Un artiste à découvrir: Jay Dart

Envie de découvrir un artiste qui crée tout un monde empreint de fantaisie et de douce folie? Explorez l’univers de Jay Dart! Jay produit plus que des oeuvres à regarder: son alter ego se promène dans un univers onirique et tisse des récits éthérés au fil des découvertes-créations-réflexions qui ponctuent son cheminement. Magique!

(Pour tout révéler: j’ai connu les oeuvres de Jay Dart parce que je traduis parfois ses textes pour la Galerie Youn. C’est toujours un grand plaisir de jongler avec les mots pour trouver avec cet artiste bilingue le mot juste pour traduire ses envolées lyriques.)

Pipis en tournée

Un nudiste à la bibliothèque municipale, ça vous ferait réagir? J’espère que vous n’appelleriez pas la police… si le nudiste en question avait moins de trois ans. Que voulez-vous, mon fiston traverse une autre de ces phases dont j’avais volontairement-mais-inconsciemment oublié le passage: celle de la régression côté propreté… jumelée (causée par?) à une poussée de molaires et (donc?) à des crises d’hystérie masculine pas trop rationnelles merci. (Heureusement pour tous, il entre-coupe les éclats de cette phase-là avec des bouffées d’affection dignes de mention.) Bref quand le maman moi besoin de faire pipi dans la toilette a été dit, trop tard il était. Et évidemment (non mais ma vie est de même, je vous jure) j’avais LA VEILLE enlevé à peu près 12 vêtements pour tigars de ma minivan. Ils y traînaient depuis des mois, c’est donc hier que ma coupe a débordé, ben sûr. Une chance: l’Homme était au bout du fil. Sinon… on revenait avec un nudiste enroulé dans une couverture et ficelé dans son siège je ne sais pas trop comment! 🙂

11 novembre en raquettes

C’est pas tous les ans que ça arrive, mais j’ai sorti mes raquettes ce 11 novembre. Parce que j’en avais BESOIN. Et c’est pas tous les ans que le déneigeur passe travailler un 11 novembre non plus!On avait eu de la neige 3-4 matins déjà, mais celle qui est tombée hier et avant-hier est là pour vrai. Un bon 20-25 cm. Avec une croûte dessus. Bien des branches ont cassé.

(Je vais faire une vieille de la vielle de moi, mais le 1er novembre 1993, à Montréal, il y avait eu deux pieds de niege comme ça: POW! En toute naïveté j’ai attendu le bus et je me suis rendue de peine et de misère au cégep… pour apprendre que tous les cours étaient annulés, car le contrat de déneigement n’avait pas encore commencé! Et retour… ça m’a pris 3 heures, cet aller-retour, et j’y ai perdu de la naïveté! Ha!)

Automatisation

Un excellent texte sur l’automatisation et son mirage. Traduction libre d’un tout petit extrait :

Dire : « les robots volent nos emplois », c’est prêter à la technologie un pouvoir qu’elle n’a pas (encore ?). Dire : « les capitalistes réalisent des investissements ciblés en automatisation de manière à affaiblir et remplacer les travailleurs humains afin de s’enrichir encore davantage » est moins accrocheur, mais plus exact.

Le capitalisme a besoin que les travailleurs se sentent vulnérables et le soient. Et comme l’automatisation a une fonction idéologique en plus d’une dimension technologique, les gens de la gauche doivent continuer de prendre part aux conversations sur les changements technologiques et sur la façon d’y réagir.

Annuler l’Halloween

Je suis peut-être une marâtre, finalement… je viens d’annuler l’Halloween. Ou du moins, puisqu’on a pu profiter, samedi, de la Tournée des becs sucrés de Louiseville (pour accumuler plein de bonbons que mes enfants goûtent pour les rejeter avec dégoût dans 95% des cas…), je viens d’annuler la partie de la journée qui prévoyait de passer de maison en maison au village. Déjà, je ne crois pas que beaucoup de maisons ouvrent leurs portes (et je ne sais pas à quelle heure, non plus!), et j’ai un petit-de-pas-encore-trois-ans à embarquer dans cette épopée, mais surtout? Y MOUILLE. Il fait un seul minuscule degré-virgule-un, on a eu de la neige une bonne partie de la journée, et il faut, pour tout dire, dégueu. Juste aller voir les poulettes mécontentes-pour-cause-de-météo et revenir, j’étais trempée et transie.

