Pâtes maison

Ça a commencé comme tout le reste commence (presque!), par une conversation avec Chantal. Qui me dit comme ça en passant qu’elle n’achète plus que des pâtes faites de blé entier et que depuis elle trouve, quand elle en mange des ordinaires, que celles-ci goûtent comme… sucrées. Je me suis dit qu’elle avait bien raison et j’ai zyeuté la chose à l’épicerie… avant de fuir en courant devant le prix. Les choses en sont restées là. Mais j’y repensais, j’y repensais…


Puis je jasais avec une autre amie, qui me lance comme ça en passant qu’elle fait presque tout elle-même, mais pas encore ses pâtes. J’me suis dit que ça me ressemblait. Mais ça m’a chicoté. Assez pour ramener dans mon idée une question que je me posais: peut-on trouver de nos jours une machine à pâtes automatique qui a de l’allure? Parce que mes parents en avaient gagné une quand j’étais petite et j’en ai gardé un mauvais souvenir de pâtes pas mangeables et de recette bien trop volumineuse, avec des spaghettis qui sèchent sur les dossiers de toutes les chaises. UNE fois. Mais quand même, c’était il y a longtemps. Et ma recherche n’a pas tardé à me nommer une machine de Philips, dont je me suis mise à rêver.

Et puis avec la fête des Mères, certains soldes sur certains trucs de cuisine peuvent valoir le détour, et… voilà: je n’ai plus acheté de pâtes alimentaires depuis des semaines! Je pensais au départ que la variété (pâtes

Thé des bois: infusion

De temps en temps, quand je passe avec ma fille près de l’endroit où j’ai enfin trouvé mon thé des bois, j’en cueille une ou deux feuilles pour les mâcher pour le plaisir. Le transformer en infusion? Je l’ai fait quelques fois, mais… ça ne goûte pas bien fort. Suis-je timide quand vient le temps de remplir la théière de feuilles? Pourtant pas…
En feuilletant pour autre chose un livre sur les plantes comestibles que j’ai ici, je suis tombée sur la gaulthérie couchée, et j’ai lu ce qu’on en disait…
Et alors… Surprise! On y recommande de faire infuser les feuilles pendant… 24 à 48 heures! C’est pas la timidité, le problème, c’est l’impatience!
Alors je l’ai fait. Et chaque fois que j’y ai pensé j’ai rajouté de l’eau frémissante. Et après 48 heures j’en ai bu, et oui, ça goûte la menthe du thé des bois, maintenant. Mais c’est froid, ha. Eh bien… c’est quand même une eau aromatisée qui ne coûte rien et est fort agréable en bouche. (Oui je sais, suffirait de mettre ma tasse au four à micro-ondes. Ben oui, mais c’est en bas et débranché, pis… j’ai soif!). Maintenant, vous connaissez aussi ce petit secret: celui de l’infusion loooooongue du thé des bois!

Sel de pousses d’épinettes

Si vous avez une épinette pas loin et envie de profiter de son arôme toute l’année, c’est le temps de prélever des pousses! Il y en a tout plein partout sur une épinette en santé, en plein ces jours-ci. On tire dessus, et l’épinette ne poussera pas là cette année-là (alors l’an prochain laissez-la tranquille!), mais vous aurez un petit quelque chose de vert et d’odorant à rentrer vite dans la maison. Pourquoi vite? Pas une question d’huile essentielle volatile, mais une question de mouches noires et de maringouins qui vont vous dévorer vif. Dur rappel à la réalité en mai, qui vait disparaître l’amnésie hivernale annuelle à ce sujet!
Si le spousses ont encore leurs espèces de petites enveloppes qui ressemblent à du papier, il faut les enlever. Merci à ma fille qui a tout enlevé avec moi.

