Les jouets et leurs conséquences 35 ans plus tard

L’autre jour pour le souper je faisais des pâtes. (Ah oui en passant, à part les macaronis, je n’ai pratiquement plus acheté de pâtes alimentaires depuis mon achat. Surtout depuis que je les fais, les miennes, à partir de moitié farine et moitié semoule de blé pour les ingrédients secs, je les trouve vraiment très savoureuses; c’est juste le format qui n’est pas idéal, et je continue de vouloir les autres anneaux). Donc je faisais les pâtes, je les regardais sortir pour les couper et j’ai eu tout un flash. Je sais maintenant ce qui a été plus fort que moi et m’a fait verser beaucoup de dollars pour ma rutilante machine (qui ne me suscite aucun regret, là, mais quand même, c’était cher, comme outil). Et ça vient de loin, de très loin. D’un autre… siècle!Parfois (tout le temps, oui!) avec les enfants on se demande si c’est trop ou pas assez, si c’est vraiment-de-vraiment trop ou si beaucoup, c’est juste parfait. Côté joujoux, babioles, fournitures et cossins, je veux dire. Ma mère n’avait rien, moi je chérissais chaque chose au point de la rendre plus-que-précieuse. Mes enfants, qui en ont bien davantage, ont tendance à ne pas trop s’en faire avec chaque petite affaire (à l’exception d’un petit Milou que mon fils a adopté et traîne parrrrrtout, au point de le demander au milieu de la nuit s’il l’échappe et de ne pas quitter son lit sans lui, au point où Milou a son siège attitré

Défi de novembre: kombucha et choucroute

Je pensais sauter novembre. Pour le défi, j’veux dire! Mais finalement ça faisait longtemps qu’on n’avait plus de kombucha (longtemps? ça fait presque trois ans que j’ai fait ma dernière brassée! Ouille… mais mes mères gardées au réfrigérateur s’étaient multipliées (sans que je m’en occupe) et les bébés étaient propres, beaux, gélatineux et épais: parfait!). Et puis le chou vert à 23 sous la livre… c’est pas ma faute, ça!

Bon, le kombucha. Dans ma tête c’était tout un processus. Oui, mais y a trois ans ma fille était petite. Oui, mais y a trois ans je faisais toujours trois recettes à la fois, et donc ça devenait long à faire, à filtrer, à embouteiller, tout. Ha. Cette fois, une seule recette, et ça a été super rapide. J’ai fait infuser le thé (du Oolong ben ordinaire – j’aime le résultat en kombucha) et la tisane (une merveille de Tea Taxi que personne ne semble boire ici, heille! Smoothie fraise et kiwi!) ensemble, même, en me trouvant vraiment nouille de n’avoir jamais pensé à ça avant (l’infusion des deux sentait tellement bon!). Et j’ai lâché l’histoire du sucre-de-canne-bio-machin-tout. Parce que finalement du glucose c’est du glucose, et si mon corps traite le glucose de la même manière peu importe sa provenance, je me suis dit que la mère de kombucha en ferait autant. Ça va faire, le snobisme des bien-pensants alimentaires qui se trouvent meilleurs que les autres en disant n’importe quelle niaiserie! Le sucre blanc aussi était en

Delphinium

Le printemps passé, j’avais comme idée de partir des semis de vivaces hautes: rose trémière, digitale et pied d’alouette. Le printemps a tant tardé que les légumes ont fini plantés seulement en juin, et les fleurs ont attendu, parce que heille, y a des mouches rendu en juin, pis ça va faire. Et je me suis mise à craindre la digitale, avec mon petit Coconut qui aime tant grignoter les plants de thym, de basilic, de coriandre, de persil. Alors les digitales ont été plantées loin et on verra l’an prochain si on les revoit. Les roses trémières ont été plantées en haie de potager avec du consoude (super comme paillis, additif et pour les poules). Les pieds d’alouette (Delphinium)…
Ont fini un peu partout. Devant l’ancienne entrée, à l’entrée du deuxième potager, et puis… j’en oublie. Néanmoins je les avais partis de graines et je reconnaissais maintenant leur feuillage. Or… j’ai vite compris que la superbe plante qui poussait devant la fenêtre du salon chaque été… c’était en plein ça, un pied d’alouette! J’en avais déjà! Et plus d’un!
C’est pas bien grave, j’ai appris quelque chose. Et l’an prochain ils pousseront bien hauts et bien beaux, mes pieds d’alouette. Oui parce que je les ai tant fait attendre en pots qu’ils ont vivoté tout l’été. Mais vous savez quoi? Sous la neige qui recouvre tout maintenant, on en voit un, bien bleuté, qui a fleuri en automne et ne s’est courbé que sous la neige!

Vrac de novembre

Appris: Qu’à partir d’une certaine longueur, je peux couper six pouces de mes cheveux sans… que personne ne le remarque (!). Six pouces! Et personne qui ne voit rien! Même si c’est croche! (Je me demande si je peux le refaire une fois ou deux avec le même résultat, et finir avec ma tête normale de cheveux rasés, sans que quiconque ne m’en parle…!)

Constaté: Qu’un p’tit gars, c’t’un p’tit gars. Perceuses, tournevis, voitures, poupées, toutous et remorqueuses compris. Il a beau être le premier des trois enfants qui s’attache infiniment à un animal en peluche (son WiyouWiyou, ou, pour les autres, Milou), il n’en reste pas moins que ses intérêts sont très typiquement masculins (il adore les poupées mais quand je lui propose de leur donner le sein il me trouve hilarante).