Alors quelle solution? Le remplacement de plaisir, un concept auquel ma fille adhère autant que moi. Pas de tournée de bonbons en costume? On remplace. Pas pas une autre occasion de finir trempée et gelée, mais par… la première idée que j’ai eue: on soupe en bas, devant la télé de la salle familiale. En costume si on veut. Du jamais fait! Eh voilà ma fille ravie. (Ouf, merci la vie et merci ma fille! Je veux bien faire plus de ménage ce soir si j’évite trois humains transformés en chats-mouillés-costumés-glacés!)

Samedi, en récoltant des bonbons, justement, j’ai entendu quelqu’un proposer de déplacer l’Halloween un mois plus tôt (le 31 septembre, vous connaissez? Journée mythique! Mais disons le 30…). Je pense que le monsieur avait peut-être fichtrement raison…

Comme l’hiver

Je trouve l’idée des mini-maisons vraiment fascinante, avec plein de beau avantages. Mais: l’hiver. Ce matin, un peu de glace et quelques centimètres de neige mouillée, et même quelques gros flocons. Deuz zozos qui sautent de joie et veulent seulement sortir jouer là-dedans. Eh bien c’est là que j’apprécie a) mes amis et nos familles de qui nous avons hérité BEAUCOUP de vêtements de neige et b) ma grande maison (pour aujourd’hui on oublie ses nombreux désavantages, ok?). Fouiller dans nos affaires d’hiver c’est mieux qu’aller à la friperie (plus efficace en tout cas). Ce matin je ne savais pas de quoi avait l’air le deuxième habit de neige de mon fils pour l’année, mais… je l’ai quand même trouvé! (Deux, c’est le minimum; ici, les habits n’ont pas le temps de sécher entre deux récréations, non: on rentre boire un chocolat chaud et on repart, bien souvent, en laissant derrière (et à sa mère…) une flaque et un habit trempé!) Et je sais même de quoi mon gars aura l’air… pour le prochain hiver (3 habits complets l’attendent, hourra!). Alors même si je suis contente chaque fois qu’une caisse ou trois de linge part ailleurs, je sais quand même apprécier les réserves ici accumulées. (Si on voulait une mini-maison, il faudrait l’installer… au milieu de notre entrepôt privé! Je pense pas que ça respecte trop le concept!)

Des poussins qui dorment dans un nid?

Nos poussins (les 3 puis les 3 de la 2e et 3e couvées) ne sont pas fous: pour avoir plus chaud la nuit, ils se blottissent à six dans un nid de ponte. Le problème, c’est qu’une poule fait surtout ses besoins la nuit. Les nids finissent souillés, et donc les oeufs aussi (ça se lave bien, mais une fois lavés, les oeufs doivent être réfrigérés, car ils n’ont plus de protection; j’aime mieux les garder à part sur le comptoir et les laver juste avant de les casser). Depuis trois soirs, donc, nous bloquons les nids pour la nuit. Coup de chance: l’ouverture de nos nids a la même taille qu’un carton pour 18 oeufs placé sur le côté, de face, qu’il suffit d’insérer. L’idée est de faire changer d’habitude nos poussinos, et l’espoir, c’est qu’ils prennent un meilleur pli! (Je n’ai pas encore de certitude mais on dirait que sur ces six-là, il n’y aurait qu’un coq… ce serait vraiment chanceux!)

Mot de puce

Ma fille de 7 ans, sentant quelque chose, s’exclame que ça sent étrange, «comme un grill-cheese, mais frais» (!) et demande si son père fait… du popcorn. Devant la négative, elle offre une deuxième explication possible, et pour la troisième, devine correctement que oui, «papa fait des grill-cheese pour ses enfants». Elle s’exclame encore, pendant que petit frère saute à pieds joints en criant «grill-cheese! grill-cheese!»:

On adore ça, nous! Quand on y pense, on a la bouche à l’eau!

C’est le temps des feuilles

Armez-vous d’un balai à feuilles, c’est le temps de ramasser plllllllein de feuilles! Pour faire le ménage du terrain? Jamais de la vie! Pour faire plaisir à vos poules! J’vous dis qu’ici, les gros tas que j’amasse ne durent pas longtemps dans la volière! Faut dire aussi qu’à pareille date l’an passé, j’amusais deux poulettes et un coq et qu’à présent j’ai 24 oiseaux…! (Si tout va bien, nos trois coquelets presque pubères [lire: cocoriquant et revendiquant un meilleur statut] ont trouvé leurs futurs foyers.)

