Paruline à croupion jaune: chez nous et femelle

J’étais toute excitée l’autre jour de découvrir pas trop trop loin de chez moi de jolies parulines à croupion jaune, n’est-ce pas? Eh bien… devinez qui se cachait juste au bord de l’étang chez nous? Le mâle. Et dans mon potager à moi? La femelle. Comme quoi je devrais ouvrir… Lisez la suite

Ça avance…

Oui ça avance, mais maudit que j’ai mal à la tête. Les tomates vont passer leur première nuit dehors, mais pas moyen de les planter quand on annonce 6 degrés (!) dans la nuit de samedi. (C’est que j’ai autre chose à acclimater, moilà!) Aujourd’hui, planté: des cosmos et un argousier mâle. Semé: carottes Yellowstone, betteraves Merlin et 3-root grex, millet (en barrière anti-chiendent) et soucis. Tout ça sur du nouvellement désherbé, en plein soleil cuisant et sous les assauts des mouches. Malade et entre deux mandats de boulot. Si j’étais pas aussi migraineuse et fatiguée, je serais fière de moi. Demain les tomates semées et cultivées jusqu’à maintenant pour une amie partiront et je pourrai éteindre, temporairement au moins, quelques fluorescents.

Grande visite (ou: finir le travail commencé)

Grande visite (ou: finir le travail commencé)

Il y a cinq ans, un couple de grands pics (Dryocopus pileatus, Pileated woddpecker) nous avait fait savoir que trois de nos mélèzes matures devaient être abattus. Au lieu de les brûler carrément en bûches, nous les avons transformés en quatre lits de culture. Ils abritent maintenant des pivoines, de… Lisez la suite

Déclaration… de quoi, au juste ?

Je ne sais pas si les non-langagiers comprennent à quel point il est terrible que l’Office québécois de la langue française ne fasse plus son travail, n’offre plus aux langagiers (et aux Québécois en général!) un service valable, que son Grand dictionnaire terminologique ne puisse plus servir d’outil de référence. Pour moi, c’est épouvantable. J’ai perdu un outil crucial. Je ne peux plus m’en servir comme d’une bible, il ne peut plus me servir à justifier mes choix linguistiques. L’exemple le plus récent (et il est éloquent!) que j’en ai : la déclaration… d’impôts (sic!). Je cite Linguistiquement correct :

Comme plus rien ne m’étonne en ce qui concerne le GDT, c’est sans surprise que j’ai découvert que déclaration d’impôts fait partie des « termes privilégiés » par l’OQLF. C’est un exemple de plus du virage lexicographique du GDT aux dépens d’une orientation proprement terminologique : c’est ce qui a été dénoncé par d’anciens terminologues de l’OQLF dans le manifeste Au-delà des mots, les termes. Le GDT enregistre un usage critiqué même si, dans ce cas-ci, il va à l’encontre des pratiques administratives et du terme utilisé dans la loi.

[…]

Un autre membre de l’Asulf, M. André Breton, m’a transmis la fiche de la banque Termium (Bureau de la traduction, Ottawa) qui, ce n’est pas la première fois, contredit la position de l’OQLF : « déclaration d’impôt sur le revenu; déclaration d’impôt : ces termes ne doivent plus être utilisés ». On ajoute que l’Agence du revenu du Canada a uniformisé le terme déclaration de revenus.

Qu’on dise entre nous faire ses impôts, ça ne m’inquiète pas. Mais quand on l’écrit, quand on en parle de façon officielle… il faut avoir un outil auquel se fier, pour faire le bon choix terminologique! Un outil québécois pour une réalité québécoise! Heureusement que Termium est là. Mais quand même…!

Retard et acclimatation

Je suis en retard, mais je suis aussi sinusitée quelque chose de rare (jusqu’à en avoir mal aux dents terriblement). Quoiqu’il en soit j’ai enfin commencé à acclimater mes 72 pots de plants de tomates, et j’ai compté là-dedans 123 plants, rien de moins. Le 2e potager est désherbé aux 3/4 au moins, mais là on manque de paillis. J’ai plein de trucs à re-semer, les graines ayant sans doute manqué d’humidité (mea culpa, mais tsé…! La pluie, ça se pourrait-ti, des fois, aussi?). Je me traîne mais j’avance quand même. Une chance que mes enfants sont serviables, enthousiastes et trrrrrès gentils!

