C’est fini!

par vieux bandit le lundi 28 septembre 2009 à 16:47 Imprimer ce billet Imprimer ce billet

C’est fini!

Le matin du 25 septembre, l’Homme, qui pourtant ne s’est pas trop frotté au potager de l’été, m’annonce qu’attention, campagnarde, risque de gel au sol ce soir! C’était le premier risque. Avant, on n’avait eu qu’un avertissement, qui s’était révélé une crainte sans fondement. Mais là, 25 septembre… Ouille, que je me suis dit, c’est aujourd’hui ou jamais. Et, chance de débutante, je ne me suis pas trompée! (Le lendemain, tout était blanc! Et quelques heures plus tard, tout le frimas s’évaporait et devenait brouillard.) Sauf que… ces temps-ci, je suis épuisée. Alors ce jour-là, j’ai… siesté. Résultat? Quand je me suis mise au potager pour tout arracher et récolter, la nuit menaçait de tomber. Et la nuit n’est pas manipulatrice: quand elle menace, elle exécute. J’ai dû laisser au sol bien des tomates cerises car je ne les voyais plus (et les tuteurs et les restes de plantes à composter, en tas un peu partout…). D’autant plus que tandis que l’obscurité s’approchait, j’entendais huer les coyotes tout autour. Oui bon, ça fait dramatique, non? Un peu plus que la réalité. N’allez pas vous imaginer des dizaines de paires d’yeux dorés luisant à l’orée des bois! Mais tout de même, je les entendais, sans les voir, et j’avais bien hâte de rentrer mon fardeau à la maison.

Et quel fardeau! Tant de tomates qui n’ont pas eu le temps d’arriver à maturité! De toutes les variétés. Pour les tomates cerises, j’ai dû récolter la même quantité mûre depuis plusieurs semaines, mais pour mes grosses, ouille. Je me suis donc donné tout ce mal pour produire une récolte énorme de tomates vertes? Eh oui. Mais j’apprends! L’an prochain, moins proches, les plants, et plus élagués. J’ai eu peur de ne pas avoir eu le temps d’avoir des tomatilles, mais de ce côté je me suis trompée: plus de deux kilos j’ai récoltés! De nombreux oignons rouges aussi. Miam!

Au fait, combien de temps a duré ma saison potagère 2009? Très précisément quatre mois. Dernier gel le 25 mai, premier le 25 septembre. Là aussi, j’apprends. J’apprends toute l’importance de préparer mes semis à l’avance et à l’abri! Pour le potager, prise deux, complètement revu et amélioré… vous reviendrez!

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    3 commentaires sur « C’est fini! »

    1. [...] Avez-vous vu la quantité phénoménale de tomates vertes que j’ai dû cueillir in extremis? Misère! Qu’en faire, qu’en faire? Le ketchup vert, j’aime pas ça, que voulez-vous (encore qu’on peut réussir à me tenter, avec du talent… et de la coriandre!). Pour la première portion utilisée de mes tomates vertes (oh qu’il en reste encore beaucoup!), j’ai suivi la recette de Vincent le canneux pour les tranches de tomates vertes dans l’eau. Son conseil pour l’utilisation d’un couteau à pain? Suivez-le! Les tomates vertes sont étonnament (excusez mon ignorance!) résistantes. Mais quel bonheur de canner des tomates sans avoir à les blanchir: ouf! Le travail en est infiniment simplifié. J’ai fait subir le même sort à une partie des tomates cerises vertes, appelez ça une tentative. La mise en conserve est rapidement en train de devenir une passion chez la campagnarde. Au point où je cherche quoi mettre en conserve. Le processus est incroyablement satisfaisant, et le résultat est toujours visuellement intéressant (si je n’étais pas allergique au gaspillage, je couvrirais mes murs de conserves, juste pour leur beauté intrinsèque! Malheureusement, la lumière dégraderait les aliments qu’elles contiennent). Il faut dire que j’ai toujours été du genre à avoir un garde-manger bien rempli, au point où ma mère s’arrête parfois pour demander cou donc, as-tu sauté des biberons? Question à laquelle elle devrait pourtant pouvoir répondre mieux que moi (euh, maman? Tu m’a alaitée…), mais qui est sa façon de dire que j’ai une grande insécurité alimentaire. J’ai besoin de savoir qu’on a de la bouffe (un besoin primaire, reptilien). Beaucoup de bouffe. Tenez, si je croyais aux vies antérieures, je serais convaincue d’avoir déjà vécu une grande disette, tant constater que les tablettes sont bien garnies me rassure. Ici, par contre, je peux me justifier: les épiceries sont éloignées, et les pannes de courant en plein hiver, à prévoir. Et c’est irrationnel mais c’est comme ça: avoir des aliments à portée de la main, même sans besoin, m’apaise au plus haut point. [...]

    2. [...] eu très peur au moment de ma récolte hâtive. Avais-je perdu mon temps et mes espoirs avec ces tomatilles? Je craignais bien qu’elles [...]

    3. Tarzile

      Dec 8th, 2009

      On voit bien qu’on vit dans le même espace-temps. Tu as joliment dit : C’est le premier risque en parlant du gel.

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