Je vais le dire comme ça

Les allégations d’un quotidien ce matin qui touchent le milieu de l’édition? Je n’ai aucun doute, personnellement, qu’elles sont vraies. Montréal, c’est petit. Et là on parle d’un secret de Polichinelle: quiconque sort dans certains bars le sait. J’ai vu des photos. De la goujaterie à répétition. (Rien de criminel, ce dont j’ai été témoin, mais j’utiliserais le mot dégueulasse.) Et des hommes qui ont vu tout ça arriver et qui n’ont rien dit ni fait? Il y en a plein. Plein, plein, plein. Même des gens bien connus. Y a là de belles occasions d’examen de conscience, messieurs.

Allons plus loin

C’est beau de dénoncer Éric Salvail ou Weinstein ou d’autres (c’est important, même – ayons cette conversation!) mais allons plus loin. Demandons-nous qui les a promus, ces gens-là. et qui leur a donné de beaux contrats. Qui a trouvé que wow, il s’agissait d’étoiles montantes, à promouvoir, à encourager, à haut placer. (Pensons Guy Cloutier; il est foutument douteux que lui ou quiconque ait agi dans l’ignorance de tous, toujours. Voyons donc!) La gang des chums-qui-sont-des-chums, mettons-la à jour. Au plein jour. Et cessons de leur pitcher notre cash. De plein, plein, plein de manières. Ouste. Et basta. Ça fera.

Attention, le GDT et l’OQLF ne protègent plus le français…

Il se passe des choses graves. Graves au point que comme traductrice, je ne peux plus vraiment, bien souvent, utiliser le Grand dictionnaire terminologique. J’étais au courant, car je lis Linguistiquement correct, de Jacques Maurais, qui est bien plus instruit, savant et au courant que moi et dont le blogue est fort éclairant pour qui est langagier sans être linguiste ni terminologue. Pour comprendre ce qui se passe, lisez-le et lisez aussi la lettre de Jean-Claude Corbeil et Marie-Éva de Villers. L’OQLF nous lâche tous, et laisse tomber les langagiers qui en ont besoin pour vous livrer un français québécois de la plus haute qualité. Je cite la lettre: le mandat qui est confié à l’OQLF par la Charte de la langue française est de guider l’usage du français parlé et écrit au Québec. Et l’OQLF a, en catimini, changé de politique d’une manière complètement surréaliste. Je re-cite: l’OQLF juge acceptable le calque de l’anglais « pâte à dents » sous prétexte qu’il s’agit d’un calque non récent, généralisé, implanté, légitimé, et qu’il est intégrable au système linguistique du français. Entendez-vous Julien Poulin alias Elvis Gratton, comme moi? Pasta dental, Linda, sacrament, c’est d’la pâte à dents! (citation de mémoire, probablement pas parfaite) Voilà le niveau de langue que m’offre le GDT maintenant quand (si!) je le consulte. C’est du sabotage. Du Sabotage avec un s majuscule. Je n’ai pas vraiment besoin, je crois, d’élaborer sur ce que je pense de ça, ou du gouvernement qui laisse ça

Activités pour une canicule d’automne chez des gens bizarres

Faire un potage aux carottes du jardin. Jouer dans les couvertures. Insister pour mettre de chauds mocassins. Faire un grand ménage. Laver de la vaisselle à l’eau très chaude. Faire plein de lavage. Faire plein d’activités de première année, mais en anglais pour changer. Déshydrater plusieurs plateaux de tomates fraîches récoltées hier pour donner plus de chance aux autres de bien mûrir sur leur plant au soleil. Arroser du béton tout neuf pour qu’il ne sèche pas trop vite. Répéter aux heures malgré le soleil qui plombe sur la terrasse, parce que c’est pas vrai que l’an prochain je profiterai pas de la terrasse, oh non monsieur, ça suffit!