Le retour de l’apprentissage en famille, côté cahier

Entre un rhume familial intense et les potagers/semis, l’école-maison avait été mise en pause, en quelque sorte (quoique faut s’entendre: personne ici ne cesse jamais d’apprendre ni de bouger!). Eh bien! Le résultat, c’était une demoiselle très excitée, trop énervée (à mon goût), très difficile à vivre et capricieuse (sans parler d’impolie). J’ai donc sorti… le cahier de français pour la deuxième année (en théorie elle irait en première année en septembre… je voulais donc attendre, mais elle réclamait le cahier!). En une heure nous avions fait quatre pages, de la caligraphie et de la lecture. Et pour le reste de l’après-midi j’ai eu une autre enfant: plus douce, plus calme, plus autonome. Je dirais Tiens tiens… mais ce n’est pas la première fois que je fais cette constatation: ma Puce carbure au travail intellectuel, même si, le moment venu, elle peut rechigner, chicaner, perdre toute concentration… Ce n’est que pour une raison: c’est qu’elle teste ma patience. Si je la perds, c’est fichu. Mais je suis motivée, moi aussi, et si je reste douce et drôle, oh qu’on avance! C’est entre autres pour ça qu’il vaut mieux parler d’apprentissage en famille: tout le monde apprend. Et ma fille apprend… que j’apprends, encore et toujours. C’est précieux, ça! (Et ce soir, j’aurais voulu la filmer à la bibliothèque, lisant sans hésitation à une amie presque un an de plus qui refusait, elle, de lire à voix haute! Youpi, l’école ne pourra pas lui donner cette gêne-là, qu’elle n’a pas!)

Confortable… ou à l’aise?

Êtes-vous confortable dans votre fauteuil confortable? En anglais, you may be comfortable in your comfortable chair, mais en français, non: vous y êtes à bien, à l’aise, et il n’y a que le fauteuil (l’objet) qui puisse être confortable (et jamais la personne… à moins que vous vous asseyiez dessus et que vous la trouviez telle!).

Quant à être confortable avec une idée, n’y pensez pas! Le Multidictionnaire nous le dit bien:

Calque de « to be comfortable about » pour être à l’aise au sujet de, n’éprouver aucun embarras à l’égard de, être d’accord au sujet de, ne pas voir de problème, d’inconvénient, ne pas s’inquiéter au sujet de.

Semis de melons, courges et concombres

Hier soir (en retard selon moi mai sje fais ce que je peux) j’ai semé:

Melons: Yellow baby, melon brodé Oka

Courges d’été (courgettes, donc, et non je n’en ai jamais trop, surtout que cette année je dois refaire ma relish de courgettes pour remplir les armoires presque vides, et que de toutes mes salsas en conserves, celle aux courgettes est ma préférée): Deema, Black Beauty, Yellow crookneck, Sunstripe, Cocozelle, Dunja, pâtissons jaunes

Courges d’hiver: courges Georgia candy roaster, citrouilles Lumina (blanche) et Aspen, courges butternut, courges rouge vif d’Étampes, courges blue ballet

Concombres (à moi la fattouch!): Slicemore, Mercury (petits), citron, Salt & Pepper, Staright Eight

Et aussi des trucs que j’aurais aussi pu semer directement au jardin d’ici une semaine, mais à cause de l’état non fini du désherbage, je craignais, si c’était le cas, de les arracher avec le reste dès leur apparition: épinards de Malabar rouges, cardons Porto spineless, salicorne, Porophyllum linaria (pipicha, qui va remplacer la coriandre par temps trop chaud), cresson de jardin Peppergrass.

Paruline à croupion jaune

Un matin de la mi-mai, je promenais le chien en prenant des photos et en me réjouissant des chants d’oiseaux. Avec le temps, j’ai fini par développer un certain sixième sens ornithologique: je vois de petits mouvements dans le feuillage que j’aurais auparavant ignoré ou cru être dus à des… Lisez la suite

Huile à chauffage et mazout

À force de traduction et de vie bilingue, je deviens parfois embrouillée. Notre chauffage principal, ici, est au mazout. Or quand je demande à mon fournisseur, en remplissant son formulaire en ligne, qu’on vienne remplir mon réservoir, je dois cocher «huile à chauffage» (pour remplir la chaudière [appareil qui fournit de l’énergie thermique], et non la fournaise [grand four où brûle un feu ardent]). Un jour, le doute s’est emparé de moi. Huile à chauffage? Mazout? Mon instinct de langagière me disait bien que l’un des deux était erroné. Lequel était l’anglicisme? Huile à chauffage, pour heating oil, ou mazout pour… et là j’ai ri. Parce que mazout ne peut certainement pas venir du mot qui m’est venu en tête, le très rigolo et inexistant mazoot!

 

 

Notes du samedi

Les mouches commencent à sortir (un peu)… et je suis malade. J’étais en déni depuis 4-5 jours mais quand je dois me lever la nuit plusieurs fois pour tousser, c’est plus difficile de nier. Maudite cochonnerie. Comme dit mon fils: Mamou Maman Gaïa Papou MALADES. Ouin. Malgré tout la vigne vierge est plantée (merci à l’Homme) et le désherbage avance un peu, mais j’ai très peu d’énergie, c’est décourageant (je suis là assise par terre à désherber un bout de potager infesté, à me dire que je suis en train de cuire et de déshydrater, mais l’idée de me lever et de me rendre juuuusque dans la maison me décourage… ouf, c’est pas trop mon moi habituel, ça!)! N’empêche qu’à la chaleur de ce matin, et sachant ce qui nous attend, mouchement parlant, j’avais envie de steak et de frites, et steak frites il y aura.

