Fiction: 100 mots

Il se passe quelque chose. Chuck Wendig dans son défi du vendredi a simplement demandé un titre en trois mots*. Et de vendredi à dimanche, mon humeur a été moins que radieuse. Ça me manquait, que ce soit le défi ou écrire. Et ça, c’est… spécial, je trouve. Inhabituel. Inusité. Et peut-être que ça veut dire quelque chose. Peut-être aussi que c’est un effet secondaire de la tumeur au cerveau que je me soupçonne (quand ce n’est pas la peste bubonique). Je ne le sais pas encore. Mais j’observe. Pour en parler au médecin, le cas échéant. 😛

En tout cas, étant en manque de défi hebdomadaire, j’ai été voir d’anciens défis de Chuck Wendig et le premier que j’ai vu était d’écrire une fiction en 100 mots, tout simplement, pas plus. Et comme je ne participais pas en temps réel, j’ai opté pour une rédaction en français.

*J’ai proposé A Sphincter Compromise. Et comme y disent… don’t ask.


LE PREMIER LUNCH

« C’est drôle, tu manges comme un enfant, en coupant tous tes morceaux d’avance. » C’est comme ça qu’on m’a fait comprendre qu’ici, au milieu de ces enfants de la haute société, tout serait observé. Chaque geste, chaque attitude, chaque vêtement. Manger n’était plus manger : c’était démontrer son savoir-vivre, son savoir-paraître. « Moi, mon père est cardiologue, et chez nous, on ne mange pas de sel », a-t-elle ajouté quand j’ai déchiré le sachet sodique. Chacun de mes gestes trahissait mon origine modeste, ma différence. Chaque parole d’eux, leur rejet, subtil et instinctif.

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