Réflexions sur l’écriture

En vrac.

Chaque fois que je lis le défi de fiction courte de Chuck Wendig, je me dis que cette semaine, rien ne me vient et que je vais laisser faire pour cette fois, et simplement recommencer la semaine suivante. Sauf que ça mijote malgré moi et quelque part entre samedi et lundi, ça se développe un brin dans ma caboche. Bien souvent, ça se développe quand je marche dans la nature ou que je nourris mon garçon. Ce sont des moments de silence solitaire: je me retrouve enfin avec mes pensées. Le résultat créatif que vous voyez n’est pas toujours entièrement relié à ce que j’ai d’abord élaboré: faute de pouvoir enregistrer ou noter mes pensées, j’en perds et j’en modifie au fil des minutes et heures. Mais j’en conclus que ce petit blocage, ce refus du début, fait partie de mon processus.

Comme pour le défi de préservation d’aliments, je trouve que, pour le moment, ça me fait du bien d’aller chercher pour l’utiliser un moteur extérieur. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais moi, un petit moteur, j’en ai un. Il tousse et crache par moments mais il continue son chemin et moi devant. Alors parfois, que l’impulsion, le carburant et la poussée viennent de l’extérieur, ben… c’est reposant.

Chaque semaine je vois la limite de mots comme un chiffre à atteindre ou presque. Et au début je trouve que 1000 mots, par exemple, c’est long. Sauf que j’écris et on dirait que tout