Boule et sphère

J’avais glissé mot du programme scolaire québécois qui demande de mesurer le volume non pas d’une sphère, mais d’une… boule. Je sais pas pour vous, mais moi je trouve que c’est de l’enculage de mouche morte (hein, hein!), tout autant que remplacer le très simple et compréhensible mot verbe par mot d’action ou adjectif qualificatif par mot de qualité. Je trouve ça stuuuupide. Or, Allo Prof m’éclaire (faut le dire vite): on utilisera le mot «sphère» quand il sera question de superficie (aire) et le mot «boule» quand il sera question d’espace occupé (volume). Faque? Dans la sphère y aurait une boule. Ce qui, il me semble, permet de conclure que dans le cylindre, y a un… un quoi? un zizi? un condom? Je ne trouve rien dans le programme….

Concepts manquants

Y a des concepts que j’ai pas. Comme fin de semaine de congé et souper de semaine. Ce soir… j’ai fait du riz, des courgettes au beurre, des betteraves grillées, des boulettes de thon (une recette que je viens d’inventer), des haricots rouges, des tomates à l’ail et au thym… Trop pour une assiette normale, quoi. Pis? 🙂

Zombie

Ce moment dans ma matinée quand je me sens embrumée (y a du brouillard dehors, mais là, entre mes yeux et mon écran, c’est un peu fort) et que je réalise que j’essaie de travailler avec dans le corps une seule et unique tasse de café… #ouille

Cyclique

Chaque année, à ce temps-ci, j’ai envie de projets. J’ai envie que quelqu’un d’autre ait un projet, en fait, un grand et enlevant projet, et que cette personne «vienne me chercher» pour que j’embarque dans son projet. La forme que ça pourrait prendre? Je ne sais pas. Ou c’est vague. Mais en général, ça ne se produit… pas. Misère: faudrait encore que ça vienne de moi? Là ça se complique, parce que moi, je sais jamais jouer le jeu, je comprends jamais exactement les règles, et quand on me les explique assez bien pour que je comprenne, elles me semblent inéquitables et faussées, et je déchante et descends du train en marche. Compliqué! M’enfin si dans votre espace mental y a une marmite avec un gros projet qui mijote dedans et que je peux y être utile, parlez-m’en. Sait-on jamais!

Hmmm

L’affaire avec la douleur chronique, c’est qu’on peut faire plein de choses quand même. Mais… moins de choses. Moins à la fois. Parce que la douleur prend une grande place et bloque un grand pan de cerveau, juste à se faire gérer. D’où la fatigue.

Ma petite gêne

En général, c’est plus fort que moi: quand je vois une faute énorme imprimée, y faut que je le dise. En regardant les médias ce matin, j’ai trouvé ma limite: je ne crois pas que j’irais dire à un motard qui porte ses couleurs que Dark Soul’s, ça veut pas dire les âmes sombres (c’était le but, j’imagine, de s’afficher comme un groupe d’âmes obscures, maléfiques, nouères…), mais ça veut plutôt dire appartenant à l’âme obscure… (un peu comme dire je suis la créature de…). Ben beau de se croire bilingue, mais ça m’exaspère quand on pense bien utiliser l’anglais et qu’on ne se gêne pas pour… se tromper. Non mais y a des gens qui prennent des pauses à bras (break [sic] à bras) et qui prennent des freins (brake) en matinée pour un petit café…

Reposez en paix, Réjean Ducharme

Moi qui avais justement envie de relire L’avalée des avalées (avant de relire L’amélanchier, parce que j’y vois une continuité entre deux auteurs que j’aime, Tinamer étant un peu la Bérénice de Ferron)…

Aujourd’hui…

je fais de la confiture d’argousier pour la première fois de ma vie. On verra bien!

Recul

Je voudrais vous dire que c’est faux que l’intolérance, le racisme et l’imbécilité sont en hausse autour de nous. Mais autour d’ici je vois des drapeaux confédérés. Probablement achetés et affichés par des gens qui n’ont pas idée de la stupidité de leur geste… du moins je choisis de le croire… pour le moment. Mettons que le moment de mettre l’Histoire approfondie au programme scolaire, c’était… il y a déjà longtemps.

