Archives de la catégorie 'Arbres'
Un arbre devenu danger
Je l’appelle notre pin-bouleau. Parce que c’est un pin énorme et que, collé contre son gros tronc, pousse un bouleau. C’était le premier indice, je crois, mais nous ne l’avons pas compris. À notre arrivée, l’une de ses branches portait une sorte de courroie pour cargaison de camion, qui servait à amuser le chien des anciens proprios. Quand on a enlevé la courroie, on a vu une ancienne blessure dessous. Récemment, ma mère a décrété que la cible du prochain nichoir pour oiseaux serait…
Lire la suiteChampignon de bouleau
J’ai cherché et cherché, et je crois bien que le champignon qui colonise allègrement ce bouleau est l’amadouvier (Fomes fomentarius, Tinder fungus), qu’on retrouve sur le platane, le bouleau, le peuplier, le chêne, l’aulne et surtout le hêtre, qu’ils soient morts ou vivants (source). En français, on l’appelle aussi polypore à feu, polypore amadou ou polypore allume-feu… tiens tiens! La chose est si étrange que je vais allègrement citer ce document, absolument fascinant (en pdf). Je suis étonnée et déjà moins ignorante!
Cet…
Lire la suiteChêne
Quelle joie d’avoir chez soi un majestueux chêne (Quercus, oak)! (À part sous forme d’arbre vivant, j’aime aussi le chêne… sous forme de tonneaux dans lesquels les alccols sont vieillis!) D’ailleurs l’arbre est reconnu pour sa force et sa longévité: il vous faudra être marié pendant 80 ans (oui, à la même personne, tricheurs!) pour célébrer vos noces de chêne! (En supposant que je me marie demain, ce qui est loin d’être le cas, je les fêterais donc à 114 ans, y a rien là!)…
Lire la suiteUne épinette de Nowel
Historique familial de nos campagnards: chez l’Homme enfant (enfin, chez ses parents), toujours un sapin naturel, acheté. Chez la femme (enfin, moi! Suivez un peu!) enfant, toujours un sapin naturel, mais d’abord coupé sur le terrain (avant le départ permanent pour la ville). Chez eux devenus adultes… rien. Parce qu’ils refusent le sapin artificiel et le troube du sapin naturel. C’est triste? Mais non! La campagnarde a plus d’un tour dans son sac, et a toujours fourni au Petit Coco (de moins en moins petit…)…
Lire la suiteThuya
Je l’ai toujours, comme vous probablement, appelé cèdre. Sauf que ce n’en est pas un!
Le vrai cèdre est du genre Cedrus (famille des pins) et se voit de la Méditerranée à l’Himalaya. (Source)
Ce qui pousse dans nos forêts du Nord, ce n’est pas du cèdre blanc, mais plutôt du thuya occidental (Thuya occidentalis, Eastern white cedar). Sur la côte ouest, on trouve du thuya oriental, bien plus grand. À preuve, les nôtres servaient pour la charpente des canots, mais les leurs… pour…
Lire la suiteSumac vinaigrier
Difficile à manquer, une mini forêt d’arbrisseaux accueille nos visiteurs à gauche de notre entrée (et s’étend techniquement hors de notre terrain). Il s’agit d’un beau groupe de sumacs vinaigriers (staghorn sumac, Rhus typhina L.). Au printemps, je me suis inquiétée pour eux: alors que la vie reprenait ses droits partout autour, les arbrisseaux restaient tristement nus. Et moi qui venais d’apprendre que je pouvais tirer de ses fruits (des drupes, en fait) une sorte de limonade acidulée! Nouveaux campagnards, nous avons décidé de les…
Lire la suiteSapin (pin, pin)
Mon sapin c’pas un sapin, c’t’une épinette, mon coq, c’pas un coq, c’t’une poule… c’pas parce que tu viens de la campagne que t’es obligée d’péter plus haut que l’trou, Fanny Tremblay!
C’est de mémoire que je vous cite le petit garçon de Bach et Bottine, avec sa tirade qui me fait toujours autant rire qu’à l’époque. Moi aussi, à la place de Fanny Tremblay, j’aurai pété plus haut que le trou, car par chez nous, on connaissait la différence entre un sapin (Abies,…
Lire la suiteMélèzeries
Lors de notre première visite de la maison, en février, deux grands arbres nus, sans pudeur, nous ont accueilli parmi les pins et les épinettes à l’avant. Soit ce sont des mélèzes, soit ils sont morts, ai-je dit. Dekecé?, a stoïquement répondu mon Homme. Comment? Ne savait-il pas que le mélèze est notre seul conifère à perdre ses aiguilles à l’automne? (Je le savais… tout simplement parce que j’ai planté un mélèze, petite, et que j’étais trrrès fière de savoir que mon arbre à moi…
Lire la suiteUn premier lilas planté
Deux jours après le jour J (ou est-ce le jour N pour notaire?), maman campagnarde et son compagnon campagnard ont débarqué chez nous (même avant le déménagement, c’était chez nous) avec un lilas. Ma mère n’en démordait pas: quand on achète une maison, bandit, on plante un lilas! On avait d’autres priorités, bien sûr, mais un arbre qui fleurit, ça ne se refuse pas, surtout quand les offreurs offrent de le planter! Le terrain se trouve en zone de rusticité 4, et ma mère n’est…
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