Archives de la catégorie 'Vie rurale'
Le septième lit
L’Homme a fait, après mes six lits de quatre sur six pieds, un septième lit, plus grand et carré. L’idée de départ était de remplacer un lit carré existant. Sauf que le bois, après examen sommaire mais tardif, s’est avéré complètement pourri, et le carré… approximatif (aucun côté de la même longueur qu’un autre!). L’Homme a donc fait à sa tête et a fabriqué un nouveau lit. Le lit installé, il fallait le remplir, et notre ami avec son équipement motorisé était reparti. Là,…
Lire la suiteÇa ne pousse pas là, ça!
Découragement. Presque chaque matin, je ramasse les ordures (ou les matières recyclables…) d’autres humains, qui jonchent la nature. Styromousse, bouteilles, cannettes, emballages… je ramasse et je vais déposer dans une boîte à déchets plus loin sur mon chemin. Ça m’écoeure. Pas de ramasser, non: j’ai un sens de la responsabilité assez poussé merci, qui me dit que si j’ai vu un détritus, il m’appartient maintenant de le ramasser. Fermer les yeux et passer outre, ce n’est pas pour moi: il me semble d’ailleurs qu’on en…
Lire la suiteUn an de campagnonades!
C’était le 2 juin 2009 que je vous accueillais ici (en théorie!) pour la première fois. Un an et des poussières de vie rurale plus tard, un an de billets (330 publiés avant celui-ci, un nombre de mots plutôt hallucinant, dans les six chiffres), des tonnes de photos, un an d’air pur et d’eau fraîche (enfin…)…
Ce que j’en retiens? Oh que j’en retiens des choses (je ne vous offre qu’un bouquet, faute de transcrire ici un an de billets…)! D’abord, car il…
Lire la suiteMésaventure dans le bois
Le retour du printemps, c’est le retour de la baignade pour Tango. En fait, mon toutou ne s’est privé de saucette que pendant trois mois cet année, de la mi-décembre à la mi-mars. Plus, et ce serait le torturer, pauvre chien qui nage sur la neige! Aussi je n’ai pas été surprise que l’Homme, par un bel après-midi de mars, me dise qu’il avait envie d’amener le labrador polaire et aquatique sur le terrain de nos amis pas trop loin. Ce terrain-là, je…
Lire la suiteLe recyclage comme sport extrême
Vous savez, mon beau bac bleu à roulettes? Il est à vous si vous le voulez. Enfin, si vous voulez bien… aller le chercher au fond du ravin.
Retour en arrière. La collecte du recyclage se fait aux deux semaines ici. La semaine passée, personne n’est passé. Peu importe, j’ai laissé le bac au bord de la route le lendemain, car il est déjà arrivé que la collecte se fasse avec un jour de retard. La semaine passée, rien. Pourtant, j’étais convaincue que c’était…
Lire la suiteTransport scolaire
Quand j’étais toute petite, aller à l’école n’était pas une mince affaire. La prématernelle se donnait dans un village (à 45 minutes de chez moi avec les arrêts), la maternelle dans un autre (à 30 minutes) et la première année dans un troisième (le mien). Mais encore fallait-il… que l’autobus scolaire (conduit par monsieur Michaud, décédé depuis, mais toujours par lui!) se rende jusque chez nous. Ah, c’est que nous étions les seuls résidents permanents de notre rang, tout à un bout du territoire! Mon…
Lire la suiteAvions
En ville, j’ai habité et étudié près et loin des aéroports. On s’y fait, comme à la ville, et on finit par oublier le bruit des jets qui passent au-dessus, ou presque. Gros ou très gros, de près ou de très près, ils passent dans le ciel et c’est tout, ils font partie du bruit ambiant urbain (sauf en été, fenêtre ouvertes, au cégep Saint-Laurent, où ils enterrent la voix du prof pendant de longues minutes tous les quarts d’heure; enfin, on jase, là!). C’est…
Lire la suiteAllons à la cabane
Vous voyez cette petite cabane à sucre? C’est la seule qui est une vraie cabane à sucre pour moi, de toutes les cabanes de l’Univers! Si on parle de cabanes commerciales, comme dans cet article où on dit que les cabanes à sucre sont des établissements de restauration, on me perd. Je n’ai jamais mis le bout du gros orteil dans une cabane à sucre commerciale. Jamais! J’ai toujours refusé (et ainsi fait chier moult amis… c’est ça la vie!)! Pour moi, une cabane…
Lire la suiteCe ruisseau-là
Il y a une journée que j’ai longtemps considérée comme la pire de ma vie (aujourd’hui j’évite ce genre de réflexion…). C’était au printemps 1981, au mois d’avril, et j’avais six ans. Le temps était exactement comme lorsque j’ai pris cette photo: la neige toujours épaisse fondait, mais le ruisseau coulait et il faisait bon. Je jouais avec les petits-enfants de mes voisins, qui devaient avoir près de six ans pour la fille et près de neuf pour le garçon. D’abord, on s’est choisi…
Lire la suiteVoisins passés
Quand j’étais petite, la seule version du concept de voisins que j’avais directement concernait une famille qui avait son chalet non loin (de l’autre côté du chemin, pas en face mais à côté, mais avec un champ entre les deux) de chez nous. Ou enfin, les grands-parents avaient là leur chalet, une petite maison pas finie, avec des rideaux comme portes d’armoire sous le comptoir et un piano élimé dans une chambre. L’extérieur était en papier noir (je ne sais pas exactement ce que c’était,…
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