Début d’automne

Je me sens misanthrope ces jours-ci. Heureusement, y a pas que les gens. Et je peux tout éteindre, sans que l’actualité me suive sur le terrain. Je sais que je suis férocement d’une autre époque, mais… je ne m’en excuse pas. J’ai découvert hier que pour la recherche « living without a mobile device » («vivre sans appareil mobile»), Google ne trouve que trois résultats, trois. Tant pis. Je retourne sur mon terrain et je constate que les gels au sol ne tuent pas toutes les fleurs. Celles de mes hostas à floraison tardive n’ont même pas bronché.

Mais ce sont surtout les cosmos qui m’ont soulagée: j’ai cru que j’allais perdre des tonnes de semences (que je ramasse maladivement), car avec l’été qu’on a eu mes milliers de semis n’ont fleuri que depuis un mois, et si ces fleurs avaient disparu, un peu de ma joie se serait endormie avec elles. Maintenant j’ai espoir de ramasser assez de leurs semences pour en avoir au moins autant l’été prochain.
Ci-dessus, elles ont souffert un brin, oui: elles sont dans une vieille baignoire où il a dû faire frisquet. Elles protégeaient deux sortes de concombres cette année et y attiraient les pollinisatrices. Et elles ont bien joué leur rôle. Ci-dessous, en bouquet à l’extrémité de mon deuxième potager, pas le moindre dommage: ouf!
Et en haie, entre les orpins, elles sont encore belles sous ce soleil qui est sans contredit automnal.
C’est une chance, car bourdons et abeilles sont encore bien