Les oeufs Cadbury

J’imagine que tout le monde a ou a eu à un certain moment un père, un oncle ou un grand-père qui tenait mordicus à raconter combien les choses coûtaient dans son temps. Si ne je m’abuse, mon père m’a raconté plusieurs fois comment, dans son temps, il pouvait acheter un paquet de Chicklets avec un dix cennes et avoir de la monnaie pour autre chose (genre remplir le réservoir d’essence de son char…). À l’époque, je l’écoutais vaguement, tout en commençant à me demander ce que tout être normalement constitué se serait demandé dans ma situation (coudonc, y a-t-i oublié de m’acheter ma gomme, lui làlà?). Or maintenant quand je repense à ça, à part Albert Millaire et son c’est un peu plus cher, mais c’est plus que du bonbon (qui, d’ailleurs, trente ans plus tard, me semble être de la publicité mensongère quelque chose de rare!), je pense aux oeufs Cadbury. Que, triste sort, je n’aimais pas quand j’étais petite. Triste le sort, parce qu’on m’en avait offert une douzaine, placés dans une vraie douzaine d’oeufs (c’est pas cute ça?). Or ces oeufs coûtaient à ce moment-là, dans mon temps, un gros trente sous (ça, là, les tinamis nées en 1990 et au-delà, c’est un vingt-cinq sous. Tsé la cenne blanche avec le caribou dessus, avec laquelle toi t’as jamais pu te payer plus que deux framboises et demi? Ça.). Trois dollars et on avait la douzaine. Maintenant (que j’aime les foutus oeufs Cadbury) pour trois dollars on en a… trois. Hmph. Vous me voyez venir (je le sais que j’ai mis une photo, quand même!). Je me suis demandé ce que je pouvais faire dans le confort du bol de mon batteur sur socle au lieu de payer pour les oeufs chimiques (souvent pas frais) suremballés!

Si vous y tenez, suivez la recette originale (ici en anglais) et ajoutez du colorant et tout ce qu’il faut faire pour obtenir des oeufs qui ont l’air d’oeufs (tsé des oeufs de lapin… en chocolat (les oeufs, pas le lapin)…). Sinon, sortez vos caissettes (les gugusses à muffins, là!) en silicone (24: j’ai doublé la recette!) et suivez le guide!

D’abord dans un bain-marie j’ai fait fondre (attention ce n’est qu’une partie de ce dont on aura besoin) environ 400 g de chocolat (pépites de chocolat foncé ici) avec un peu d’huile de canola (à peine). Attention à ce qu’aucune goutte d’eau ne tombe dans le chocolat, ou il deviendra grumeleux. Une fois le chocolat liquide, j’en ai recouvert le fond de 24 caissettes que j’ai réfrigérées (23 en fait: semblerait que j’en ai égaré une!).
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Dans le bol de mon batteur (on peut le faire au mélangeur aussi, bien entendu), j’ai mélangé 180 ml de beurre ramolli, 250 ml de sirop de maïs blanc, 5 ml de sel, 3 ml environ d’eau de fleur d’oranger, les graines d’une gousse de vanille, et 10 ml de vanille. Une fois le mélange lisse j’ai ajouté peu à peu environ 1,3 litres (ouin bon, 5 tasses et demi) de sucre à glacer (à ce sujet: j’en manquais mais j’ai pulvérisé du sucre blanc vanillé dans mon mélangeur dont le bol est en verre; bingo!). j’ai ensuite déposé une grosse cuillerée de ce mélange sur chaque fond chocolaté de caissette.

J’ai, à côté, continué de faire fondre du chocolat, cette fois environ 650 g, et ajouté un peu d’huile de canola encore. Une fois tout ça liquide, je l’ai versé dans chaque caissette, sur la garniture blanche, pour bien la couvrir. Et j’ai réfrigéré. C’est tout! La prochaine fois… un peu de menthe dans la garniture. Et une version plus petite. Et la garniture plus liquide! On s’éloignera des oeufs chimiques encore, mais… miam miam!
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