Automne

Je suis d’automne. Mes parents me l’ont même fait croire longtemps, puisque je suis née avec la rentrée, qui est synonyme d’automne pour tant de gens alors qu’on a encore un mois d’été! Quand tout le monde parle de grand ménage du printemps, je suis souvent sous l’emprise d’un accablement peu commun, trop consciente que je suis de tous les labeurs du printemps et de l’été à venir. Et bientôt les chaleurs arrivent et je les supporte mal. Mais en automne, ah! C’est autre chose! Dès que je peux mettre des manches longues (pas nécessairement des chaussures… les saisons arrivent à des moments différents sur mon corps!), je m’active. Que je le veuille ou pas (et que mon entourage le souhaite ou pas…) j’ai des plans. Beaucoup. Et de l’énergie. Énormément par moments. Ici, tiens, en mettant ça là et en apportant le lit double ici, en ajoutant ce qu’il faut… on va se faire une nouvelle chambre d’amis (c’est fait!), et là on va bouger ces meubles-là et faire ça et ça et… qu’on ne me montre pas un iota d’oisiveté: je vais l’occuper. Les canneberges plantées sur le terrain? Va les chercher, on va les transplanter dans un lit de culture. Par ici conserves, bouffe congelée, fouillis ramassé (bien que temporairement… chu pas toute seule là-dedans!). Et une fois que je suis lancée, rien ne peut m’arrêter! (Deux morceaux de robot pour ceux qui fredonneront toute la journée la chanson-thème du Petit Castor (Tout le monde ensemble: C’est l’histoire du petit castor, le plus petit mais le plus fort…). Au cas où les morceaux de robot vous en consolent… on comparera nos notes: je viens de m’auto-ver-d’oreiller.) Le problème avec l’automne, c’est qu’il est court. Et le changement d’heure. Tant qu’à moi on resterait en avancée, mais personne me l’a demandé. Mais j’aime l’hiver aussi, l’hiver de la campagne. J’aime moins ce qu’il coûte, l’hiver, mais hein, ouan, bon, je commence à piger dans les conserves, c’est réconfortant. Pour le moment il nous reste un brin d’automne, même si par chez moi on a perdu le sol sous la poudreuse déjà quelques fois avant même de voir novembre. Profitons-en! (Non mais une salle de lavage, mon Homme, une salle de lavage! Suffit de bouger, ces millions de trucs-là, de boucher ces cents trous-ci (dites-le trois fois vite!), de transformer ceci en cela, de déplacer la sécheuse… et puis c’est ton idée de toute façon! Et puis pour la salle familiale, je me disais qu’on pourrait peut-être… et puis en haut, aussi,... Ah, l’automne! 🙂

 

(Sur la photo, un élan créatif automnal de mon Homme, que j’aime beaucoup — l’élan, j’veux dire. L’Homme? Plus que beaucoup, c’est tout.)

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4 réponses à Automne

  1. … et puis l’abondance, les cucurbitacées, le 1er feu de foyer, le cocooning, l’énergie retrouvée, la possibilité de cuisiner sans suer,..

    L’automne pour moi, c’est comme un 1er janvier (d’ailleurs je n’ai jamais ressenti de « renouveau » quelconque le 1er janvier.

    Je suis née en automne aussi… et 3 de mes adorables monstres le sont.

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