Déshydratation: un premier essai

Il y a quelque chose en moi qui me pousse à viser l’autarcie. Et je ressens très fortement qu’il est idiot d’acheter des légumes quand on vit à la campagne et qu’on a la capacité et l’espace pour un potager. Enfin, pas idiot, mais superflu, mal planifié. Il me semble que si des gens ont pu survivre dans notre climat, c’est qu’il y a moyen de vivre de ce qui y pousse et de le préserver pour les jours plus difficiles. Il me semble que nous devrions produire la plus grande partie de nos aliments et acheter le reste (les oeufs, la viande, les épices…) le plus localement possible et le plus biologiquement possible. Réduire la distance entre la récolte et la fourchette, de façon draconienne (quand une fraise pousse chez soi à quelques pas de la porte et qu’on la porte en bouche, c’est un idéal peu banal!). Encourager notre région et notre environnement immédiat (tout comme le plus immédiat: notre lopin, qui peut nous nourir si on le soigne et lui offre de nombreuses heures de labeur). Oui je sais, c’est notre première année, je ne dois pas mettre la barre trop haut (je m’y efforce, je m’y efforce, et j’ai des jours de découragement qui m’y aident, croyez-moi!). Enfin, bref, dès l’acceptation de notre offre d’achat, je me suis mise à faire des recherches sur la préservation des aliments.

La solution qui m’est apparue la plus polyvalente et la moins exigeante (à moi aussi!)? La déshydratation. J’ai beaucoup lu, beaucoup appris, et une fois ma cuisine semi-installée, j’ai commandé la crème de la crème des déshydrateurs, l’Excalibur (neuf plateaux: tant qu’à pas niaiser, on niasera pas!). Avant de faire de même, regardez bien les dimensions: ça vous encombre un comptoir, ça, mes amis! (Dans mon cas, ça cache aussi les affreuses tuiles de céramique… Passons…) Quoique, ai-je appris, l’appareil est relativement bruyant, et selon l’emplacement de la cuisine par rapport à celui de vos activités, il pourrait être plus judicieux de le placer ailleurs.

Faute de récoltes à préserver pour les froidures hivernales (les fraises? Ça va pas? On ne teste rien sur des fraises! Non mais!), pour me premier essai j’ai opté pour une pomme et une banane. La photo vous montre le résultat, environ huit heures plus tard pour les pommes et onze heures plus tard pour les bananes. J’ai fait cet essi avec une banane un peu (trop) mûre (pour la déshydratation) et une pomme… pour faire un essai avec Tango, mon mangeur de pommes. Essai fait, mais  sans succès: les pommes séchées, il n’aime pas! Aucun sucre ni trempage, d’où l’altération de la couleur. Le résultat a bon goût, mais la technique et l’épaisseur de la coupe restent à améliorer. Par contre c’est une bonne nouvelle pour l’Homme, qui trouve les bananes séchées du commerce trop sucrées (règle générale, chez nous, on préfère les fruits avec leurs sucres naturels… uniquement).

Il me reste beaucoup à explorer avec mon déshydrateur. Rouleaux de fruits, tomates séchées, poudre de tomate, viandes séchées (jerky, en anglais, et l’OQLF comme mon manuel de l’utilisateur proposent charqui, mot qui me donne envie de vomir…), bonbons au yogourt… tant de possibilités! Et moi aussi je veux faire du saumon confit, mioum, comme grand-tante Martine!

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3 réponses à Déshydratation: un premier essai

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