Le hic

Heille, c’est pas parce que je veux chiâler. C’est pas parce que j’aime ça. (C’est parce que je suis vieille pis que je fais ben des affaires, ok, parce qu’à force d’expérience, asti, on le voit, le problème, ok là, pis à part ça… c’est même pas de ça que je voulais parler, là!) Mais je m’en souviens. Je ne le trouve plus ici sur les Campagnonades, mais je suis certaine que je l’ai dit au moins de vive voix, que ce lit-là, du potager numéro un, était envahi par les fraises des champs… et que si c’était là le pire problème que j’avais, hein ouin bon, c’est évident que ça va pas si mal chez nous. Ouan. Ah c’est vrai, ça. Sauf que là… je me dédis en maudit. Le problème, je le vois! Je le vis! Je le constate et je me trouve bien seule après ma tite recherche gougueule! Les petites fraises, c’est pas arrachable (vous essaierez, pour voir: c’est un réseau entremêlé et robuste tant à la surface qu’en dessous!). Et là… mon petit doigt me dit que les fraises des champs inhibent la croissance des autres végétaux. Mon petit doigt? Non, pas mon petit doigt! Mon ricin miniature (tout un concept: du ricin version bonsaï, maudine!)! Voyez plutôt les photos. Il a été semé à l’intérieur dans un grand pot avant d’être repiqué dehors en même temps que d’autres. Les autres font maintenant un bon mètre et demi de haut et sont plein de futures graines dans leurs enveloppes piquantes. Lui? Pas plus de 40 centimètres! Même l’asclépiade qui pousse à gauche ne grandit pas, ou si peu! (Si vous ne le savez pas, l’asclépiade, ça sert à rien de l’arracher à moins de camper à côté, parce qu’elle va repousser. Vite et en plus grande quantité. Faque…)
160825 083Un ricin qui ne pousse pas alors qu’il a plein d’espace pour ses racines, ce n’est pas normal. Pas. Normal! Et l’an passé… l’an passé j’ai eu 2 courgettes pour 6 plants. De tout l’été! Et mes courgettes étaient où? Eh oui, dans le lit au beau paillis vivant de petites fraises, qui devait leur faire une compétition trop féroce. Même mon dianthus qui poussait là depuis 5 ans n’est pas revenu cet été (une chance que je l’avais divisé il y a 2 et 3 ans: ses divisions vont bien, elles!)! Une petite recherche en ligne, de mon côté, n’a rien trouvé sur le fait (que je commence à qualifier d’indéniable!) que les fraises des champs seraient, horticolement parlant, des tueuses un fléau étouffant. Si vous avez des informations à ce sujet, je serais vraiment intéressée à en apprendre davantage (ou même juste à me faire confirmer que je suis une fine observatrice! Non vraiment, tsé, 2 courgettes pour 6 plants et la bonnefemme ne met que 18 mois à réaliser qu’il y avait un problème, on voit tout de suite qu’elle est brillante, la madame!). Parce que… notre bébé verger ne pousse que peu, même avec les années. Et devinez ce qu’on trouve partout, partout au pied de nos arbres bébés? Eh oui… Oyoyoye.
160825 084Le pire avec ce «paillis» c’est qu’il fleurit… mais ne produit PAS. Deux pieds plus bas, le sol. Couvert de fraises. Qui produisent. Cherchez l’erreur! Je n’aurai pas le choix à l’automne… ou plutôt j’aurai un choix à faire: couvrir le lit de noir pour étouffer les fraises sur une ou deux saisons, condamnant ainsi ce lit, ou arracher comme je pourrai ce tapis enchevêtré pour pouvoir utiliser le lit l’an prochain. Qui décidera? Probablement le temps disponible et la température. Je ne fais, après tout, que mon possible.

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4 réponses à Le hic

  1. Lapivoine dit :

    Si tu est envahi de fraises sauvages ou des champs appellent les comme tu veux, c’est que ton sol est très acide, c’est un indice, il faudrait peut être que tu fasses des test de ph et de mon petit doigt au tien il est sans doute très acide ce qui empêche l’assimilation des oligo éléments.

    • Campagnarde dit :

      Pour le verger, c’est bien possible et je vais explorer la piste du pH. (Par contre même là, ça ne peut pas être la seule réponse, car les bleuetiers aiment l’acidité et ne poussent que très mal dans ce paillis de petites fraises!)

      Pour le potager, par contre, ça ne tient pas: ce lit contient du terreau qui ne vient pas d’ici, et dont le pH doit bien être équilibré (ou devait l’être…), car tout y poussait à foison, y compris les courgettes il y a 5 ans. Aussi, tous les autres lits surélevés de ce potager contiennent le même terreau, engraissé depuis 5 ans de la même manière, mais aucun autre n’a été envahi (même pas une fraise en avant-garde!).

      Et les fraises ont eu un effet précis, car elles ont éliminé les dianthus et violas qui florissaient et fleurissaient dans ce lit depuis des années. Les conditions convenaient donc à ces plantes… jusqu’à l’arrivée des fraises.

  2. Lyne Lavoie dit :

    Je confirme tes dires.J’ai un lit qui a été nouvellement envahi par les plants de fraises sauvages cette année.Ils sont devenus énormes avec des stolons longs et rampant partout.Ils n’ont pas fleuri par contre et ils ont éliminé les magnifiques pensées multicolores qui y prospéraient depuis quelques années.Seul un plant surprise de cerises de terre a survécu et c’est parce qu’il pousse en bordure de la boîte.

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