Eh toi, le jeune…

Si je me fie aux communications que je reçois ces derniers temps, on a décidé que les Milléniaux ne s’offusquent pas d’être tutoyés (et que le reste de la population doit s’adapter à ce genre de familiarité). (Je dois dire que dans ma région, le tutoiement est généralisé, et après presque dix ans, ça me dérange encore — moins qu’au début, mais quand même…! J’ai aussi remarqué que le parcours scolaire du Jeune Homme ici n’a pas mis l’accent sur la deuxième personne du pluriel, et qu’il ne manie pas agilement le vouvoiement, ce que je trouve plutôt désespérant.)

Eh toi, viens suivre un cours à notre super université. Tu cherches un emploi? Tu auras les responsabilités suivantes… Tu as besoin d’assurances? Place ton argent chez nous!

Je constate. Et je peux VOUS affirmer qu’une entreprise qui me parle comme ça ne recevra pas plus de repect qu’elle m’en témoigne.

Ah ben clisse

17 octobre 2018*, 19h10 – Je vais fermer la trappe qui permet aux poules, poulettes, poussins, coq et coquelets de sortir dans la volière de jour. La lune est belle.

19h15 – Je rapporte sept œufs. Plus de lune, mais des nuages et de fines gouttes de pluie.

19h25 – Y neige. Mes enfants sortent sur le perron pieds nus pour faireune gigue de joie en pyjama sous les flocons.

————-

*Jour de la légalisation du cannabis au Canada. Cette lettre ouverte offre un aperçu fantastique de ce que j’en pense (merci à son auteur, qui a bien exprimé ce paradoxe d’une légalisation qui amplifie une répression qui était déjà sans fondement valable), quoique j’aie espoir qu’on puisse progresser vers autre chose, socialement.

Pic pic pic, fait le pic

J’ai lu récemment qu’un corbeau gardé comme animal de compagnie ne tarde pas à… dresser son humain. Eh bien! Quand le suif vient à manquer chez nous, ces temps-ci… un pic chevelu se met à cogner sur la maison! Toctoctoc allo madame? C’est pour le suif… (Pire encore: cet été il en est venu un [le même?] dans ma fenêtre de bureau, où je travaillais, sur le côté de la maison!)

2/3 de mon ail

Enfin planté: 1 lb de mon ail, 3,5 lb de Rocambole, 2 lb de Marbled Purple Stripe et 2 lb de Purple Stripe. Reste 3,5 lb de Porcelain mais ça va attendre un peu, parce que là j’avais déjà les genoux pas heureux de courir ce matin et maintenant les bras, les épaules et le dos menacent de faire la grève… Merci aux enfants, qui m’ont laissée travailler en ne mettant à l’envers que… ma chambre. Il ne restera pas grand espace au potager numéro 2 l’an prochain… mais j’ai trouvé un maraîcher qui fait des paniers vraiment très près d’ici, alors je crois que ce sera ma solution 2019. J’ai toujours voulu essayer ça, alors pourquoi pas. Je sens, de toute façon, que je vais quand même faire plein de semis — y compris des tomates pour autrui, et sûrement beaucoup de fleurs pour ici.

La vie sans plastique

Mes amis(-pas-vus-depuis-mille-ans) Chantal Plamondon et Jay Sinha ont écrit et publié un livre qui a l’air fantastique: LIFE WITHOUT PLASTIC: The Practical Step-by-Step Guide to Avoiding Plastic to Keep Your Family and the Planet Healthy! (Ce lien-là vous mène à leur site Web qui vaut le… détour!) Et moi qui ai fui les médias sociaux, eh bien j’ai appris la parution du livre de façon anachronique, ce qui est totalement approprié: par l’entremise d’un agrégateur de fils RSS, sur le fil RSS du site Treehugger.

Une déviation qui vaut le détour

Imaginez le panneau orange qui vous indique que pour atteindre votre destination en voiture, il vous faudra faire… un détour? C’est bien ce qu’on lit au Québec: détour. Or il faudrait plutôt parler de déviation.

Je cite le blogue Linguistiquement correct, qui cite M. Robert Auclair, qui cite Robert Dubuc:

Qu’est-ce qu’un détour en français? D’après les dictionnaires, c’est un parcours qui s’écarte du chemin direct pour diverses raisons. On fait un détour pour visiter des parents ou pour apprécier les beautés d’un site ou d’un paysage. Le mot détour désigne encore les sinuosités naturelles d’un cours d’eau ou d’une route. Ex. : La rivière fait de nombreux détours.

