La laine de «nos» moutons

Un article du Devoir sur l’industrie de la laine québécoise (un indice: elle n’est généralement pas entièrement québécoise, la laine. Un deuxième indice: il n’y a plus de filature…).

Alors qu’autrefois la laine des moutons pouvait rapporter autant à un éleveur que la viande d’agneau, la situation s’est aujourd’hui inversée. « Le prix de la toison oscille ces temps-ci entre 30 et 80 cents la livre et une brebis produit entre 5 et 10 livres de laine par année », rapporte David Mastine, président de la Coopérative canadienne des producteurs de laine.

Avec un prix de tonte fixé entre 3 et 5 $ par bête, la marge de profit est inexistante. « En gros, le prix que le producteur obtient pour la laine couvre le coût de la tonte et c’est tout », explique David Mastine.

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5 réponses à La laine de «nos» moutons

  1. Chantal dit :

    Wep. Pis en plus, pour quelqu’un qui voudrait valoriser lui même son produit, les filatures sont quasiment inexistantes au Québec, et il y a parfois jusqu’à 36 mois d’attentes pour recevoir le produit fini. Difficile pour des gens qui trippent comme moi d’acheter local. À part quelques options trouvées par hasard par le bouche à oreille, le plus près, c’est soir l’Ontario, soit le nouveau brinswick, et là, on ne parle pas de laine locale, mais de laine filée locale, dont la source est plutôt mystérieuse. Tout en sachant que c’est généralement du mérinos, une race ovine supportant très mal le climat humide du Québec. Bah.

    • Campagnarde dit :

      As-tu lu? (L’article est-il réservé aux abonnés?) Ça dit aucune filature! 🙁 ça doit être aucune non artisanale. J’aime pas ça, des expertises traditionnelles qui se perdent! Comme dit mon fils: ARG!

      • Chantal dit :

        En fait, il n’y a plus de filature pour tisser la laine, pour faire des textiles. (Non, je ne l’ai pas lu, mais j’avais vu passer la fermeture de la dernière d’entre elles) donc oui, quelques filatures pour filer du fil à tricoter, mais surtout spécialiséez en alpaga

        • Campagnarde dit :

          Alors je t’en reproduis des bouts épars:

          Filature Lemieux de Saint-Éphrem-de-Beauce, la seule filature de niveau industriel toujours en activité au Québec qui vend du fil de laine naturelle, a décidé de se tourner vers la Nouvelle-Zélande.

          Qu’arrive-t-il alors aux quelque 300 000 kg de toison qui sont récoltés chaque année au Québec ?
          La vaste majorité est envoyée à Carleton Place, en Ontario, à la Coopérative canadienne des producteurs de laine (Canadian Co-operative Wool Growers Limited). La laine y est classée selon les caractéristiques de la fibre avant d’être envoyée à l’étranger, principalement en Chine. C’est là que la laine québécoise est désormais lavée et transformée. Seulement 10 % de la laine produite au pays est désormais vendue ici.

          France Custeau, des Laines Finn d’Or, une entreprise installée à Saint-François-Xavier-de-Brompton, en Estrie.

          Depuis 2017, les Laines Finn d’Or produisent de la laine de mouton de race finnoise 100 % naturelle, vendue en écheveaux (pelotes) ou en ondins (pour filer à la main ou feutrer).

          « Fabriquer de la laine au Québec aujourd’hui, c’est difficile. Mais j’y crois », laisse tomber l’entrepreneure, qui confectionne également des balles de séchage en laine.

          La laine des brebis est tondue, pliée, triée, lavée et teinte à la bergerie avec une teinture naturelle confectionnée à base de plantes et d’insectes. Elle est ensuite envoyée dans une filature au Michigan avant de revenir en Estrie.

          « On voulait faire un produit 100 % québécois en trouvant une filature ici, mais c’est tout simplement impossible », souligne France Custeau.
          Photo: France Custeau

          Le couple chérit toutefois le projet d’acheter l’équipement nécessaire pour pouvoir carder et filer lui-même sa laine, un projet qui nécessiterait un investissement d’environ 300 000 $. Une valorisation de l’agriculture qui ne peut se faire sans une volonté politique, croit France Custeau, qui rêve de vastes campagnes publicitaires mettant en valeur les produits d’ici.

          « C’est sûr que ma laine est plus chère que la laine synthétique vendue au Walmart », pointe France Custeau, mais la productrice note néanmoins un réel engouement populaire pour la laine naturelle. « Dans la dernière année, on a doublé notre chiffre d’affaires », rapporte-t-elle. Les Laines Finn d’Or ont produit plus de 200 livres de laine en 2018 et prévoient d’en produire plus de 300 dès cette année.

          • Chantal dit :

            C,est drôle, j’étais retombée dessus par une autre recherche entre temps, et j’avais pris le temps de le lire.
            Dans mes plans pour le futur, il y a une éventuelle filature coop. Pas pour cette année, pas pour l’an prochain, mais quand les enfants auront leur autonomie (ha!) j’aimerais bien mettre un projet de ce genre en place. Et le chiffre de 300 000$ pour l’installation est le même que j’avais réussi à obtenir.

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