Distance

Mère (pratiquant les apprentissages en famille). Renéorurale (sans amis ni famille habitant proche, sans quartier autour non plus). Travailleuse autonome (seule devant son clavier). Enfant unique (depuis toujours). Célibataire (parce qu’y faut être deux à être courageux).

Autant de conditions (choisies, lorsque j’avais le choix) qui font de ma réalité actuelle… une sorte de confinement. Le mot est grand, il fait frémir vos souvenirs? Le Confinement avec un grand C, je l’ai pourtant bien vécu, lovée dans mes illusions non encore levées. Celui que je vis présentement est plus personnel. Plus discret. Complètement silencieux, si je me tais. Et je ne vois même pas comment il pourra être levé sauf par petits sursauts (j’ai quand même parfois de la visite! Et alors je parle trop, ça sort en torrents, et après j’ai beaucoup de temps pour m’en vouloir et m’autocritiquer…).

La solitude, l’isolement de tous les jours (je suis seule avec mes enfants, on s’entend, mais justement, les enfants ne comblent pas les besoins adultes, et c’est ainsi que ça doit être) commence, oui, à me peser. Assez pour que j’écrive à des amis, oui. Assez pour que j’agisse, que je fasse volontairement des rencontres réelles ou virtuelles? Ah, c’est là que ça se complique. C’est là que je commence à mesurer ma blessure. Que je réalise que je ne fais plus confiance. Plus le moindrement.

Alors, ce confinement, cet isolement, cette solitude? Pas trop le choix. Je vais les apprivoiser, parce qu’ils sont là pour rester, on dirait, un bon moment.

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