Collemboles communs en folie!

Collemboles communs (Hypogastrura nivicola) ou puces des neiges

Depuis le redoux je cherche à les photographier, car ils sont difficiles à manquer: les collemboles communs sont revenus! Ou plutôt, j’ai envie de prendre une voix de fillette pour dire en chantonnant: Les revoilàààààà! Mouches ou puces des neiges, peu nous importe: ce sont des bestioles fort étranges si vous voulez mon avis. Vous vous en souvenez? Elles mangent « spores et algues sur la neige » et « les champignons qui décomposent la végétation ». Suivez le lien pour vous rendre à mon premier billet à leur sujet, qui contient plus d’information.

Collemboles communs (Hypogastrura nivicola) ou puces des neiges

Ci-dessus, c’était la semaine dernière, probablement le lendemain de leur apparition annuelle.Collemboles communs (Hypogastrura nivicola) ou puces des neiges

Les autres photos ont été prises hier après-midi au coucher du soleil. Collemboles communs (Hypogastrura nivicola) ou puces des neiges

On les voit en grandes quantités quand la neige forme de petites cheminées, par exemple à côté de notre sentier de raquette bien damé, quand un chien a mis une patte dans la neige trop molle et qu’elle s’y est enfoncée. Mine de rien, les collemboles s’y protègent du vent et doivent y avoir plus chaud. D’ailleurs ils sont bien plus nombreux sur notre sentier qu’à côté, là où la surface n’est que neige sans protection verticale.Collemboles communs (Hypogastrura nivicola) ou puces des neiges

Sur la prochaine, on les voit assez bien. Cliquez sur les photos pour les voir en plus grand format, comme toujours.Collemboles communs (Hypogastrura nivicola) ou puces des neiges

Et sur la prochaine, on a une certaine impression… comment dire… une certitude de vie? Ça grouille, là-dedans!Collemboles communs (Hypogastrura nivicola) ou puces des neiges

Dans un vieux livre de Passe-Partout qu’on a, Cannelle et Pruneau parlent du fait que Perline leur a

Mésangeai

Quand j’étais petite, à part les oiseaux de basse-cour, je connaissais les oies sauvages et les corneilles. Le reste, pas tant que ça, de visu. Même que je me suis trouvée pas mal bonne, en 2000-quelque à Montréal, identifier un chardonneret. Ben oui. Tsé, la tache jaune vif qui se promène sur le fil électrique de la ruelle. Une vraie Sherlock Holmes, vous voyez. Et puis le premier geai bleu que j’ai vu et identifié comme tel, c’était au Biodôme (il n’y en a plus là depuis) et je l’ai reconnu à cause de Blabla des Contes de la forêt verte («CAtastrophe CAtastrophe! DEmandez-les-nouvelles!»). Oui vous pouvez rire: c’est toujours permis, rire de moi.

Ah mais, depuis qu’on vit à la campagne, je me suis bien améliorée, j’ose l’affirmer. Même qu’en retombant sur ces photos, prises à Anticosti en 2001, au lieu de me gratter la tête comme à l’époque, je me suis dit Ben… c’est pas un mésangeai, ça? Et oui: c’est bien un mésangeai du Canada (Perisoreus canadensis, grey jay).
Sauf qu’ici, franchement, un mésangeai qui mange des craquelins de blé concassé… je n’en ai pas encore vu! Ce matin-là en 2001, nous en étions à notre premier réveil du coté sud de l’île. La veille, nous l’avions traversée du nord au sud, sous une tempête épouvantable. Les côtes du côté nord étaient battues par la mer, les feuillus ployaient, et il était facile de comprendre comment autant de naufrages ont pu se produire là.

Citation: École privée et classe sociale

C’est drôle — le jour même de la publication de ceci, je me disais que je n’avais jamais entendu le point de vue, l’opinion, l’expérience vécue, qu’aller à l’école privée quand on n’appartient pas à la classe sociale la plus aisée peut être une expérience ostracisante. Depuis, j’en ai traité en diagonale dans une mini fiction.

Comme je vous l’ai dit, quand je publie comme ça une citation, je n’ai pas nécessairement tout le cheminement qui viendra après à vous exposer. Juste un pressentiment qu’il y a quelque chose là (que ce soit pour vous ou pas). Alors voilà. Ceci n’est pas une charge en règle contre l’école privée (je n’ai que mon expérience anecdotique pour en parler).


