce matin qui touchent le milieu de l’édition? Je n’ai aucun doute, personnellement, qu’elles sont vraies. Montréal, c’est petit. Et là on parle d’un secret de Polichinelle: quiconque sort dans certains bars le sait. J’ai vu des photos. De la goujaterie à répétition. (Rien de criminel, ce dont j’ai été témoin, mais j’utiliserais le mot dégueulasse.) Et des hommes qui ont vu tout ça arriver et qui n’ont rien dit ni fait? Il y en a plein. Plein, plein, plein. Même des gens bien connus. Y a là de belles occasions d’examen de conscience, messieurs.

Allons plus loin

C’est beau de dénoncer Éric Salvail ou Weinstein ou d’autres (c’est important, même – ayons cette conversation!) mais allons plus loin. Demandons-nous qui les a promus, ces gens-là. et qui leur a donné de beaux contrats. Qui a trouvé que wow, il s’agissait d’étoiles montantes, à promouvoir, à encourager, à haut placer. (Pensons Guy Cloutier; il est foutument douteux que lui ou quiconque ait agi dans l’ignorance de tous, toujours. Voyons donc!) La gang des chums-qui-sont-des-chums, mettons-la à jour. Au plein jour. Et cessons de leur pitcher notre cash. De plein, plein, plein de manières. Ouste. Et basta. Ça fera.

Attention, le GDT et l’OQLF ne protègent plus le français…

Il se passe des choses graves. Graves au point que comme traductrice, je ne peux plus vraiment, bien souvent, utiliser le Grand dictionnaire terminologique. J’étais au courant, car je lis Linguistiquement correct, de Jacques Maurais, qui est bien plus instruit, savant et au courant que moi et dont le blogue est fort éclairant pour qui est langagier sans être linguiste ni terminologue. Pour comprendre ce qui se passe, lisez-le et lisez aussi la lettre de Jean-Claude Corbeil et Marie-Éva de Villers. L’OQLF nous lâche tous, et laisse tomber les langagiers qui en ont besoin pour vous livrer un français québécois de la plus haute qualité. Je cite la lettre: le mandat qui est confié à l’OQLF par la Charte de la langue française est de guider l’usage du français parlé et écrit au Québec. Et l’OQLF a, en catimini, changé de politique d’une manière complètement surréaliste. Je re-cite: l’OQLF juge acceptable le calque de l’anglais « pâte à dents » sous prétexte qu’il s’agit d’un calque non récent, généralisé, implanté, légitimé, et qu’il est intégrable au système linguistique du français. Entendez-vous Julien Poulin alias Elvis Gratton, comme moi? Pasta dental, Linda, sacrament, c’est d’la pâte à dents! (citation de mémoire, probablement pas parfaite) Voilà le niveau de langue que m’offre le GDT maintenant quand (si!) je le consulte. C’est du sabotage. Du Sabotage avec un s majuscule. Je n’ai pas vraiment besoin, je crois, d’élaborer sur ce que je pense de ça, ou du gouvernement qui laisse ça

Activités pour une canicule d’automne chez des gens bizarres

Faire un potage aux carottes du jardin. Jouer dans les couvertures. Insister pour mettre de chauds mocassins. Faire un grand ménage. Laver de la vaisselle à l’eau très chaude. Faire plein de lavage. Faire plein d’activités de première année, mais en anglais pour changer. Déshydrater plusieurs plateaux de tomates fraîches récoltées hier pour donner plus de chance aux autres de bien mûrir sur leur plant au soleil. Arroser du béton tout neuf pour qu’il ne sèche pas trop vite. Répéter aux heures malgré le soleil qui plombe sur la terrasse, parce que c’est pas vrai que l’an prochain je profiterai pas de la terrasse, oh non monsieur, ça suffit!

Boule et sphère

J’avais glissé mot du programme scolaire québécois qui demande de mesurer le volume non pas d’une sphère, mais d’une… boule. Je sais pas pour vous, mais moi je trouve que c’est de l’enculage de mouche morte (hein, hein!), tout autant que remplacer le très simple et compréhensible mot verbe par mot d’action ou adjectif qualificatif par mot de qualité. Je trouve ça stuuuupide. Or, Allo Prof m’éclaire (faut le dire vite): on utilisera le mot «sphère» quand il sera question de superficie (aire) et le mot «boule» quand il sera question d’espace occupé (volume). Faque? Dans la sphère y aurait une boule. Ce qui, il me semble, permet de conclure que dans le cylindre, y a un… un quoi? un zizi? un condom? Je ne trouve rien dans le programme….

