Comme le printemps

Cette année depuis l’arrivée bien tardive du printemps, j’entends le début d’Un beau grand slow de Richard Desjardins:

L’hiver s’achève, c’est dûr à croire mais on a passé à travers.

Ce n’est pas que l’hiver ait été particulièrement terrible (rien comme celui de 2015 avec ses deux mois à -30!), mais, comment dire… j’écris ces lignes à trois jours de mai et il y a encore de la neige – pas juste dans le bois, mais sur mon terrain aussi. Beaucoup de neige, donc, mais on a été presque épargné par le verglas. Mais un hiver avec un mini enfant, c’est quand même plus éprouvant et compliqué (juste sortir dehors devient plus complexe). Et enfin, le printemps lent, eh bien! Il correspond un peu à ce que je ressens en m’éloignant infiniment des réseaux sociaux. Je ne veux plus rien savoir, voyez-vous. J’ai longtemps résisté à Facebook avant d’y plonger (un peu beaucoup pour améliorer le sort de mes Campagnonades, j’avoue), et maintenant, en toute connaissance de cause, je recule en me disant, la tête allant de droit à gauche et de gauche à droite J’avais pourtant raison… L’isolement apparent (réel, en fait, et pire qu’avant mon inscription, mais c’est aussi vraiment fascinant) que cela cause, cependant, de ne même plus aller dire ici et là qu’un billet nouveau est publié (oui, ici!), est dur à prendre. Une autre addiction qui s’en va. J’accepte et je continue mon chemin.

Mais le printemps, pour y revenir, est bien là. Il

Détergent à lessive liquide

Quand j’ai fait mon propre savon à lessive en poudre, j’arrivais à quelque chose comme 25 sous la brassée. J’étais bien contente, parce que les prix de ces produits-là tout faits me font capoter et que ça finit par faire beaucoup d’emballage si on achète ça (liquide c’est bien pire encore!) et leur parfum me dérange souvent infiniment. Sauf que parfois, avec le détersif en poudre, on sortait de la laveuse des vêtements avec des résidus blancs. Oui je sais, suffit de dissoudre d’abord dans l’eau, mais y a pas que moi ici, et qui fait le lavage a parfois autre chose à faire… en même temps.

Eh bien… que diriez-vous d’un savon à lessive liquide, qui revient (avant taxes et sans compter les huiles essentielles si vous voulez un parfum)… à moins de quatre cents la brassée? (Je confirme en ligne que c’est imbattable!) Et qui peut aussi servir de détachant si on l’utilise carrément pour frotter une tache (j’ai testé sur un fond de culotte terreux, c’était fabuleux)! La recette, qui permet de faire 114 brassées, me vient de Hands-on Home, encore une fois! Et elle requiert environ 12 minutes une journée et 10 la suivante pour des mois de détersif!J’ai donc utilisé les mêmes ingrédients que pour le savon en poudre : borax, carbonate (sans bi!) de sodium et pain de savon à lessive, râpé (trois pains permettront de faire deux fois les quantités ici). J’ai trouvé le tout sur Well.ca (qui ne

Défi d’avril: oignons marinés rapidement

Le défi d’avril concernait les marinades rapides, qu’on appelle souvent des marinades au réfrigérateur. Or… moi j’aime les vraies conserves. Et les marinades… j’aime les faire. Plus que les manger, malheureusement (sauf les betteraves, oh que j’aime les betteraves marinées!). Sauf que là, avril avançait, et je débordais de boulot. Et j’ai suivi un lien qui m’a menée là, où on me disait comment mariner ultrarapidement des oignons. J’étais pas trop impressionnée, franchement, parce que l’auteur dit qu’il n’aime pas du tout les oignons crus, alors que moi… j’adore ça. N’empêche, j’avais besoin d’un projet pour relever le défi et des oignons, j’en ai ici.Vous dire à quel point la chose est simple… Suffit, vraiment, de hacher des oignons et de les faire tremper dans le vinaigre 15 minutes (jusqu’à une heure, et on met au frigo ensuite, mais c’est pas une règle coulée dans le béton, cette durée-là). Voilà c’est fini, mangez-les! Ha! Alors j’ai fait comme il disait, avec des oignons rouges dans le vinaigre de vin rouge (avec une marinade non mise en conserve on peut opter pour n’importe quel vinaigre, cependant, même un vinaigre maison ou qui contient moins que les traditionnels 5% d’acide acétique). Et après 15 minutes j’ai goûté… et pas aimé ça du tout, alors que les oignons rouges, j’en mange crus dans un peu n’importe quoi.
C’est vrai que c’est joli, par contre! Alors je me suis fait un sandwich. Et LÀ j’ai compris! En sandwich, c’est super

