Dehors septembre

Non, je sais. Pourtant septembre vient de me frapper comme un mur de briques. C’est le moment de l’année où je voudrais plein de visites de gens choisis. Où je pense un instant – un très bref instant – à l’idée de faire un party. (En réalité je rêve d’une grande corvée, mais comme personne ne se déplace quand je crie Party!, je doute qu’on fasse mieux en criant Corvée!) Le moment de l’année où j’ai le voeu très égoïste que tous lâchent un peu leur vie pour s’occuper de moi une journée. Ne vous en faites pas: ça passe. Ça vient d’une enfance unique avec un anniversaire au moment où tous ont mieux à faire (et je les comprends!), ça vient d’une blessure ancienne de rejet, qui m’affecte encore mais pas activement, juste à certains petits moments où je me laisse vivre un peu de dépit pour mieux rebondir.
Mais ça passe vite. Pas nécessairement mon moment de repli et de recul devant septembre, mais la vie. Ça court, la vie. Les jours, les mois? Vous voulez rire! Ce sont les saisons qui passent à toute allure, que dis-je, les années. Et en septembre je les mesure, je les pèse avec les récoltes.

Cette année, comme les autres, sera faite de transition. Un grand qui se sert de ses ailes, et deux petits qui me poussent vers l’avant. Des départs prévus, mais pas d’arrivée. Un constat, avec les enfants, c’est qu’ils remplissent mon coeur et mes journées