Pour ce que je visais cette année, il suffisait de hacher menu mes pousses d’épinettes… et d’ajouter du gros sel, pour faire un sel d’herbe. Il sèche au soleil dans la cuisine depuis quelques jours, et je le brasse à la fourchette en bois quand je passe à côté.
Parlez-moi de ça, un petit projet pas compliqué, et si joli! Sur quoi ça va servir, ahhhh je l’ignore encore. Je rêve de truites fraîches en papillotes, et je jongle avec différentes idées. Mais l’utilisation pourra attendre, alors que la récolte ne pouvait pas: pour pouvoir se gratter la tête toute l’année en se demandant comment l’utiliser, c’est maintenent qu’il faut

Oriole de Baltimore

J’ai eu une surprise énorme et magnifique pour la fête des Mères (beau hasard!). J’étais seule à la maison avec les deux petits et j’ai été toute contente: un quiscale à la mangeoire. Vite, ma fille, viens voir! Comme chez grand-maman! Mais le quiscale était parti avant qu’elle arrive pour le voir… mais elle a vu arriver un oiseau orange, étrange… reconnaissable même pour moi qui n’en avais jamais vu à mes mangeoires: une oriole de Baltimore (Baltimore oriole, Icterus galbula)! Les livres ont beau dire qu’il y en a ici, et j’ai beau planter le plus possibles de plantes avec des baies persistantes pour les attirer, ces frugivores (ils mangent aussi des insectes et du nectar et, je vous le jure, du suif et du tournesol, foi de Campagnarde!), je n’en avais jamais vu chez nous, jamais! Il s’est posé d’abord comme ceci…
Puis il a posé pour que je prenne sa photo de dos! (J’ai pris les photos à travers une fenêtre sale, je suis satisfaite de ce que j’ai pu obtenir, donc!).
C’est le suif qui l’intéressait, mais il en restait bien peu!
J’ai rempli le premier suif, mais il est revenu pour aller sur le second: bonne idée.
C’est drôle parce que récemment je trouvais qu’on avait aux mangeoires des oiseaux de toutes les couleurs, des roselins pourprés aux geais bleus en passant par les sittelles et les juncos. On a aussi des cardinaux à poitrine rose et des chardonnerets. Ça manquait

Dans un sous-bois près de chez vous…

les trilles se préparent à ouvrir!
Non mais c’est pas facile, ces jours-ci, de se promener! Entre les cris des bernaches qui passent au-dessus et les trilles qui menacent d’éclore, je ne sais plus où regarder, moi!
Tout revit, peu importe le froid de canard (justement il y a un couple de colverts pas loin et je crois que la cane couve!).
Jusqu’à mon vieux chien qui a décidé de faire trempette chaque matin. Bon, il donne à ça l’air de tomber en buvant dans le lac, mais c’est de la poudre aux yeux: ensuite il fait son petit tour de nage canine avant de revenir s’ébrouer.
Je pars trop tard à mon goût, en ronchonnant…
et je reviens bien plus tard que prévu, photos en poche.
Non, ce n’est pas du tourisme, pas du je-te-prends-en-photo-tu-m’appartiens-je-passe-à-autre-chose.
C’est plutôt ma façon de vivre un peu plus. De profiter de ce qui m’entoure en le faisant durer un peu.
Parce que sinon tout va trop vite, des dents de ma fille qui se pensent dans la bouche d’une grande à mon fils, qui comprend tout et… range tout. (Ça ici c’est du ja-mais vu!)
Alors parfois, prendre le temps de regarder une fleur qui n’a pas encore éclos, et l’immortaliser… c’est capter un peu de bonheur et m’y prélasser.

Du jamais vu

Regardez bien ce que j’ai vu ce matin!
C’est de l’écorce de boulot, ça, pas de la neige, et pourtant voici… des collemboles communs des neiges! Des collemboles en folie!
Et plus je regardais…
Plus j’en voyais…
Partout! Ci-dessous, c’est une pierre!
Et ici, des feuilles. Je vous l’avais bien dit, que ça mange « les champignons qui décomposent la végétation »!
Apparemment, c’est pas juste en hiver que la végétation se décompose…! Pourquoi j’en avais jamais vu avant, alors, sauf en fin d’hiver? Aucune idée. Je présume qu’on ne voit que ce qu’on veut voir…
Et je vous rassure: j’ai regardé ailleurs dans la même forêt pour confirmer que non, c’est pas partout-partout-partout.


