Début d’année

Bonne année, le monde.

Ce sera encore une année de transition ici, j’imagine, alors que je découvrirai et guérirai lentement d’encore d’autres couches nouvellement découvertes de blessures accumulées, enfouies, sanguinolentes. Bon, l’image est repoussante, mais à mesure que j’avance, je guéris, petit à petit (c’est qu’il y a parfois de grands détours et parfois des reculs nécessaires, peu importe ce que je peux en penser). Quand on parle des 5 ou 7 étapes du deuil, on dit parfois qu’elles ne viennent pas nécessairement dans l’ordre, mais on oublie souvent de dire qu’elles peuvent revenir chacune offrir plusieurs rappels (même sans aucune ovation!).

J’ai déménagé mon bureau pendant les fêtes, d’en haut à en bas, un processus amorcé concrètement à l’automne et qui se poursuivra avec beaucoup de tri et de rangement dans les semaines et les mois à venir. N’empêche que déjà, comme je le souhaitais, ça donne qu’on utilise mieux la maison, qu’on utilise plus de pièces qu’avant, plus souvent. Oui, ça change le mal de place! Ça fait partie du processus pour me réapproprier mon temps, mon espace mental, mon énergie. Finalement, ce n’est pas parce que je ne me suis pas priorisée pendant vingt ans que mon instinct était éteint. Juste mis en sourdine, boudant, mais pas étouffé.

Au quotidien, je vis une grande anxiété et une solitude énorme. Pourtant si je m’arrête pour y penser (et je m’arrête pour y penser!), je suis entourée. Avant-hier soir je me sentais sombrer, et le téléphone a sonné: mon meilleur ami avait senti, d’une manière ou d’une autre, mon besoin. La veille, c’était ma mère. Le même jour, j’ai su que j’allais finalement voir ma bibliothécaire plutôt que de tenir le fort seule le lendemain (c’est ma vie sociale, la petite bibliothèque municipale, mais encore faut-il que je n’y sois pas seule!) et un rendez-vous qui me causait de l’angoisse à cause de son horaire était déplacé par le dentiste avant même que je l’appelle. L’univers est quand même là pour m’offrir un filet de sûreté si je regarde bien. Le reste, et c’est parfois décourageant et parfois moins, m’appartient.

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