Semis du jour

Aujourd’hui, j’ai semé de vieilles semences de sauge de jardin, des camerises (nos trois cultivars en version baies déshydratées) et des asters Hi-No-Maru. Avant-hier c’était les cerises de terre et les sunberry. Ah, j’ai aussi rempoté les 5 hibiscus qui ont poussé. Et là j’espère avoir un peu de temps pour les tomates. J’ai prévu 72 plants pour cet été, et 18 de plus pour une amie. Dieux des semis priez pour nous! 😉 [Le mètre de neige sur le terrain joue pour moi: mon Homme aussi a hâte à l’été, et il m’aide à aménager cet espace de semis qui pour nous prend des airs de serre!]

Bonheurs de printemps

Promener le chien et courir par plaisir, marcher vite par défi le reste du temps. Photographier des oiseaux sur la route et voir un lièvre la traverser. Remplir une grande pièce de petits semis verts qui respirent l’été à venir. Marcher en souliers sur la croûte de neige qui reste (un bon deux pieds, deux pieds et demi). Voir les nouvelles poulettes oser sortir dans la volière, les deux plus vieilles qui arrêtent de chicaner et mon coq se prendre pour un paon tant il est fier. Passer 45 minutes à marcher/courir avec un grand sourire, même quand passent des voitures. Réaliser combien grand est mon espace de vie et comme j’y suis bien. Faire mousser du chocolat dans le lait matinal de mes amours et les voirs moustachus de brun et souriants. Savoir que j’ai maintenant, aujourd’hui, assez d’espace de semis pour réaliser mes désirs les plus déments, et savourer le fait que je sais que pour maintenant, mon bonheur est là, dans ce terreau, au milieu de tant de vie.

Au jardin de semis dans les derniers jours

En fin de semaine, avec ma fille, j’ai rempoté les persils plats, les lyciets de Chine (goji) et les basilics, et semé de nouveaux cosmos et des gaillardes. Les piments ont mis beaucoup de temps à germer, et n’ont pas fini, alors je suis en retard (dans ma tête surtout) pour les tomates. J’ai aussi eu un peu de fonte des semis, une première. La fonte et le retard ont une même cause: un espace plus frais que d’habitude. C’est le même espace de semis (avec des lampes et des tables de plus) que l’an dernier, mais moins chauffé, parce que pour avoir plus chaud dans l’espace plus habité, nous avons tout simplement ajouté deux portes dans les cadres en place. Oups. Leçon apprise. Maintenant le rythme va s’accélérer avec les tomates, les baies, les fleurs… il faudra récupérer mon espace le long des fenêtres pour les fleurs et les plantes qui ne craignent pas le froid, et ce sera vraiment la folie des semis. Et pour être bien claire: c’est un de mes moments préférés de toute l’année! (Voeu pour l’an prochain: un espace moins encombré de toutes sortes de choses qui n’ont plus leur place dans cet ancien garage devenu quasiment une serre intérieure. On y travaille, mais justement, il ne faut pas lâcher!)

Parfum de lessive

Je continue à utiliser du savon à lessive liquide fait maison. En un an, je n’ai eu, en fait, qu’à en faire trois fois (et c’est rapide, maintenant!). La dernière fois, j’ai ajouté de l’huile essentielle de romarin, miam. Je pense à ça ce matin parce que le jeune adulte de la maison lave ses vêtements depuis tantôt… et se sert d’un produit acheté quand il vivait ailleurs, qu’il a l’intention de finir. (Je ne le nommerai pas, mais ça commence par G, ça finit par N et ça a quatre lettres. Et ça pue. Et toute la maison empeste!) Et ça me fait réaliser que j’ai développé une aversion puissante au parfum, aux odeurs ajoutées. Le shampoing qui fait des miracles pour les cheveux de ma fille (pour ses beaux cheveux longs et fins, on a besoin de miracles), passe encore, mais l’eau de toilette, la lotion après-rasage, les parfums des savons commerciaux? D’abord ça me met de mauvaise humeur (je mets alors du temps à cerner la source du problème), puis je finis avec de la nausée et des maux de tête (qui n’améliorent pas mon humeur). Il y a presque 25 ans, quand j’ai rencontré mon meilleur ami, il était comme ça (on changeait parfois de place dans les salles de cours de l’université à cause d’un parfum qui le dérangeait) et je ne comprenais pas trop. Maintenant je lui donne raison. Entièrement!

