Fleur de mai

Pour la fête des Mères, on a été chez la mienne samedi, alors dimanche a été tranquille (et c’est bien ainsi). On a été se promener pas mal plus longtemps qu’on avait prévu, la puce dans son panier (sa poussette, que l’Homme appelle le panier ou… le baby bucket!), le chien à nos côtés. Enfin, moi la naïve je croyais qu’on ne faisait que se promener, mais l’Homme avait une arrière-pensée. C’est le temps des morilles, voyez-vous… et on continue, chez nous, de n’avoir aucune chance (c’est pas comme d’autres…!). Pas d’ail des bois, pas la moindre morille, et les têtes de violon ont déroulé après qu’on en ait fait un seul repas. Et cette année, contrairement aux précédentes, pas de répit printannier pour les campagnards: mouches noires et moustiques sont sortis déjà (quoique ça va bientôt empirer solide…).

Fleur officielle de la Nouvelle-Écosse depuis 1901, la fleur de mai ou épigée rampante (Epigaea repens, mayflower) se trouvait le long de notre chemin sans morille.

Bon, il est possible que j’aie gaffé en la cueillant (ce que c’est que d’oublier son appareil photo…), mais je vous assure que je ne l’ai pas déracinée. Et si on avait oublié les outils à photo, on avait apporté un outil d’identification: un (vieux) livre que ma mère nous a laissé. Et justement on y disait que les fleurs sont comestibles et épanchent la soif. Bon c’est un peu exagéré peut-être, mais leur saveur est douce. Malheureusement, la plante est fragile: elle ne tolère pas les pertubations, les sécheresses ni les inondations, a besoin d’un sol très léger et d’un paillis forestier. Même quand tout va bien, elle pousse très lentement, et les essais de transplantation mènent généralement, selon ce que je lis, à un échec (elle a besoin de conditions précises et il ne faut pas endommager ses racines). Dommage que je n’aie trouvé qu’une petite colonie, car les fleurs donneraient une belle saveur à un sirop, il me semble!

On trouve l’épigée rampante partout (plus ou moins abondamment) du nord du Québec au sud de la Floride, et à l’ouest jusqu’au Manitoba. Après la floraison du printemps, ses feuilles deviennent couleur de rouille et prennent l’aspect du vieux cuir (Source: Grand dictionnaire terminologique). Or ces feuilles ont des vertus médicinales (peu souvent exploitées, apparemment): elles ont d’excellentes propriétés comme antiseptique urinaire, en particulier contre les cystites, et sont astringentes, diurétiques et toniques. On peut faire une infusion des feuilles séchées pour soigner les désordres rénaux et les maux d’estomac (Source en anglais). (Évidemment, faites des recherches plus poussées avant d’oser vous soigner, etc.)

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