[Extrait de ce texte de Béatrice Martin, alias Coeur de Pirate]:

C’était difficile dans une école privée : si on était d’une famille de la classe moyenne, il n’y avait aucun moyen d’être populaire. C’était comme ça. Tu faisais du ski les week-ends? Ton père était chirurgien? On te donnait ton billet d’entrée dans le groupe. Comme mes parents avaient investi toutes leurs économies dans mon éducation, nous ne passions pas les vacances à des endroits comme Cancún.

Fiction: Le chat de porcelaine

Cette semaine encore, Chuck Wendig a offert dix options de thèmes pour son défi d’écriture de fiction courte (flash fiction). En 1500 mots environ. Cette fois-ci, j’ai choisi un thème comme titre, et j’ai laissé la chose agir (oui oui, comme un détachant!). Je ne suis pas particulièrement satisfaite, mais j’ai décidé de le laisser comme ça, imparfait. C’est entre autres un essai de voix adolescente contemporaine. Je prends goût à ces exercices d’écriture. J’avais réussi à oublier à quel point l’écriture m’amène ailleurs. Je ne veux pas dire métaphoriquement, qu’elle est enlevante ou rien d’éthéré: je veux dire concrètement, quand j’écris, je ne suis plus ici. Exactement comme… la lecture. Ça, c’est intéressant.


THE PORCELAIN CAT

I can’t believe it. My mom is dead and the only thing I get is her fucking porcelain cat. I mean, her whole trailer burnt with her inside and so that can’t be sold and she owed back rent for her plot, so there’s no money to her name, and her old banged-up car goes to my brother, alright, but of all the things… that’s what I get? That creepy porcelain cat that was – oh how ironic – all my mom got from my grandma. That’s the only thing those stories have in common, but still.

We discussed it at school over lunch the other day and everyone agreed – you don’t die of being burnt. I mean you don’t wake up in the middle of the night to

Exfoliant mentholé – bis

Pour nos cadeaux des fêtes, j’ai refait une grosse batch d’exfoliant mentholé pour les pieds (et les coudes et ce que vous avez de rude, mari compris le cas échéant). Franchement, je ne me souvenais même pas que j’en avais parlé au printemps (ça s’explique facilement, chaque enfant ayant volé à sa naissance au moins le tiers de mon cerveau et de ma mémoire, forcément il en reste moins qu’avant…), et j’ai pris plein de photos de nos petits pots, bien contente d’avoir un billet aussi simple et parfumé à partager. Ouin, bon, on repassera.
Avouez quand même que c’est joli, comme projet en cristaux.
On sent presque la menthe et l’eucalyptus! (Moi je la sens, là.)
Je regarde les images et j’ai presque envie de prendre un bain.
Je ne sais pas si vous êtes «du type Pinterest», vous. Moi j’utilise le site non pas comme un réseau social (c’est pour ça que vous me suivez mais que je ne vous suis pas, c’est pas que je sois méprisante, mais bien que je suis pressée et que je ne visite pratiquement jamais le site), mais vraiment comme un babillard, où j’épingle certaines images qui m’inspirent ou dont je veux m’inspirer. Je n’y publie pas mes propres images. Mais j’ai eu cette idée, très Pinterest, de couvrir le couvercle de nos pots d’exfoliant avec de la colle liquide contenant mille brillants. Ça serait si beau, me disais-je. Et ça l’a été. Oh oui. Pendant trois jours je regardais

Défi de février: le sel

Le mois allait filer sans que j’aie touché à mon défi de février. Pour février, le thème est la préservation avec du sel. Et là… Plusieurs écueils. D’abord, je rêve de citrons préservés dans le sel, à la marocaine, depuis plusieurs années, MAIS a) je n’ai toujours pas de citrons bios ni d’envie de payer hyper trop cher pour en commander en Californie et b) j’ai aucune espèce d’idée d’avec quoi les utiliser une fois (éventuellement) faits. Ensuite? Je veux absolument faire du gravlax. Parfait, ça, ça va avec le thème, c’est génial. Sauf que ça prend un poissonnier et ici ça veut dire 90 minutes de voiture alors bref on attend d’avoir une bonne raison autre que vouloir du poésson[Finalement le poésson se fait gravlaxer mais pas à temps pour rédiger tout ça pour le défi alors na.]. Là déjà mon enthousiasme descend presque au ras du sol. Surtout que des herbes salées, oh, oui, bien sûr, mais y a pas de défi là: j’en fais depuis longtemps et j’en ai déjà parlé, et… QUOI? Même pas! Je n’ai aucun billet là-dessus! C’est fou ça! Bon, nouvel écueil alors, car je devrai le faire (ça se fera le 2 mars). Parce que finalement, pour ce défi de février, j’ai fait… trois fois UNE herbe salée.
Persil, ail et sel. Basilic, ail et sel. Coriandre, ail et sel. Trois variantes, trois projets, mais version séchée, et non version herbes salées, plurielles et mouillées.