Potage Crécy à l’autoclave

Je sais qu’il faudrait faire du potage Crécy à l’autoclave cet été, pour ma fille qui en raffole. Mais mon Homme a acheté 50 livres de carottes. Pour 18 pots de 500 ml, il faut… 8 livres de carottes. J’ai donc 18 pots qui refroidissent maintenant, et l’équivalent en 9 pots de 1 litre qui refroidissent avant d’être, eux, congelés. J’en aurais presque assez pour passer l’année. Mais le sac que mon Homme a acheté? Des carottes dites à chevreuil, donc inégales, déclassées, et… moisissantes à vue d’oeil! Quatre jours après l’achat, la transformation presse. Alors la troisième recette est en cours de transformation… et il y en aura probablement une quatrième.

Clément et le Québec, 1989-2019

L’ami Clément a fait un beau plongeon dans le temps, malgré le vertige, pour réfléchir… aux trente dernières années, oui, mais à l’avenir, surtout. Un exercice fascinant, sous la plume d’un homme de cœur, et une lecture qui fait revivre des événements et resurgir des souvenirs. Qui pousse le lecteur à réfléchir, lui aussi. Je vous en recommande la lecture!

Variété d’août

On a maintenant trois nouveaux poussins de Colombine, et Mabel Bleue aura les siens dans une semaine. Les poussins, chez nous, c’est un soap opera avec des plumes. Il s’est mis à faire plus frais? J’ai fait rôtir des légumes. Le déshydrateur roule à mi-régime – j’ai commencé les fines herbes et les tomates séchées, et je réduis en cubes séchés les bouts de fruits que mon fils laisse sans les finir. Mon fils, cet être extraordinaire qui me montre la lettre C en aimant quand j’épelle un mot avec un C pour sa soeur, qui comprend vraiment trop tout et qui est absolument libéré des couches depuis qu’il a 24 mois. Mon fils qui me raconte qu’il a vu une biche tantôt hier et qui m’énumère ce qu’il a vu au zoo, qui décide qu’on devrait promener Roxy (et qui nous mène sur le sentier), qui réussit à se laisser raisonner quand il se fâche. Ah, mon fils! Et ma fille? Avec ma fille, on a recommencé l’apprentissage en famille, et elle prend goût aux choix que j’ai faits. Mieux encore, elle sait faire des liens entre un livre d’Histoire du monde que je lui lis et ses connaissances existantes, tirées de livres et de films. Ma fille qui prend goût, aussi, aux documentaires sur les animaux, et en redemande. Ma fille qui rêve d’une belle fête pour son anniversaire cet automne. Et moi? Je pense aux conserves. Ce sera simple: potage Crécy pour ma miss, tomates, betteraves s’il le faut (je dois vérifier les stocks!) et relish de courgettes. J’ai mille choses à faire, évidemment, mais mon anniversaire approche aussi, et donc j’ai la tête à l’oubli, à la réflexion. Éparpilli, éparpillons…

Merlitons

Ce matin, les enfants et moi avons assisté au tout premier envol du troisième bébé merle de la deuxième couvée. Moment magique! Et trois instants plus tard je démarrais un lavage en espérant utilise rma corde à linge une fois cet été, heille! (Avant qu’ils re-pondent une troisième couvée!) Mais c’est vraiment dans l’air cet été: à deux nids de ma Colombine qui couve ses deuxièmes poussins de l’été j’ai… Mabel Bleue, la marans bleue, qui couve elle aussi! Ayayayaye!

Des vacances? Drôle. Très drôle.

Juillet file (j’capote)! Les tomates sont vertes sauf une belle et rouge qui fait envie aux enfants, on mange nos courgettes, la confiture de fraises annuelle est faite. Mais je déborde de partout! On se baigne dans un lac, on va au zoo, on achète des véhicules (ok un, faut pas capoter), les poussins sont rendus énormes (on dirait 3 poules et 4 coqs ou l’inverse mais je sais pas encore), on a recommencé l’école avec les maths et l’histoire, le dessins, la peinture… tout ça entrecoupé de boulot! Et mon petit monsieur est sans couche depuis plusieurs jours! Tout était en train de cramer au potager à force de manquer de pluie mais les aubergines fructifient, les courgettes sont folles, les concombres promettent. L’ail est pour bientôt, mais les artichauts, faut pas avoir trop d’espoir. À part ça j’ai une rangée de mesclun foisonnante et je cherche à qui donner des oeufs! Éparpillée, la vie/ma vie? Un brin, un brin…