L’espoir

Ça, c’est le message que mon potager m’a envoyé le 9 avril dernier. Ça, c’est l’ail que je n’ai PAS planté en 2020. Planter de l’ail en automne, c’est choisir de croire et choisir d’avoir de l’espoir. Et l’automne passé, j’ai vécu un petit tremblement d’humaine (c’est maintenant que le tsunami menace, car la géographie interne a ses rythmes qui ne sont pas ceux des océans) qui a fissuré mon espoir. Je n’ai planté aucun ail.

Ces quatre tiges-là ne sont pas seules. Dans mes deux potagers, ici, là, plus loin encore, il y a de nombreuses tiges d’espoir qui croissent. Ce sont les miettes d’espoir que j’avais oubliées en terre, les descendantes de cachotières qui ont perdu leurs feuilles avant les autres à l’automne, et aussi les coriaces qui ont attendu toute une année d’accumuler la force de percer une couche trop épaisse de fumier de poules.

Je le dis souvent, parce que c’est vrai et que j’ai besoin de l’entendre: c’est fort, la vie. Ce printemps, on dirait que la terre du potager et les caïeux enfouis ont voulu me renvoyer mon écho, en me prouvant que oui, c’est fort, la vie.

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2 réponses à L’espoir

  1. Lyne Lavoie dit :

    Oh que oui c’est fort la vie! Mon Homme et moi en sommes une preuve vivante!

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