Glissement

C’est beau, là, l’Univers, j’ai compris. J’ai compris que je m’étais laissée manger la laine sur le dos, que je m’étais écrasée sans que ça paraisse, que ça va faire qu’on traite ma personne et mes choses comme si elles n’avaient pas d’importance (parce que miennes ou juste par inadvertance). J’ai donné trop de pouvoir, je l’ai externalisé. Je le reprends maintenant.

Je ne tolère plus l’impolitesse, les ordres, le manque de respect… que mes enfants me servent! Oui, je le vois chez eux, le glissement qui s’est lentement, subrepticement, mais sûrement – oh combien sûrement! – fait au sein de ma famille. Et je ne tolère plus le statu quo. Les mots trop durs ou qui font comprendre qu’on ne pense qu’à soi. Les rages qui deviennent égoïsme.

Je me rends compte que j’ai fait passer tout le monde devant (toute ma compassion va aux autres, toute mon empathie, et je ne prends même pas de temps pour trouver les miettes que je me suis laissée; j’offre de l’aide, j’en fournis sans demande, je prévois, je soigne, j’apaise… mais là il faut que je ramène un peu de ça vers moi). Pourquoi j’ai fait passer tout le monde devant moi? Pour ne pas prendre trop de place? Ça suffit. Je tiens tout à bout de bras depuis longtemps: de la place, j’en mérite, et je dois en prendre. J’en prends.

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