Loi et législation

Saviez-vous que la législation est l’ensemble des lois d’un territoire? En anglais on parle parfois de piece of legislation, ce qui devient mesures législatives, et non loi. Attention, donc, car si le législateur adopte souvent de nouvelles lois, on ne remplace pas l’ensemble des lois tout à la fois. Pas de nouvelle législation, donc.

Buse à épaulettes

Décidément c’est ma semaine de buses! Après la petite buse (quoiqu’on a maintenant un doute sur son identification), voici, sans se tromper, la buse à épaulettes (Buteo lineatus, Red-shouldered hawk). Je l’ai vue cet hiver (je suis presque certaine que c’est la même! D’après moi, soit elle n’a pas migré,… Lisez la suite

Savon pour les mains qui passent du temps au jardin

J’ai refait aujourd’hui mon savon décrottant pour les jardiniers, et je ne m’en passerais plus. Même avec des gants, je finis par avoir du terreau incrusté partout, et ce mélange-là sent le bonheur pendant que je frotte doucement. Dur de trouver meilleur usage pour du sucre! Il vient à bout de tout (jumelé à une brosse à ongles, du moins), et me sers de massage hydratant en même temps. J’y reviens plusieurs fois par jour ces temps-ci.

16 mai au jardin

Bon ben j’ai un nouveau lit (environ 44 pieds carrés, sur le coin de la maison), qui accueillera les morelles Sunberry le temps venu. D’ici là dans un coin plus à l’ombre j’ai ai semé du chou frisé et de la bette à carde, et devant, des radis (et j’ai oublié que je voulais aussi y semer de la laitue! Demain! Et je me suis laissée de la place pour les semis de radis de la semaine prochaine aussi). Ah et j’y ai transplanté mes oignons égyptiens (47), ce qui libère un lit au potager pour les piments le mois prochain. Le nouveau lit est paillé. Les semis intérieurs sont arrosés. Pas eu le temps de faire beaucoup plus aujourd’hui, et pourtant ça presse (à cause des mouches qui sont à nos portes). Mon grand lit carré sera fini de désherber et paillé demain. Y faut! Vu aujourd’hui: un colibri dans mon premier cosmos ouvert! (en jardinière sur la terrasse: plus le choix de sortir des trucs tellement je déborde dans la maison!)

Un conseil (plus) inclusif pour vos formulaires

Vous concevez un formulaire que des gens du Québec devront remplir (et non compléter, car votre formulaire sera complet!) et qui comprendra leur adresse? Au lieu d’opter pour le mot «ville», pourquoi ne pas choisir d’utiliser plutôt «municipalité»? Ce dernier terme a l’avantage de concerner (presque) tout le monde, et pas seulement les citadins. On compte 1131 municipalités locales au Québec, dont seulement 230 sont régies par la Loi sur les cités et villes (on trouve au Québec, techniquement, 649 municipalités, 227 villes, 145 paroisses, 43 villages, 42 cantons, 2 cantons unis). Le problème avec mon conseil ici? On continue d’exclure des gens (14 villages nordiques, des villages cris, le village naskapi…) :

[…] certaines entités, comme les réserves indiennes, les établissements indiens, les territoires cris, le territoire naskapi et les terres réservées inuites, ne possèdent pas le statut de municipalité. De plus, toute partie du territoire du Québec qui n’est pas celui d’une municipalité locale est un territoire non organisé (TNO). (Source : L’organisation municipale au Québec en 2018)
Qui dit mieux que municipalité (qui est mieux que ville malgré tout), alors?

14-15 mai au jardin

Hier fille et moi avons semé la moitié de nos graines neuves de tournesol. La moitié… au cas où y serait trop tôt ou que quelque chose irait mal. Qui vivra verra! Le ruisseau d’ail est tout désherbé, engraissé et paillé (j’en reviens pas). Je vois quelques bouts de cotylédons de chou frisé et de radis, et plein pour la roquette: je jubile! Je passe chaque jour arracher le chiendent qui repousse par brins dans ce que j’ai déjà désherbé/semé ou désherbé/paillé (je réussis presque). Plan du jour: finir de désherber le lit des oignons égyptiens (fait!), que je vais déplacer ensuite dès que le lit sur le bord de la maison sera prêt et rempli de terreau. L’Homme devrait planter la vigne vierge, aussi. Et je dois pailler l’ail de l’année (fait!), tout bien sorti de terre, et ensuite on verra ce que j’ai le temps de faire (désherber/pailler un tiers du lit des canneberges, désherber/pailler une partie du deuxième potager – au secours de ce côté). Mon premier cosmos a ouvert hier dans une jardinière que j’ai sortie — pas le choix, car je manque de place sous les néons, et je suis en retard pour mes semis de melon et je dois faire mes semis de courges et courgettes et concombres aussi. La plupart des tomates sont dans leur dernier pot avant leur plantation (comment les tuteurer, voilà la question) et vont super bien, et les piments vont au bord des fenêtres en attendant leur tour, mais je manque de gros pots pour eux. Advienne que pourra!