Oeufs commerciaux, oeufs domestiques

J’adore manger des oeufs. Et depuis qu’ils viennent de nos poules, j’en mange… beaucoup! Heureusement qu’on s’est défait des mythes et faussetés véhiculés il y a quelques décennies à leur sujet, car les oeufs sont pleins de bonnes choses. Les oeufs du commerce vont au réfrigérateur, mais pas les nôtres, le saviez-vous? Pas à moins de vouloir les conserver plusieurs semaines, voire des mois. C’est que les oeufs du commerce ont été lavés, ce qui supprime la protection naturelle qu’offre la coquille (si vous trouvez ça ridicule, lisez La Ferme impossible, vous n’en reviendrez pas…) — or à moins de saleté terrible, nous ne lavons jamais nos oeufs. Comme ça ils restent beaux et bons en plus d’à portée de la cuisinière! Il est aussi bien possible que les oeufs de nos poules, en plus d’être plus frais (aller chercher un oeuf encore chaud, c’est toute une expérience!), soient aussi plus nutritifs. De ce côté, on pourra améliorer au printemps à la fois la vie (l’accès extérieur) de nos poulettes et la qualité de nos oeufs avec une volière, en attendant de leur offrir plus grand encore (question de sécurité: le bois et ses prédateurs ne sont pas bien loin…).Et ils ont bien plus de couleurs que le simple choix blanc ou brun avec lequel j’ai grandi. Ah, un jour j’aimerais bien avoir plus de poulettes, et oui, vous le devinez: je choisirais (dans monde idéal) leurs races pour avoir des oeufs bleutés, olivâtres et

Lichens

Quand je me promène un appareil photo à la main, c’est souvent moins un décor qu’un détail qui attire mon oeil. Forme, couleur ou motif, j’aime l’abstrait, le suggéré (l’artistique incommercialisable qui plaît à peu de gens, ai-je envie d’ajouter avec un demi-sourire un peu las). Ces derniers jours, ces lichens et mousses ont attiré mon oeil, tous à partir de l’écorce de quelques arbres. Oubliez l’idée qu’on ne les trouve que du côté nord, d’ailleurs: je constate et confirme que ce n’est pas du tout le cas.
À la fois algue et champignon, le lichen ne fait rien de mal: c’est-ti pas génial? Même que Larry Hodgson dit qu’il ne pousse que là où l’air est peu pollué, et là youpi: y a plein plein plein de lichen partout sur les arbres de chez nous. Et lire ça, que l’air ici est pur, ça me rassure et je le prends comme la meilleure nouvelle reçue depuis longtemps.
Googlez-moi lichen, pour le plaisir de la chose, et vous apprendrez vite que plein de gens veulent savoir comment nettoyer ça pour que leurs arbres soient, quoi, plus jolis? D’abord faudrait peut-être revoir leurs notions d’esthétisme appliquées à la nature, et ensuite… Oh vous qui avez le temps de penser nettoyer le tronc et les branches de vos arbres, venez donc faire un tour par ici: di travail utile pour vous, j’en aurais, moi!
Non vraiment. Je cite sans cliquer un des résultats qui s’affichent: Les lichens et les mousses sur

Hêtre à grandes feuilles

Cet hiver, matin et soir, j’ai promené nos chiens dans le bois en raquettes. Et je suis devenue pas si mauvaise à me trouver des repères. Oui bon évidemment quand on passe en raquettes, c’est difficile de se perdre: on crée nos propres traces qu’on peut… retracer. Mais ce que je veux dire c’est que même avec 30 centimètres de nouvelle neige et beaucoup de vent, avec un sentier disparu, j’ai pu le recréer assez facilement. Ma fille aussi, d’ailleurs, et j’en suis fière: par là, maman! Regarde, le nid! Je vois la grosse pierre!, qu’elle me disait avec raison. Certaines souches, certains champignons sur les troncs, un arbre penché, un arbre mort appuyé sur un autre: j’ai pu suivre le sentier comme s’il était encore visible, dans une forêt sans autre balise, et je vois là un bon progrès pour une fille qui ne se perd jamais loin dans une ville, mais qui aurait pu errer à jamais à Anticosti si son Homme n’avait pas eu, lui, le sens de l’orientation en nature. (Vraiment, systématiquement je croyais que retourner sur nos pas, c’était aller dans la direction opposée à la bonne!) Et si côté plantes et fleurs je commence à un connaître un bout, côté arbres, c’est moins reluisant. Ah, mais c’est le domaine de l’Homme, justement! C’est lui qui gère ces choses-là, lui qui va bûcher parfois, lui qui fend et qui rentre le bois. Moi, oui bon, je sais distinguer un sapin d’une épinette, et

Encore des écureuils

Il y a toutes sortes d’écureuils… (Suivez le lien et devinez lequel est mon préféré, ha!) Chez nous on a les roux et les noirs qui sont des gris, on a les cousins tamias et les cousins polatouches, on en a eu qui n’avaiennt qu’une demi-queue, et cet hiver, on en a aussi un qui a l’air vieux! Comme ce n’est qu’un voisin et pas un ami intime, je ne me gêne pas: je l’appelle Gros-gras-gris. Eh oui: il est semblable aux vôtres, en ville, mais en bien plus timide. Chez nous, habituellement on voit surtout les roux. Les gris/noirs ne viennent près des mangeoires qu’en hiver, et encore vers la fin, quand, je présume, leurs réserves sont plus difficilement accessibles et moins remplies. Et ils sont beaucoup plus timides et craintifs que les roux, qui ont, eux, des tunnels sous la neige un peu partout, dans lequels se cacher rapidement.
Regardez-moi ce regard de Gros-gras-gris, qui  me reluque de l’autre côté de la fenêtre!Sur la neige fraîche, des empreintes…Et ça… c’est une autoroute d’écureuils gris et noirs! Les petits roux passent plutôt d’arbre en arbre, en hauteur, mais les plus gros, eux, courent jusqu’à la forêt. Même que j’en vois souvent à l’orée des bois — avec le temps passé à la campagne, mon regard s’améliore et le moindre mouvement attire mon oeil. En hiver, sans les herbes et les feuilles, c’est facile de les voir au loin.
Quand je dis que les roux