Confiture de cerises de terre à la campagnarde

C’est décidé: ici, chez la campagnarde, les cerises de terre sont LE fruit de l’été 2011, malgré l’abondance extraordinaire des fraises des champs et des mûres. Les plants ne cessent de produire et je sais que jamais je ne réussirai à tout récolter (je suis donc d’autant plus heureuse de mon plan de laisser tout ça se ressemer gaiement!). Et qu’est-ce qu’on fait avec tant de belles cerises de terre (pour vous donner une idée, la tasse à mesurer ci-dessous, insérée dans le bol plein des envelopes des jolis fruits, c’est une tasse de… deux litres!)? Mais je l’sais-tu, moi! J’avais jamais transformé ça en quoi que ce soit!

Recherche, recherche. D’un côté, je trouve une recette de confiture qu’on me promet facile-facile (c’est ici, en anglais). De l’autre, je trouve une compote de Ricardo… à la vanille! À la vanille, les zamis! Oh que ça me démangeait les papilles! Ah mais… je voulais quelque chose de facilement conservable (je souligne d’ailleurs l’inauguration tranquille, hier, de ma section conserves!) en grande quantité, et le truc de Ricardo me semblait peu sucré pour la cause (or je n’aurai bientôt pas le temps de m’inquiéter du contenu des pots de conserve, et les frigos sont remplis à capacité!). J’ai posé des questions à Manon, l’interrompant sans vergogne (le premier qui trouve une vergogne et me la rapporte aura un prix!) alors qu’elle participait à la création du Forum des conserves maison. Et j’ai décidé… de créer ma toute première recette de confiture bine à moi, une confiture à l’ancienne de cerises de terre… à la vanille!

J’ai sorti 1,5 kilo de cerises de terre de leur enveloppe (je pense que ça a été le plus long! Faut pas s’en faire si certaines sont encore vertes, en passant!) avant de les mélanger, dans un chaudron en acier inoxydable, à 250 ml d’eau et à environ 100 ml de jus de citron concentré. J’ai ajouté les graines contenues dans deux gousses de vanille et 10 ml de beurre. Quand la chose a commencé à bouillir, j’ai écrasé les cerises de terre au pilon à pommes de terre, puis j’ai ajouté 1,7 kilo de sucre. Quand la chose a de nouveau boulli (à ce moment les cerises de terre commençaient à perdre leur forme et à devenir liquides: parfait!), j’ai ajouté un paquet de pectine (ah, sauf que là j’ai eu de la misère: je n’ai pas fait confiance à la pectine en poudre sans besoin d’ajouter de sucre que l’Homme avait achetée, qui ne semblait pas faire effet, alors j’ai ajouté encore un sachet entier de pectine liquide; voilà qui rajoute du temps de cuisson) et fait bouillir le tout pendant près de trois minutes. J’ai versé le tout dans des pots Mason déjà stérilisés (bouillis dans mon grand chaudron pour les conserves à la vapeur, pendant dix minutes). J’ai placé les pots à l’envers quelques minutes, puis les ai redressés, et ils se sont scellés. Vu la quantité de sucre (j’ai bien dit confiture à l’ancienne!) et la stérilisation des pots, je n’ai pas jugé bon de traiter encore à la vapeur (mais allez-y si vous le voulez).

Le résultat? Du bonbon à la vanille. Un bijou sur du pain… ou un joyau sur une cuiller! Au point que depuis cet essai réussi, qui a rempli de nombreux petits pots… j’accumule ma récolte abondante pour en refaire. Mais cette fois, les pots seront bien plus gros et la production… réservée à la consommation maison!

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4 réponses à Confiture de cerises de terre à la campagnarde

  1. manon dit :

    Eh bien dis donc, tu t’es lancé en grand côté sucré cette année!

    Avec une section conserve aussi sur le blog, définitivement tu es une VRAIE campagnarde 😉

    moi ici pour les cerises de terre, je pourrais avoir juste ça sur le terrain pis mon bébittologue serait content! Il en mangeant des litres à lui tout seule… l’an dernier j’ai failli ne pas pouvoir faire de confiture.

  2. vieux bandit dit :

    Ah tu n’as encore rien vu, côté sucré! Je pense à mes cadeaux de Noël, hein. J’aurions point ni l’goût ni l’intérêt à ça rendu en décembre, moilàlà! 🙂

    En fait j’en fais autant que je peux dans le temps qui reste…!

    Ah ben le secret, mon cher Bébittologue, c’est de pas toutes les manger.. mais d’en cacher une bonne partie un peu partout. L’an prochain… tu gagnes la partie! 🙂

    (Là… te reste plus qu’à apprendre à lire et à utiliser Google pour ton surnom, et… ouan, tu as ton potager et ton terrain pour un bout de temps, Manon!)

  3. manon dit :

    hey, je viens de glouter ça… T’as ben raison, mon bébittologue est rendu une marque de commerce savoir-faire à conserver!!!

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