Première étape, envoyer l’Homme acheter

Macro du vendredi: Bois de grange


Pas tout à fait ce que je souhaitais, ces images. Ce n’est pas grave: tout ici est en cours d’exploration, et j’en referai. Je tenais à la lumière naturelle d’une journée grise d’hiver pour ce mur externe (mais pas totalement extérieur) du poulailler. Je referai un autre jour, plus lumineux. Ce bois-là, récupéré, vient directement de mon enfance.

Citation: La peur de l’étrange(r)

Il m’arrive parfois de noter ou d’autrement conserver une citation que je trouve importante, qui me parle, qui m’émeut, qui me frappe en plein coeur ou qui me lance dans une réflexion. Ou encore qui s’inscrit dans une réflexion qui se poursuit sur le rond d’en arrière. J’ai parfois envie de la copier ici, alors je viens d’ajouter une catégorie justement pour cela, pour y verser des citations. Je n’ai pas toujours envie d’en rajouter une couche: parfois, la citation se tient bien droite, toute seule et sans aide. Parfois c’est plutôt que je n’ai rien à dire encore: je réfléchis. J’attends de trouver les autres morceaux du casse-tête pour voir quelle image je finirai par obtenir.

Je commence par celle-ci, dont la vérité est assourdissante et peut-être bien universelle dans nos régions, parce qu’elle concerne la peur. Celle qui prend aux tripes et nous paralyse.


Contexte: l’auteure Érika Soucy a réagi sur Facebook (sa réponse mérite d’être lue) aux propos de Bernard Gauthier (dont le nom n’est pas Rambo, alors revenons-en pour ne pas en faire un personnage de BD, car il est plus inquiétant qu’une caricature) lors de son passage à Tout le monde en parle, et était interviewée à ce sujet à Ici Première lors de l’émission Le 15-18 du 16 janvier 2017 (j’ai entendu l’entrevue à la radio, qui donnait le contexte, puis je suis allée lire sur FB; je n’ai pas vu TLMEP et je ne connaissais pas cette auteure avant).

«De Tadoussac

Fiction: Invasion

Le défi d’écriture de fiction de cette semaine était un peu différent: il fallait choisir parmi 10 thèmes, et je ne dirai pas mon choix avant de présenter le texte, car ça vendraitt le punch un peu. Je joue avec un cliché (ce punch) qui a été fait et refait cent mille fois, mais auquel moi je n’avais jamais touché. Et voilà le but: explorer et m’amuser, me forcer à écrire de la fiction alors que ça me cause une terreur profonde (leçon apprise et non savoir inné!), et non pas livrer un produit fini publiable ou autre. Cette fois-ci j’ai révisé plusieurs fois, contrairement aux textes précédents. Ce n’était jamais au point. J’ai fini par lâcher prise parce que ça fait partie des règles du jeu…


INVASION

Natural disasters, social upheaval and technological failure, we expected to some degree, but war, never. The attacks, when they started, took us by surprise. Well, that’s not quite fair – Sam Ducharme had warned us, but it was too farfetched to be believed. I guess we thought the main event had already happened, and believed we were organizing the aftermath, not still reeling from a drawn-out catastrophe.

It started two years ago last summer. The Big One hit out West like they’d always said it would, but worse that anyone had predicted, even before the aftershocks and tsunamis. From what news we got in the days that followed, we understood the new actual coast had previously been several kilometers inland – and

Bricolage et valentine


Ou: Ben oui, là, j’ai fait des coeurs pour la Saint-Valentin, cessez donc de dire que je suis… sans coeurs! Ah ça a passé proche. J’avais un autre billet prévu pour aujourd’hui, qui ne parlait ni de coeur ni de chocolat (vous m’en voulez encore pour hier sans doute, alors changeons de sujet). Et pis moi, la Saint-Valentin, hein, bof (côté romantisme, j’ai un gros zéro, je m’en fiche, rien à faire, c’est pas moi). Sauf qu’on m’a pris par les sentiments! Quelqu’un y a réussi! Ben oui. Un billet de blogue, ailleurs, qui m’a dit que ce serait coloré et facile. Quand on me prend comme ça, moi, à peine si j’ose dire non du bout des lèvres. Et quand je comprends ensuite qu’on a tout ce qu’il faudrait (les fameux marqueurs permanents… mais aussi du papier photo, alors que je n’ai plus l’ombre de la moindre imprimante pouvant s’en servir!)… voilà, je suis cuite (cuite comme un biscuit géant!).

