Carouge à épaulettes

Grand moment d’excitation récemment dans ma chaumière (vous allez vite constater que ça ne prend pas grand chose pour causer mon émoi…): j’ai cru voir un nouvel oiseau. Tout noir, presque gros comme les geais bleus parmi lesquels il se nourrissait, avec juste un peu de blanc sur l’aile. Mais, prudent, il s’était envolé dès que je l’ai aperçu, et pendant quelques jours je ne l’ai plus revu. J’ai fouillé en vain dans nos livres, amis mon Homme l’a identifié, entre autres à son chant: c’était un carouge à épaulettes (red-winged black bird, Agelaius phoeniceus)! Je ne savais pas que lorsqu’il est perché, on ne voit presque pas, parfois, le rouge de ses épaulettes, mais surtout la bande jaune-beige qui est dessous! Il est également possible qu’il soit encore en plumage d’hiver qui, si je comprends bien sans trouver de source précise, ressemble précisément à cela:
Depuis ce temps, je suis attentive… et ça a porté fruit! Sous nos mangeoires, là où nous lançons des graines, j’en ai vu jusqu’à huit en même temps! C’est la première fois que nous les voyons ici chez nous, même si nous en avons vu pas loin. C’est peut-être parce que les grains que nous lançons sont un peu différents cette année: en plus du tournesol noir et des graines mélangées, nous offrons des grains maltés qu’on nous a donnés (et dont les poules raffolent aussi).
Oui, ces photos sont bien récentes. Merci à la tempête qui a jumelé verglas, pluie et neige et a causé de nombreuses pannes et interruptions (et fluctuations, au secours, mon ordi!) de courant chez nous. Au sol, en ce printemps, il reste de 30 à 60 cm de neige sur la majeure partie du terrain. (SOUPIR!) M’enfin, pour en revenir au carouge, j’ai d’abord cru que le seul que je voyais se prenait pour un geai, mais non, il est revenu en famille (de mâles, d’ailleurs, car nous n’avons pas encore vu de femelle!). Avec huit individus, je suis contente. Mais un de nos livres nous dit que leurs groupes rassemblent parfois… des millions de carouges. Là, qu’ils se le tiennent pour dit, nous n’avons pas les graines que ça prend pour en nourrir autant! Non mais!
Tout ça pour dire qu’il est fort commun, qu’on le trouve presque partout en Amérique du Nord. Et même que… je le connaissais de Montréal! (Et mon Homme d’Ottawa, il y a plus longtemps encore.)
M’enfin, commun ou pas, on s’en fiche: c’est une nouveauté chez nous, et il semble bien s’entendre avec la multitude de geais, de quiscales, de mésanges, de sittelles et de juncos que nous voyons ce printemps (si on peut appeler ainsi la saison que je traverse péniblement…).
Voyez ce ben pointu!

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