Et Esteban, maintenant

Esteban est mort dans la nuit de lundi à mardi. Je suis comme en surdose de tristesse, je ne sais plus quoi dire. Perdre deux membres de notre famille en une semaine, c’est trop, juste… trop. Pourtant mon chat, le chat orange (crème, en fait) dont j’avais toujours rêvé, mérite un hommage. Il laisse avec nous son frère Tao, qu’on voit ici faire la toilette d’Esteban il y a plus de douze ans. Douze années bien trop vite passées. Tao nous suit partout en ronronnant depuis mardi matin et se colle à moi toute la nuit. Il n’a jamais connu de vie sans son frère.
Ces derniers mois, Esteban n’était que douceur. Hier encore mon fils se couchait, collé avec lui, pour le flatter.
Esteban, mon matou qui avait eu Katcher pour héros et modèle. Mon beau tabby chéri. Mon grand sensible, aussi.
Ma peine est profonde. Voilà un bel euphémisme. Comme il nous a quittés. Et pourtant, pourtant… Esteban, Esteban, je t’aime tant.
Esteban aussi repose maintenant en terre. Et il aura aussi son arbre. De quelle essence (fruitière sans doute), je ne sais pas encore. On verra au printemps ce qui deviendra une évidence pour moi. En attendant, je réalise que je n’ai pas eu deux chattes et un chat depuis plus de vingt ans, quand j’avais chez moi Milady, Rimbaud et Tasha. Avec l’Homme, c’est une première. Et nos minettes aussi, comme Tao, sont en quête d’affection et cherchent leur nouvelle place en ce monde. Notre