Quand je vous dis que c’est pas compliqué? On sort le papier photo, on fait un coeur dessus (demain vous pourrez faire une autre forme, mais là on suit le programme, ha!), on se lâche lousse avec des marqueurs de couleur, qui glissent comme un charme sur le papier lustré. On dépasse et on s’en fiche parce qu’ensuite on découpe et on décore. On en profite pour remplacer sur la porte de chambre de mamzelle les flocons de papier découpés avant Nowel! Wouhou!

Pizza-biscuit

Je m’excuse. Vraiment, là, je vous présente mes excuses les plus sincères. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop. Ou enfin, que vous réussirez un jour à me pardonner. En plus, je vous fait ça la veille de la Saint-Valentin, fête du chocolat (non c’est pas ça? Qu’en sais-je, moi qui ne fête pas les fêtes commerciales si ce n’est comme excuse pour des bricolages de fillette, hein…), et vous avez le temps de réaliser la chose et même (de là les excuses) de la manger d’ici demain… J’aurais pu garder ça pour moi, mais… je n’ai pas réussi. Ça me démange trop. Je ne veux pas non plus être seule à accumuler les kilos, et je veux vous entraîner vers les bas-fonds avec moi (meu non, paraît que le gras, ça flotte, faites-vous-en pas!). Et vous ne pouvez rien y faire, du moins si vous êtes comme moi. Parce que c’est trop fou, trop dément, trop extravagant: on ne peut pas s’empêcher d’en vouloir et d’en avaler sans fin! Eh oui, je parle de la pizza-biscuit. Misère.

C’est même pas, au départ, ma faute à moi. C’est la faute de Happy Hooligans, vous saurez. Mettre un billet et des photos comme ça, ça devrait presque être illégal. C’est juste un mélange à biscuits (plein, plein de chocolat!) qu’on étale sur une plaque ou une pierre à pizza et qui met le feu dans le four (tiens, une histoire vécue…) en gonflant et en débordant un peu. Juste

Fiction: 100 mots

Il se passe quelque chose. Chuck Wendig dans son défi du vendredi a simplement demandé un titre en trois mots*. Et de vendredi à dimanche, mon humeur a été moins que radieuse. Ça me manquait, que ce soit le défi ou écrire. Et ça, c’est… spécial, je trouve. Inhabituel. Inusité. Et peut-être que ça veut dire quelque chose. Peut-être aussi que c’est un effet secondaire de la tumeur au cerveau que je me soupçonne (quand ce n’est pas la peste bubonique). Je ne le sais pas encore. Mais j’observe. Pour en parler au médecin, le cas échéant. 😛

En tout cas, étant en manque de défi hebdomadaire, j’ai été voir d’anciens défis de Chuck Wendig et le premier que j’ai vu était d’écrire une fiction en 100 mots, tout simplement, pas plus. Et comme je ne participais pas en temps réel, j’ai opté pour une rédaction en français.

*J’ai proposé A Sphincter Compromise. Et comme y disent… don’t ask.


LE PREMIER LUNCH

« C’est drôle, tu manges comme un enfant, en coupant tous tes morceaux d’avance. » C’est comme ça qu’on m’a fait comprendre qu’ici, au milieu de ces enfants de la haute société, tout serait observé. Chaque geste, chaque attitude, chaque vêtement. Manger n’était plus manger : c’était démontrer son savoir-vivre, son savoir-paraître. « Moi, mon père est cardiologue, et chez nous, on ne mange pas de sel », a-t-elle ajouté quand j’ai déchiré le sachet sodique. Chacun de mes gestes trahissait mon origine

