La censure, le silence

L’auto-censure, c’est un peu comme l’anorexie; on finit par tirer une certaine puissance du fait d’appliquer son propre contrôle. De se couper de ce qui fait vivre, de nier ses propres besoins (vaut mieux le faire soi-même que laisser les autres s’en charger…). C’est, pour un temps, une réussite. La petite voix cérébrale critique, négocie, justifie et jubile. Elle durcit. Et puis le piège se referme. À force de ne pas s’exprimer, on en vient à ne plus savoir quoi dire, quoi écrire. Ni comment. C’est faux, mais on le croit. Parce que la peur parle plus fort que le reste. À force d’attendre que les conditions se concrétisent, on s’efface.

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