Un ruisseau d’ail

Si vous jardinez et que vous faites pousser de l’ail, vous le savez: c’est assez facile, il suffit de planter des caïeux bien dodus à l’automne et votre ail poussera au printemps. Il suffira de casser la tige florale pour que la plante se concentre sur son bulbe souterrain, que vous pourrez récolter au milieu de l’été, et d’ici là, la fleurette vous rendra sans doute fou de joie. C’est la façon classique pour avoir de l’ail (à tige dure, vu notre climat) au potager au Québec. D’ailleurs hâtez-vous si vous devez trouver pour l’automne votre ail à semer: ça presse un peu.Il y a trois ans, chez moi, j’avais planté mon ail dans un nouveau lit, que j’appelle ruisseau parce qu’il est tout en long mais arrondi aussi. C’est que nos trois mélèzes abattus pour cause de grands pics et d’insectes/maladies ont été débités et, en bûches, redisposés par terre pour former de tout simples lits de culture. On a mis dedans, pour les remplir, ce qu’on pouvait. Et voilà: le terreau faisait dur pas mal. Résultat, le printemps suivant, l’ail qui y a poussé était tout petit, rachitique et, pire… quand est venu le temps de le récolter, ses tiges avaient déjà tant séché qu’elles avaient en grande partie disparu.
Qu’est-ce qu’on fait dans ce temps-là? Vous, je sais pas. Moi? Aaaaaaaaaaarien. On laisse ça là, on achète de l’ail à planter ailleurs et à manger pour l’année, et on oublie la chose. L’an passé