Mon père est mort lundi

Mon père est mort lundi. J’ai l’impression que je devrais en dire un mot, mais franchement, il était un étranger pour moi et moi une étrangère pour lui depuis plus d’un quart de siècle (c’était mon choix au départ, motivé par son comportement pendant les 15 années où je l’ai connu, mais ensuite c’était le sien aussi, puisque j’avais mis des termes clairs pour une ouverture possible, et il a choisi de ne pas saisir l’occasion, ce qui, bien franchement, ne m’a pas attristée; de toute façon, j’avais développé des réserves à cet égard depuis). Mes condoléances à sa famille, si elle les souhaite. Je n’ai pas grand chose d’autre à dire là-dessus: je ne ressens rien à ce sujet (peut-être une vague inquiétude que la cause de sa mort soit génétique, mais bon, hein, je peux aussi me faire tuer par un chauffard en allant chercher mon courrier de l’autre côté de la piste de course route où je vis). Vraiment: j’ai appris la nouvelle, et je me suis demandé ce que je ressentais, et seul le silence m’a répondu. Un silence neutre. Il y a longtemps, je croyais que la nouvelle me procurerait une certaine libération. Mais là, des décennies plus tard, même pas: elle ne change rien. Ah si, pourtant, elle me fournit une réponse plus simple à donner quand on me posera des questions à son sujet. Non pas je ne suis plus en contact avec lui, mais il est mort. Voilà, sujet clos, sans malaise.

Mots de fiston

À deux ans et quart, fiston-qui-comprend-tout-tout-tout parle de plus en plus. Il a ses mots à lui, comme grunk pour nourriture/manger/aliment (comme grunk pic, pic!, qui veut évidemment dire suif), loum (eau et liquide) et de plus en plus de mots compréhensibles, comme embarque, en bas, en haut, non, oui (depuis avant-hier et je suis contente), yoga, yogourt, cahier, g’and-maman, bain, main… mais son mot pour balloune, jamais vous le devinerez. Parce que mon fils, depuis longtemps et avec beaucoup d’enthousiasme, joue avec des… abinguina, abinguina! Voilà.

Supprimer mon compte Facebook: la fois où j’ai été à l’avant-garde!

Non mais quand La Presse parle d’un mouvement (#deletefacebook) visant à convaincre les gens de supprimer leur compte Facebook, c’est que c’est quand même un mouvement, un élan bien connu. Fantastique: pour une fois j’aurai agi avant tout le monde! (hahahahahahha!) Ha, m’enfin, du moins, si quelqu’un le fait vraiment, s’il y a vraiment une indignation qui devient geste chez certains. Je ne sais pas trop pourquoi tout ce beau monde s’émeut aujourd’hui seulement, alors que tout ce dont les médias parlent relève de l’ordinaire connu chez Facebook, mais ce n’est pas grave, je vous encourage à supprimer votre compte, question de vie privée et de santé mentale, d’authenticité, de tout ce que vous voudrez et y trouverez! Même que je vous encourage à bloguer avec un petit b, comme en parle Clément!

Folie piments en semis intérieurs

Oui, ça se peut que je regrette quand viendra le temps de rempoter et d’aclimater. D’ici là, pas une miette. Je suis assez folle pour aller acheter d’autres néons au besoin si j’ai pas de place pour les tomates bientôt, et assez tenace pour que mon Homme les installe. Mais j’ai semé… oh que j’ai semé des piments!