Été estomaquée d’apprendre: Qu’on doit dire UN aster et UN termite. (Et UNE vidéo, ce qui ne m’estomatque pas, mais que je vous rappelle!) Un termite, un! Moi qui croyait avoir trouvé une autre faute dans un autre livre jeunesse, j’ai quand même été soulagée d’avoir tort! (J’ai lu un Calvin et Hobbes en français à ma fille – non seulement la traduction était faible, mais j’ai trouvé sans chercher trois fautes énormes, comme frond pour front! Plus jamais, ai-je juré, et maintenant ils lui sont lus en langue originale, merci!)

Tergiversé: Au sujet des présences d’autrui dans ma vie et des effets de leur absence, qui finalement ne me pèse pas autant que je l’aurais cru.

Défi photo: apprentissage en famille (3)

L’apprentissage à la maison, en famille, c’est prendre l’air et regarder les nuages. Entre autres. Sans quatre murs. Pas question de les pelleter, ces nuages, non! Mais nous avons fait le choix de prendre le temps de les observer. D’en parler. De les remarquer. De les voir se transformer, de regarder un autre bout de ciel encore pour en voir des différents.Ça a peut-être l’air de rien. Mais ça démarre des discussions. Ça enrichit le vocabulaire. Ça fait travailler l’imaginaire.
Les lacs des environs sont maintenant glacés (et font des sons magnifiques quand on y lance des pierres qui cognent et rebondissent, une expérience acoustique dont je ne me lasse pas!). Mais la semaine passée, on a encore vu non pas juste un héron, mais aussi un canard!
Des traces de bernaches, je vous l’avais bien dit (et je vous épargne les photos de traces… euh… différentes!). On en a vu, des bernaches, il y a quelques jours! Les dernières pour cette année, peut-être! On voit toutes sortes de traces. Ainsi récemment nous avons rencontré une jeune femme, sa poussette et son chien… mais déjà nous savions qu’elle existait, que sa poussette avait trois roues comme la nôtre et que son chien était plus grand que Roxy! Ah mais pour ça, faut regarder où l’on laisse des traces!
Ma fille a vraiment hâte qu’il neige. Vraiment de vraiment. Assez pour s’extasier de 43 flocons qui tombent tôt un matin pendant que je dors encore (ou enfin, que je fais

Défi photo: apprentissage en famille (2)

Pour continuer l’élan du défi photo sur l’apprentissage en famille…
L’Halloween 2017 s’est faite sous le signe des citrouilles (de MON potager!) décorées par… PAPA! Selon les dessins d’Anne-Gaïa, qui a aussi vidé les citrouilles (pour mon bonheur, puisque je suis la fan finie de graines grillées de la maisonnée!) L’hiver prochain, je la mettrai avec quelques critères devant les catalogues de semences: c’est elle qui aime décorer les citrouilles, elle devrait donc les choisir!
Ces temps-ci, nous lisons tous les matins. Beaucoup. Ça, c’est la pile d’un matin ordinaire. Une pile bilingue tirée au gré des fantaisie de nos bibliothèques. Je trouvais quMon avait beaucoup de livres jeunesse… mais à en lire une dizaine par jour, je ne trouve plus! Vous élaguez? Nous sommes preneurs!
Et ça, c’est la pile (vite lue) d’une visite à la bibliothèque. La bibliothèque ici n’étant ouverte que deux heures par semaine (un peu plus en hiver mais le même jour), ça nous limite un peu… alors je commande des livres pour le prêt entre bibliothèques. Assez pour savoir qu’on a une limite de 25 demandes actives par carte (et 3 cartes qui font… activement des demandes!). Y a dans cette pile Les livres volants de Morris Lessmore, un bijou. Un autre: Le livre sur les livres de Victor le lapin. Y a aussi du Yves Nadon, dont les recommandations de lecture alimentent mes demandes à la bibliothèque (mais lui, ses livres me font pleurer systématiquement; vivement, qu’il écrive sur des êtres vivants qui

Défi photo: apprentissage en famille (1)

J’apprenais récemment sur Mamanszen qu’un petit défi photo était organisé pour novembre, sous le thème de l’apprentissage en famille (expression plus collée sur la réalité que école à la maison, même si on parle de la même chose; c’est juste que ça ne prend pas la même forme que l’école – du tout!). Il s’agit d’illustrer, par une photo quotidienne, «dans le but de montrer ce que c’est réellement, d’apprendre en famille, d’apprendre autrement». Je cite encore:

Le but de ce défi est de démontrer que les apprentissages se font partout, en tout temps, sans que nous ayons à les provoquer. Il n’est pas nécessaire de déployer tout un arsenal de ressources pédagogiques pour susciter les apprentissages. Nos quotidiens sont riches en opportunités d’apprentissage. À nous de les repérer et de les soutenir.

Je ne promets pas une photo par jour. Et depuis un bout de temps, j’ai fait le choix de moins montrer mes enfants en ligne (surtout leur visage), pour différentes raisons. Mais au long de novembre, je vais quand même participer à ma façon et illustrer un peu de notre réalité. Qui n’est pas meilleure qu’une autre, on s’entend; c’est simplement qu’elle est meilleure pour nous, qu’elle nous ressemble. Qu’elle nous remplit.
Chaque jour, bien sûr, nous nous occupons des animaux et nous allons voir nos poules et coqs. Récemment, les enfants et moi avons appris et constaté que des poules, devant un gros tas de feuilles mortes, ça réagit exactement comme… des enfants! Alors nous