Les ordres

Avant que je me réjouisse à l’idée d’un ordre professionnel pour les enseignants, il faudra me convaincre que les ordres existants remplissent leur fonction, qui est de protéger… le PUBLIC. Qu’on pense au Collège des médecins et on comprendra ce que je veux dire. Dépenser pour dépenser, moi… non.

La madame s’énerve…

… mais la madame le peut sans problème: elle est seule au milieu d’un désert bloguesque! 😀 Je trouve ça drôle, moi, parler toute seule. Au moins (contrairement à quand je parle à mes enfants), je n’ai pas besoin de redire deux fois la même chose: personne n’écouterait davantage! Hahahaha! Non, vraiment. Parfois je m’apitoie sur mon sort (pourtant choisi, par mon absence des réseaux de prédilection de cette époque post-blogue, qui se fiche bien de ceux qui étaient là avant et de ce qu’ils avaient commencé à créer: de réelles communautés qui communiquaient véritablement!), mais ça passe toujours. Car au fond en quittant ces endroits… je n’ai rien perdu. Faut essayer pour le constater! 🙂

Je me répète encore…

Le recul du français au Québec n’est pas le fait d’étrangers, d’allophones ni d’anglophones. Ce recul est causé par les francophones eux-mêmes. [Attention: je n’ai rien contre le joual ni la parlure colorée qu’on peut adopter à l’oral. Ni même contre les paroles de chansons: les artistes peuvent bien faire l’art qui leur plaît.] C’est à l’écrit, dans l’écrit professionnel de tous les jours, que ça ne va plus. Ouvrez un magazine grand public, pour le plaisir de la chose, et essayez de trouver du français entre les food trucks, les vegans, les pop-up shops, les control freaks, les foodies, les crunchy (oui j’ai lu ça: plus crunchy! Parce que croustillant, c’est pas un mot?) et autres fashionistas. Qu’on ne me lance pas non plus sur le programme d’éducation québécois au primaire, qui n’enseigne pas à calculer le volume d’une sphère, mais bien celui d’une… BOULE! Peut-être qu’on aurait du vocabulaire s’il nous était enseigné, si on s’en… servait? (En aparté j’ajoute: pis asti, souvent les francos qui empruntent copieusement ne savent même pas utiliser l’anglais comme du monde! Price is right? Ça veut dire, aussi bien que ça, Prix est bon. L’article n’était pas facultatif! Même chose dans une publicité locale pour des cours d’anglais, où on avait écrit Sky’s the limit. Ciel est la limite? Le The était re-quis! Qu’allez-vous apprendre aux élèves avec ça? Ça m’enrage!)

Ma solution que personne aimera

Des réfugiés aux besoins criants. Le français qui recule qu Québec. Des régions dévitalisées où les gens ont peur du moindre changement et où le quart des maisons sont vides. Solution? On envoie massivement des réfugiés dans les régions. Quelques familles par village, tenez. Les maisons libres, on les a (elles ont besoin de rénos? Y doit y avoir des réfugiés qui ont les compétences!): trouvons des fonds pour acheter ces maisons pour la bouchée de pain demandée! Les écoles qui peuvent accueillir plus d’enfants, les régions les ont souvent aussi. Oui bon j’avoue que je rêve *aussi* de bouffe créole et d’un vent d’ouverture qui écornerait nos vieilles peurs.

Ah l’automne!

Non mais quel moment idéal pour un peu de ménage! Comment? On est le 6 août? Ben… c’est l’automne chez nous. 15,7 à presque 9h… et on retourne sous 10 la nuit prochaine: bonne chance à tous mes basilics. Non mais…

Des photos qui me hantent (mais dans le bon sens!)

Je pense qu’on gagnerait tous à regarder ces photos attentivement et à méditer sur elles et le texte qui les accompagne. En tout cas les parents, éducateurs et autres gens qui ont dans leur vie des enfants pourraient y gagner, je crois! On les sous-estime, nos cocos. Et on se sous-estime aussi depuis longtemps!