Poutine de blogue

Je fais des essais ces temps-ci. J’ai complètement lâché les réseaux sociaux, Twitter et Facebook. Je n’y annonce plus mes billets et je n’y interagis plus, non plus que je vois vos mises à jour, etc. Quand j’ai lâché la cigarette, j’ai découvert que l’argent qui y passait disparaissait ailleurs, qu’on ne voyait pas cette économie-là, finalement (y a pas de regret là pour autant, évidemment). Et là c’est un peu pareil: j’ai récupéré mon temps et pfuit, il me coule quand même entre les doigts! N’empêche: je récupère mon cerveau et je reprends possession de mes mots et de mes moyens.

Cependant il me manque parfois un endroit pour publier un lien ou partager une pensée (que voulez-vous je suis parfois hilarante (si si) et il faut bien que ça profite à autrui (ha!)). Alors je vais utiliser ma colonne de droite, mes billets éclair, que vous pouvez aussi voir en cliquant sur leur onglet ci-dessus. C’est pas parfait pour l’interaction, je vous explique. Pour commenter, faut cliquer. De la page d’accueil, faut cliquer sur le phylactère (mot dont ma fille n’arrive pas à se souvenir, c’est très drôle) ou sur le x0 (x nombre de commentaires), puis sur le titre du billet éclair. De l’onglet, cliquer sur le titre. Voilà. Je pense que je vais les utiliser pas mal plus, alors autant vous avertir. Ah oui: en général les billets éclair contiennent un lien, que l’on ne voit pas sur la page d’accueil. Vraiment, pas le choix

Détails d’une promenade dans les bois

Certains matins, je suis anxieuse (et désagréable) pour des raisons variées et combinées: des choses qui n’avancent pas, qui me pèsent, des enfants qui ne coopèrent pas, du boulot qui attend trop à mon goût… mais rien à faire, les chiens ont besoin d’être promenés (mon vieux labrador refuse de manger sans promenade, maintenant, et il connaît l’horaire assez bien pour se plaindre du moindre retard). Normalement sortir marcher aiderait mais voilà que mon Tango vieillit, vraiment. Il marche à… vitesse Tango. Et donc moi aussi (pour Roxy c’est un grand défi mental, ce n’est pas plus mal). Mais parfois marcher lentement c’est pire que pire. J’ai compris maintenant: trimballer un appareil photo me fait marcher à vitesse Tango et me change les idées pour vrai. C’est… thérapeutique. Voici donc un aperçu des détails que j’ai entrevus ce matin dans le brouillard…














Belle galle

Puisque j’ai des lecteurs fantastiques et savants (oui oui oui!), je sais maintenant que galle n’est pas synonyme de ouache! Bon, il ne l’a pas dit comme ça, mais bien mieux, ce Daniel qui m’a appris que ces jolies «fleurs» séchées n’étaient autres que la cachette secrète de la larve de la cécidomyie strobilaire (gall midge, Rhabdophaga strobiloides)! C’est quand même drôle, parce que ce n’est pas la première fois que je rapporte chez moi une galle… que je trouve décorative (ça fait bien rire mon Homme).

N’écoutant que mon courage (euh… ma curiosité, oui!), je suis retournée là où je savais que j’en trouverais et là J’AI VU!
J’ai vu quoi? Mais pardi! Ce trou, cette issue, par laquelle la cécidomyie a dû sortir! Victoire: un hivernage réussi! (Bon, faut pas capoter, je lis en ligne que le trou n’est pas nécessairement clos lors de la fabrication.) On trouve ces galles surtout sur des saules (comme le disait Daniel), mais apparemment pas sur les miens (il en existe tant, aussi!). Si les photos semblent montrer la galle sur de l’épinette, c’est que leur saule poussait en bordure de fossé et que j’ai doucement rapproché ses branches pour les photographier. Et puis j’aimais ce contraste, na!
Je trouve peu d’information sur mon amie la cécidomyie (j’aime dire le mot, ok là?), mais elle vit et survit ainsi jusqu’en Alaska. Ah mais je trouve une source ici, qui me dit tout ceci: Au printemps, la petite