La poudre masquée

Ça, c’t’une poudre masquée. Une poudre presque magique! Oui oui oui! C’est même une poudre masquée magique qui a sauvé ma toilette pourtant neuve! Neuve, oui, mais qui a connu des problèmes presque dès qu’elle a été posée. Impossible de trouver ce qui la bouchait (par intermittence, imaginez un peu!) et ce qui lui enlevait toute pression… pendant des mois. Des mois! (Oui ben hein on a une autre salle de bain… et une réserve de patience et un back-log d’affaires à faire, ok là…) Finalement il a fallu qu’un expert vienne et enlève complètement la toilette, la sorte et la retourne à l’envers (pour vrai, là!). Si vous voulez faire la même chose chez vous, ça vous coûtera, pour créer un problème identique, à peine 2,99 $ plus taxes. Vraiment, c’est une aubaine! Il suffit d’acheter un Pot Watcher et de le laisser aboutir, sait-on comment, au fond d’une toilette. La vôtre, là! Pas la mienne! Bravo, vous venez de créer un problème insoluble sauf pour qui osera virer la toilette à l’envers. (Juste pour que ce soit vraiment chiant (ha!), faites-le avec une toilette neuve, c’est vraiment plus marquant comme histoire…) La chose bloque le trou presque parfaitement, et pour le plaisir, va même faire un beau ke-klak-ke-klac de temps en temps pour vous égayer le blocage toilettaire.

Bon, alors c’est le plombier qui a réglé le problème de ma toilette, oui. Mais! Mais après des mois d’usage et de flushage aléatoire et quasi sans pression, savez-vous de

Semences pour 2017

Les saisons dans ma tête sont nombreuses, changeantes et parfois déphasées. Il m’a fallu jusqu’à la fin janvier pour me mettre à vouloir jardiner l’été prochain… ou même à feuilleter les catalogues accumulés depuis décembre. Pour dresser mon inventaire de ce que j’ai, déjà, il a fallu des semaines. J’imagine que ça compense pour mes journées turbo qui passent dans le tordeur, ces moments lents, qui sentent le découragement. Quoiqu’il en soit, il a fallu mettre à jour la liste de l’an passé (et découvrir que l’an passé je ne l’ai pas mise à jour après mes achats, misère…) et ses quantités pour voir ce qui manquait.
Premier constat, j’ai certaines semences qui sont vieilles, là. Je devrai les donner ou les semer cet été: à quoi bon les entreposer pour toujours? Pour les vivaces (absinthe, estragon de Russie) et celles qui se ressèment (bourrache), je pense que je vais dégager un espace quelque part et me faire des buissons pour ne pas perdre mes semences. (Oui on dit que l’absinthe est envahissante, mais je n’ai pas encore eu de problème ici; on verra plus tard…)
Deuxième constat, pas d’achat de semence de tomates cette année. D’ailleurs pour les tomates, le moment est venu de développer mes propres variétés, et ce que je veux dire tout d’abord par là c’est que je dois semer les semences que j’ai moi-même résoltées l’an dernier et l’autre avant, et encore renouveler mon stock de leurs semences. Comme ça, avec les ans et les

Retour sur la marmelade

Relever un défi, c’est une chose, mais aimer le résultat, ça serait… mieux. J’ai déjà fait trois essais avec la marmelade de clémentine, deux salés et un sucré, en puisant mon inspiration dans vos commentaires. Pour commencer, la marmelade elle-même? Elle se tient assez bien et pas trop: un peu ferme, un peu coulante, la texture est bonne. Passons maintenant à son utilisation.
J’ai d’abord réalisé mon idée: du saumon. Et celle de Chantal: avec marmelade, ail et sauce soya.
J’ai fait cuire les filets au four, avec la sauce soya-ail-marinade dessus. Résultat? Mitigé. Je cite le jeune homme: «J’imagine qu’y faut s’habituer à ça, le mélange salé-sucré…» Ma traduction? Ouin ben tu viens de ruiner le saumon… En tout cas c’est mon opinion. Pas mauvais, là, mais… du saumon, on aime ça habituellement. Là? Bof. Conclusion: je ne referai pas ça. Prochain essai!
Manon avait répondu d’essayer avec du porc en sauté. Cette semaine-là, les côtelettes de porc étaient en spécial, alors c’est plutôt ce qu’on a acheté. Bruno avait ajouté un lien pour des côtelettes dans une sauce faite de jus, de marmelade et de moutarde. Je m’en suis inspirée (sans romarin). J’ai pressé des clémentines (du jus d’orange aurait fait l’affaire mais je n’en ai généralement pas), laissé faire le zeste, et mélangé jus, marmelade, moutarde de Dijon et poudre d’ail. Le tout dans une poêle à mijoter et à réduire.
Et pour ne pas avoir l’impression de ruiner de belles côtelettes, j’ai décidé de