Concepts manquants

Y a des concepts que j’ai pas. Comme fin de semaine de congé et souper de semaine. Ce soir… j’ai fait du riz, des courgettes au beurre, des betteraves grillées, des boulettes de thon (une recette que je viens d’inventer), des haricots rouges, des tomates à l’ail et au thym… Trop pour une assiette normale, quoi. Pis? 🙂

Zombie

Ce moment dans ma matinée quand je me sens embrumée (y a du brouillard dehors, mais là, entre mes yeux et mon écran, c’est un peu fort) et que je réalise que j’essaie de travailler avec dans le corps une seule et unique tasse de café… #ouille

Cyclique

Chaque année, à ce temps-ci, j’ai envie de projets. J’ai envie que quelqu’un d’autre ait un projet, en fait, un grand et enlevant projet, et que cette personne «vienne me chercher» pour que j’embarque dans son projet. La forme que ça pourrait prendre? Je ne sais pas. Ou c’est vague. Mais en général, ça ne se produit… pas. Misère: faudrait encore que ça vienne de moi? Là ça se complique, parce que moi, je sais jamais jouer le jeu, je comprends jamais exactement les règles, et quand on me les explique assez bien pour que je comprenne, elles me semblent inéquitables et faussées, et je déchante et descends du train en marche. Compliqué! M’enfin si dans votre espace mental y a une marmite avec un gros projet qui mijote dedans et que je peux y être utile, parlez-m’en. Sait-on jamais!

Hmmm

L’affaire avec la douleur chronique, c’est qu’on peut faire plein de choses quand même. Mais… moins de choses. Moins à la fois. Parce que la douleur prend une grande place et bloque un grand pan de cerveau, juste à se faire gérer. D’où la fatigue.

Ma petite gêne

En général, c’est plus fort que moi: quand je vois une faute énorme imprimée, y faut que je le dise. En regardant les médias ce matin, j’ai trouvé ma limite: je ne crois pas que j’irais dire à un motard qui porte ses couleurs que Dark Soul’s, ça veut pas dire les âmes sombres (c’était le but, j’imagine, de s’afficher comme un groupe d’âmes obscures, maléfiques, nouères…), mais ça veut plutôt dire appartenant à l’âme obscure… (un peu comme dire je suis la créature de…). Ben beau de se croire bilingue, mais ça m’exaspère quand on pense bien utiliser l’anglais et qu’on ne se gêne pas pour… se tromper. Non mais y a des gens qui prennent des pauses à bras (break [sic] à bras) et qui prennent des freins (brake) en matinée pour un petit café…

Reposez en paix, Réjean Ducharme

Moi qui avais justement envie de relire L’avalée des avalées (avant de relire L’amélanchier, parce que j’y vois une continuité entre deux auteurs que j’aime, Tinamer étant un peu la Bérénice de Ferron)…

Aujourd’hui…

je fais de la confiture d’argousier pour la première fois de ma vie. On verra bien!

Recul

Je voudrais vous dire que c’est faux que l’intolérance, le racisme et l’imbécilité sont en hausse autour de nous. Mais autour d’ici je vois des drapeaux confédérés. Probablement achetés et affichés par des gens qui n’ont pas idée de la stupidité de leur geste… du moins je choisis de le croire… pour le moment. Mettons que le moment de mettre l’Histoire approfondie au programme scolaire, c’était… il y a déjà longtemps.

Les ordres

Avant que je me réjouisse à l’idée d’un ordre professionnel pour les enseignants, il faudra me convaincre que les ordres existants remplissent leur fonction, qui est de protéger… le PUBLIC. Qu’on pense au Collège des médecins et on comprendra ce que je veux dire. Dépenser pour dépenser, moi… non.

La madame s’énerve…

… mais la madame le peut sans problème: elle est seule au milieu d’un désert bloguesque! 😀 Je trouve ça drôle, moi, parler toute seule. Au moins (contrairement à quand je parle à mes enfants), je n’ai pas besoin de redire deux fois la même chose: personne n’écouterait davantage! Hahahaha! Non, vraiment. Parfois je m’apitoie sur mon sort (pourtant choisi, par mon absence des réseaux de prédilection de cette époque post-blogue, qui se fiche bien de ceux qui étaient là avant et de ce qu’ils avaient commencé à créer: de réelles communautés qui communiquaient véritablement!), mais ça passe toujours. Car au fond en quittant ces endroits… je n’ai rien perdu. Faut essayer pour le constater! 🙂

Je me répète encore…

Le recul du français au Québec n’est pas le fait d’étrangers, d’allophones ni d’anglophones. Ce recul est causé par les francophones eux-mêmes. [Attention: je n’ai rien contre le joual ni la parlure colorée qu’on peut adopter à l’oral. Ni même contre les paroles de chansons: les artistes peuvent bien faire l’art qui leur plaît.] C’est à l’écrit, dans l’écrit professionnel de tous les jours, que ça ne va plus. Ouvrez un magazine grand public, pour le plaisir de la chose, et essayez de trouver du français entre les food trucks, les vegans, les pop-up shops, les control freaks, les foodies, les crunchy (oui j’ai lu ça: plus crunchy! Parce que croustillant, c’est pas un mot?) et autres fashionistas. Qu’on ne me lance pas non plus sur le programme d’éducation québécois au primaire, qui n’enseigne pas à calculer le volume d’une sphère, mais bien celui d’une… BOULE! Peut-être qu’on aurait du vocabulaire s’il nous était enseigné, si on s’en… servait? (En aparté j’ajoute: pis asti, souvent les francos qui empruntent copieusement ne savent même pas utiliser l’anglais comme du monde! Price is right? Ça veut dire, aussi bien que ça, Prix est bon. L’article n’était pas facultatif! Même chose dans une publicité locale pour des cours d’anglais, où on avait écrit Sky’s the limit. Ciel est la limite? Le The était re-quis! Qu’allez-vous apprendre aux élèves avec ça? Ça m’enrage!)