Balancier

La semaine passée, on a fait de la pizza ensemble tous les trois, chacun sa boule de pâte, chacun ses garnitures, le comptoir et l’ilot couvert de semoule, de farine, de fromage râpé. On avait l’air d’une petite famille digne d’un magazine parental, c’était beau à voir. Hier? Hier mon fils pétait une coche après l’autre, avec moult hurlements et grognements et plaintes que sa mère l’aide jaaaaamais. On en gagne, on en perd. Des jours, des bouts…

Voilà deux fins de semaine que je passe sans enfants. Une hyper productive, avec moi dans le rôle de la pieuvre domestique, et une autre toute en projets et en boulot et en gratitude: j’ai eu de l’aide pour déplacer mes meubles de bureau vers leur prochaine pièce, et j’ai eu deux jeunes hommes qui m’ont donné tout leur dimanche pour que le toit d emon atelier/grange ne s’écroule pas cet hiver (même qu’il y a un des deux que je n’ai pas élevé, c’est fort et c’est généreux, ça!).

Il y a onze jours, tôt le matin, ma terrasse était glacée et je l’ai compris seulement quand l’univers a basculé et que je me suis retrouvée le coude accroché pour ne pas continuer sur mon élan jusqu’au bas de l’escalier et la fesse meurtrie. Un peu sonnée, je réalisais que j’étais invisible de la route et que mes enfants dormaient sans idée d’où me trouver (si j’avais été vraiment blessée). Ça fragilise un élan, de mesurer sa vulnérabilité. Depuis j’ai une hanche qui se plaint et le coude amoché. Rien de grave, mais une bonne leçon.

La vitre de mon poêle à bois a éclaté. Bah, s’est craquée, disons. J’ai la nouvelle et j’assemble mon courage pour l’installer (avec le soutien moral de l’homme qui répond aux appels pour les poêles Drolet!), mais pour être totalement franche, j’ai trouvé ça reposant de ne pas avoir à entrer du bois et à entretenir le feu depuis deux semaines. Parce que même sans ça, j’en ai assez sur les bras, entre la maison, les volatiles, l’école, le travail, les enfants et les chats. N’empêche, voici le froid qui s’installe doucement. De ma fenêtre de bureau, je vois la neige restée au sol depuis une semaine. Oh, tout n’est pas couvert, mais l’orée de la forêt l’est, et mes lits de jardin, en bonne partie. Alors voilà, c’est là qu’on est rendu.

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