  • Hungarian hot wax (4 godets à 3 semences chacun – semences de 2014 à finir)
  • Jwala (4 godets à 3 semences chacun – semences de 2012 à finir)
  • Gusto (4 godets à 2-3 semences chacun – semences de 2014 à finir)
  • Monet (4 godets à 3 semences chacun – semences de 2014 à finir)
  • Cow Horn (8 godets à 2 semences chacun – semences du Grand-Portage 2018 eues en cadeau surprise!)
  • Early Jalapeno (6 godets à 2 semences chacun – semences Fedco 2018)
  • Fish Hot Pepper (6 godets à 2 semences chacun – semences Fedco 2018)
  • Boldog Hungarian Spice Paprika (54 godets, 1 semence chacun car je n’en avais pas plus! – semences Fedco 2018)
  • Espelette (donc Gorria) (18 godets à 1-2 semences chacun – vieilles semences mal entreposées, on verra, mais au pire j’en ai d’autres ailleurs)

Aussi 6 aubergines Calliopie (2 semences par godet) et 2 artichauts Globe re-semés car les 7 autres avaient déjà germé. Au pire ça en fera 2 de plus que prévu.

Je ne laisserai pas (le cas échéant) 3 piments pousser ensemble. Mais 2, si 2 semences lèvent dans le même godet, oui, probablement, à moins que l’un semble chétif (dans le meilleur des cas, donc, 153 plants de piments – je suis foll emais je m’assume, car j’ai un plan, oh que oui!). Même chose pour les aubergines: si je peux en avoir 12, je les garderai toutes. Je vais les installer dans mon lit-baignoire du potager 1, où elles seront bien au chaud et bien visibles pour être bichonnées.

Le potager à venir

Le prochain potager (singulier… disons qu’on les prend ensemble, mes potagers… avec mes agrandissements prévus, ok?) sera mon dixième ici. Et je pars en folie, bien sûr. Avec des artichauts (tiens, pourquoi pas 9 plants? je viens de les semer!), entre autres! (Youpi, le basilic et la coriandre ont levé, et le mitsuba et le persil italien!) Je m’y prends trop d’avance? J’ai la fièvre des semis? Bah bah bah. J’ai l’espace, les tables et les néons requis. Les bords de fenêtres pour la suite, aussi. Le temps, je l’improvise ici et là. Et l’expérience acquise me dit que ça ira très bien comme ça, merci (ceux [experts et autres] qui disent d’attendre et d’attendre n’ont peut-être pas à gérer la vie avec les Mouches Noires en majuscules, mais moi oui, fin mai, et mon avance me sert bien chaque année, et ce, sans plants étiolés). Bref je fais à ma tête, et chaque année je confirme que j’avais raison, alors (vieillir n’est pas seulement agréable, mais j’avoue que pour certains côtés, comme se faire confiance malgré tout ce qu’on peut lire, oui!)… 😉

Cette réflexion dans le New York Times sur la tyrannie de ce qui est commode

Cette réflexion dans le New York Times sur la tyrannie de ce qui est commode, même s’il me classe parmi les excentriques ou même les fanatiques pour refuser la tyrannie des téléphones dits intelligents (j’ai été piquée, puis j’ai beaucoup ri), exprime bien mon malaise. Ce n’est pas que je sois technophobe. Mais je tiens à ma liberté de pensée, à ma vie privée et à ma créativité (ma soupape!). Et ça me fait peur quand je pense que, même si je ne suis plus jeune, je fais partie de la dernière cohorte humaine qui a été adulte avant que les cellulaires soient intelligents. Et ce que ça fait au cerveau, je le vois tous les jours. Un esprit distrait, un cerveau qui croit faire du multitâches mais qui se noie dans le flou… et qui oublie vite, sans que les détails ne réussissent à l’atteindre.

Cette histoire de moratoire sur les fermetures de guichets automatiques et de comptoirs de services de Desjardins

Cette histoire de moratoire sur les fermetures de guichets automatiques et de comptoirs de services de Desjardins nous concerne, ici, dans ma petite municipalité. On nous menace de fermer le guichet/de ne pas le remplacer. «(…) l’ancien président du Mouvement Desjardins, Claude Béland, a accusé l’institution coopérative de renier ses origines en se retirant des petites localités. “Ils ne respectent plus leur mission, qui était de donner des services financiers à tous ceux qui en ont besoin”, déplore M. Béland.» C’est ça, et plus. C’est mettre le fardeau du comptant sur les petits commerçants (ce qui invite le crime à passer se servir). Fermons nos comptes, passons à une autre institution! (Je ne sais pas ce que j’attends… avoir trois minutes à moi?) Y en a pas une qui aurait envie de s’implanter… partout? Il me semble que les ruraux sauraient lui démontrer de la gratitude…