Herbes salées

Après avoir été convaincue que j’en ai déjà parlé mille fois, j’ai fini par comprendre que je n’ai jamais vraiment parlé d’herbes salées. Ah pardon, d‘herbes-salées-du-bas-du-fleuve traditionnelles-selon-ma-moman! Je crois bien que chaque famille, chaque moman qui en fait, a sa recette, ses instructions et ses lubies côté herbes salées, et ma moman à moi, elle m’a dit:

Cerfeuil, sarriette, livèche et queues d’oignon.

Si vous savez garder un secret, je vous dirai que j’ajoute de la ciboulette et d’autres herbes quand j’en ai trop cueillies — sauf du romarin, de la sauge et de la menthe qui sont trop puissantes mais qui pourraient être salées séparément –, mais pour l’essentiel, je suis les directives de ma mère. Et si une de ces herbes vous déplaît particulièrement, oubliez-la, c’est tout… ou habituez-vous! Ainsi le cerfeuil m’aide à m’habituer un peu, très, très doucement, au goût de l’anis, que je déteste. La sarriette, elle, est en voie de réhabilitation, car j’en avais abusé adolescente (si vous voulez tout savoir j’ai voulu suivre une recette naturelle pour stopper la diarrhée en buvant des infustions de sarriette et non seulement ça ne fonctionne pas, mais c’est aussi particulièrement dégueulasse; c’est pas parce que c’est écrit danns un livre de hippies jauni que c’est vrai!). Tant qu’à ça, la livèche m’a permis de finir par apprécier le céleri (c’est chose faite); maintenant que je l’écris, y a que les oignons là-dedans que j’ai toujours aimés!

Tout l’été, j’ajoute dans un grrrrand